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MORT D'UN PRÊTRE, PÈRE DE FAMILLE NOMBREUSE.

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MORT D'UN PRÊTRE, PÈRE DE FAMILLE NOMBREUSE.

 

L’abbé Yannick Bonnet, prêtre retiré à Carnac est décédé le 16 mars et ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint Cornely le 20. Il sera inhumé près de sa femme dans le caveau familial de Craponne dans le département du Rhône. Ses enfants, petits enfants et arrière petits enfants ont assisté à la cérémonie de funérailles.

En effet l’abbé Yannik Bonnet a eu un parcours hors du commun. Marié, Polytechnicien, chef d’entreprise, lui et sa femme auront sept enfants. C’est après la mort de sa femme en 1995 qu’il va répondre à l’appel au sacerdoce qu’il avait déjà ressenti, tous ses enfants étant élevés.

Il sera ordonné prêtre en 1999 et se mettra à la disposition de Monseigneur Henri Brincard évêque du Puy en Velay.

En 2009 il arriva dans le Morbihan et se mit à la disposition de l’abbé Jérôme Sécher Curé de la paroisse.

Dans Breizh Info il est intéressant de lire qu’il a été enterré mardi 20 à Carnac et qu’il le sera aussi le 22 dans le Rhône ! Sacré prêtre, même après sa mort il ne fait pas tout comme tout le monde !

 

Certains se posent la question : comment se fait-il qu’un homme marié puisse accéder à la prêtrise ? Tout simplement parce que les liens du mariage sont défaits par la mort et l’Eglise lui reconnaît, par son veuvage, le célibat indispensable pour accomplir son sacerdoce.

Ainsi donc Yannick Bonnet est père, grand-père et arrière grand-père. Mais il y a mieux !

 

Il y a eu un cas célèbre dans l’Ouest, plus précisément celui de Monseigneur Jean-François de Hercé, neveu du Grand évêque que fut son oncle Urbain-René, dernier évêque de Dol, martyr de la Foi fusillé par les républicains le 28 juillet 1795 à Vannes (vitrail en illustration).

Jean-François de Hercé, qui aurait du faire partie du deuxième convoi débarquant à la pointe de Quiberon avec Sombreuil – le premier débarquement avec Puisaye et Hervilly ayant eu lieu à Carnac -  avait été mis sur le troisième convoi qui fit demi-tour lorsque fut annoncé l’échec de l’opération. Il fut ainsi sauvé in extremis d’une fin funeste. Il se destina au sacerdoce mais sa maman s’y opposa son rôle étant de se marier.

Obéissant il épouse Marie de Bellegarde en 1804. Elle a 23 ans et lui 28. Ils se sont installés à Saint Ouen des Vallons (à 28 Km au nord-ouest de Laval). Une fille naît le 18 janvier 1806, Marie-Cécile. Le couple est apprécié dans le village dont il est rapidement élu maire.

Ce sera ensuite une résidence à Laval dont il est nommé maire par Décret de Napoléon le 20 février 1814 ; il le restera jusqu’en octobre 1829 faisant le bonheur de ses administrés par des constructions toujours présentes actuellement : Pont neuf, Hôtel de ville, place de Hercé, le théâtre, place de la préfecture, maison des Frères des Ecoles chrétiennes….

Madame de Hercé décède en décembre 1820 ; leur fille Marie-Cécile a 14 ans. Père attentionné Jean-François de Hercé l’élève au mieux ; le 7 septembre 1825, âgée de 19 ans elle épouse Guillaume d’Ozouville auquel elle donnera 7 enfants.

Jean-François de Hercé est veuf, sa fille chérie est élevée et, mieux, mariée ; il se retrouve donc célibataire. Or l’idée du sacerdoce l’habite toujours. En parle t-il à son évêque du Mans (il n’y a pas d’évêché à Laval) Monseigneur Claude-Madeleine de La Myre-Mory ? Toujours est-il que Jean-François de Hercé, après avoir démissionné de son poste de Maire de Laval entre au Petit séminaire de Malestroit puis au Grand séminaire de Rennes où il est ordonné prêtre, à l’âge de 54 ans, par Monseigneur Claude-Louis de Lesquen, un saint homme.

Il est nommé Curé de Laval le 20 février 1831 et cinq ans plus tard l’évêque de Nantes Monseigneur Joseph-Michel de Guérines le demande comme coadjuteur ; il est sacré en la cathédrale de Nantes le 17 avril 1836. Au décès de Monseigneur de Guérines le 12 mai 1838 il est titulaire du siège épiscopal.

Il se dépense sans compter pour son diocèse qu’il parcourt à pied ou à cheval visitant toutes ses paroisses, qu’il pleuve ou qu’il vente ; il réorganise la gestion des paroisses, crée une caisse de retraite pour les prêtres, fonde le collège Saint Stanislas, trois établissements des Frères des Ecoles chrétiennes, réalise la construction du chœur de la cathédrale abandonnée depuis des siècles, confesse y compris les marins et étrangers de passage (il parle plusieurs langues) etc.

Epuisé il donne sa démission du siège épiscopal le 29 novembre 1848 et meurt le 31 janvier 1849 ; après ses obsèques solennelles célébrées par son successeur Monseigneur Jaquemet il est inhumé dans la crypte des évêques de la cathédrale de Nantes.

Une nombreuse descendance de la famille issue de sa fille peut parler de son arrière-arrière grand-père, évêque catholique !

Comme le dit sa biographe de petite-fille François de Hercé fut père, maire* et évêque !

*phonétiquement mère.

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15 MARS 1793. PONTIVY IL Y A 225 ANS.

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15 MARS 1793. PONTIVY IL Y A 225 ANS.

En mars 1793 ça bougeait dans le Morbihan.

Le 15 c’est l’attaque de Pontivy qui termine trois journées de soulèvement des Chouans sous les ordres de Jean Jan, de Jugon en Baud, assisté de Claude Lorcy, de Penhoet en Saint Barthélemy et de Roho, de Kerhervé en Pluméliau.

L'affaire a commencé le 13 au matin lorsque les recruteurs de la république naissante, qui a besoin de chair à canons pour tous les conflits qu'elle a déclenchés, viennent chercher leurs lots à Pluméliau. Selon le diktat établi on recrute les paysans, cultivateurs, savetiers, artisans, mais pas chez les patauds bourgeois. D'où une flambée de colère chez des gens des campagnes qui vivent en paix sur leurs lopins de terre et n'envisagent pas d'aller se faire trouer la peau loin de chez eux par des gens dont ils n'ont rien à faire et dont ils ignorent l'existence.

Le 12 déjà, à Pluméliau, des mécontents avaient semé le désordre empêchant le commissaire-recruteur Beauché de faire son travail et de désigner 33 conscrits.

Le 13 au matin sous la présidence du maire Pierre Guillouzo, 30 ans, marié à Elisabeth Le Tuaut et père de trois enfants (Méliau, Pierre, Jeanne) les officiers municipaux se réunissent à la mairie pour organiser le recrutement qui a échoué la veille. Ils se font insulter et "secouer" par des plumélois et Guillouzo se fait même arracher sa belle cocarde qui est foulée aux pieds.

Les administrateurs de Pontivy Ruinet (Jean-Marie Ruinet du Tailly) et François-Marie Le Bare, avertis par un mouchard, prennent la tête d'une expédition composée de la brigade de gendarmerie (une dizaine d'hommes commandés par le lieutenant Christophe Picard), 100 Gardes nationales et 9 canonniers pourvus d'un canon. Il faut que le recrutement soit fait ! Ils arrivent à Pluméliau vers 8 Heures du soir et campent dans et autour du presbytère Saint Thomas (actuellement en travaux de restauration).

Le 14 vers 6 heures et demi les frères Le Tellier soupçonnés par Le Bare d'être les meneurs de la veille sont amenés devant le lieutenant Picard ; ils nient mais ils sont mis en état d'arrestation. A 11 heures les Gardes nationales sont devant l'église afin de commencer le recrutement lorsque Les Révoltés envahissent le bourg ; ils sont venus des alentours : Bieuzy, Guern, Melrand,Quistinic, Bubry au nombre de deux mille armés de faux, de haches, de fourches et divers ustensiles agricoles. Une délégation venue parlementer est refusée ses membres étant jugés trop excités.

Vers 2 heures Le Bare ordonne à Picard de mener ses hommes du presbytère à l'église; Guillouzo ne semblant pas inquiet Picard laisse au presbytère le canon et la majorité des soldats.  A l'église les commissaires, quelques gendarmes et gardes nationales, les notables municipaux et quelques uns des jeunes requis. Il pleut; il est décidé de se mettre à l'abri dans le lieu de culte. Les autorités montent à l'étage au dessus de la sacristie pour préparer les listes des requis.

Le Bare descend pour annoncer les noms de la liste et demande à l'assemblée un volontaire pour participer au tirage du nom des absents. Refus. Le Bare annonce qu'il va y procéder lui-même ; alors l'assemblée devient houleuse et une partie des requis s'éclipse. Ordre est donné à Picard d'aller chercher les gendarmes, les autres soldats et le canon.

Vers 3 heures et demi, le dépouillement avançant bien, des bruits extérieurs se font entendre. Un des plumélois regarde par la porte et annonce qu'il n'y a rien. Il propose de monter dans le clocher pour en être plus sûr ; ce qu'il fait. Arrivé à son poste de guet il fait un signe de la main au rassemblement des Révoltés un peu éloignés.

Picard revenu du presbytère lance "Aux armes!". Trop tard : l'église et les environs sont cernés ; il essaie de résister dans le cimetière : peine perdue. C'est le sauve-qui-peut chez les Bleus et les patauds ; ce qui aurait voulu être une retraite se termine en débandade. Picard est tué, Ruynet de Tailly est abattu d'un coup de fusil, de ces fusils que Les Révoltés ont récupéré sur les fuyards. C'est ensuite au tour de 3 gendarmes, 14 Gardes nationales et 3 patauds soit 22 tués chez les républicains.

Les Révoltés brûlent les registres de recrutement, chassent les officiers municipaux, s'emparent des fusils et du canon, des munitions et des chevaux. Ils n'ont pas eu de pertes et décident, dans la soirée, d'aller "casser" du Bleu à Pontivy le lendemain.

Quelques Bleus rescapés fuient vers Pontivy prévenir les autorités de l'attaque annoncée. Ils racontent les événements de Pluméliau ; le Chef-lieu de canton est immédiatement mis en alerte et des défenses sont dressées, les portes de la ville gardées des gardes envoyés sur toutes les routes afférentes, des estafettes envoyées aux garnisons de Lorient, Guéméné sur Scorff, Loudéac et Josselin pour demander des secours urgents. Des détachements sont aussitôt envoyés pendant la nuit qui reste calme.

Le 15, 12.000 Révoltés sont autour de la ville sur le coup des onze heures avançant en chantant "Vexilla Regis prodeunt" et "Salve Regina" marquant bien ainsi leur combat plus religieux que politique. La défense républicaine n'a que 180 fusils. Certains Révoltés sont munis de sacs sans aucun doute pour la récolte d'un butin facile dans cette ville de Bleus.

En tête on reconnaît Jean Jan et Louis Calan ; Claude Lorcy et Roho sont sur des endroits différents à l'Ouest. Les combats vont durer jusqu'à 7 H du soir. En position de force les Bleus ont peu de pertes mais les Révoltés en ont beaucoup : 300 ou 400 morts (à relativiser car ils ont perdu!) et 53 prisonniers.

Les Révoltés rentrent chez eux.

Le 16, on dresse le bilan des deux côtés. Il faut s'attendre à la répression.

A suivre.

 

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MONSEIGNEUR LE VERT QUITTE QUIMPER....IL Y A QUATRE ANS

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MONSEIGNEUR LE VERT QUITTE QUIMPER....IL Y A QUATRE ANS

IL Y A QUATRE ANS SUITE A UNE CAMPAGNE ODIEUSE Monseigneur Le Vert demandait à être relevé de sa charge d'Evêque de Quimper et Saint Pol de Léon.

Il atterrissait (ce qui est normal pour un ancien officier de La Royale) à Bordeaux.

Le Cardinal Ricard, sur nomination du Pape, l'a maintenant comme évêque auxiliaire.

Patatras, à peine nommé, un prêtre diocésain décide de quitter le diocèse de Bordeaux. Ayliès il se nomme. Le rituel liturgique pourrait gagner avec son départ et il irait célébrer ses messes-cirques à l'Olympia ou dans un quelconque Zénith ! De plus lors de son ordination, n'a-t-il pas promis obéissance à son évêque et à son successeur (comme il en fait la promesse ses mains jointes à l'intérieur de celles de l' évêque ?

Dans le Privé il aurait été viré !

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LE MYTHE DES VALEURS FONDATRICES DE LA RÉPUBLIQUE ET....SES RÉALITÉS !!!

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LE MYTHE DES VALEURS FONDATRICES DE LA RÉPUBLIQUE   ET....SES RÉALITÉS  !!!

Le Directoire a envahi l’Italie et depuis le 15 février s’est attaqué à Rome et au domaine temporel de Pie VI. Ce Pape a souffert de la révolution française depuis ses débuts. D’abord avec la douloureuse Constitution civile du clergé qu’il a condamnée par deux Brefs, les 10 juillet et 10 août 1790, dont Louis XVI n’a pas autorisé la publicité. Il prononça deux autres Brefs, 10 mars et 13 avril 1791, après consultation du Sacré Collège, condamnant cette décision de l’Assemblée Constituante. L’autre souffrance a été la confiscation du Comtat Venaissin et d’Avignon. Il sera fortement affecté par l’exécution du Roi.

L’armée de Berthier (futur maréchal napoléonien) vient venger la mort du général de brigade Léonard Duphot (28 ans) abattu par la Garde pontificale lors d’une émeute contre les Français. C’est du moins l’explication donnée par le Directoire qui veut surtout supprimer le pouvoir temporel du Pape et établir une seule république italienne. On lui annonça la suppression de son pouvoir, remarquable cas d’immixtion dans les affaires d’un pays étranger souverain, une des Valeurs de la république.

On licencia ses gardes qui furent remplacés par des Français et le Souverain pontife âgé de 81 ans, chassé de Rome, prit, sous escorte, la route de Naples ; on fit escale à Sienne où Pie VI resta trois mois. Dans un an il sera emmené de force et enfermé dans la citadelle de Briançon.

A la demande du Directoire c’est Pierre Daunou, ancien Vicaire général de l’évêque du Pas de Calais puis prêtre renégat, qui rédigea la Constitution de la nouvelle république italienne.

Le traité de « paix » de Tolentino signé entre les révolutionnaires et la papauté condamnait celle-ci à verser 70 millions de francs  (+ ou – 580 millions d’€) et à donner à la république française une centaine d’œuvres d’art dont quatre seulement seront rendues au Vatican longtemps après ; il s’agissait par ce hold-up up d’approvisionner le musée du Louvre. Mais le Vol et la spoliation, autres Valeurs de la république, concernaient aussi le pillage des objets d’art, manuscrits, livres et médailles de Rome destinés à divers établissements parisiens comme la bibliothèque Sainte Geneviève ou celle de Polytechnique.

PONTIFICAL ROMAIN DE 1347, Bibliothèque Saint Geneviève Paris

PONTIFICAL ROMAIN DE 1347, Bibliothèque Saint Geneviève Paris

La bibliothèque personnelle, contenant des ouvrages des XVème au XVIIème siècle, de Pie VI fut confisquée elle aussi et vendue pour 36000 Lires (aux alentours de 300 mille €). Emmanuel de Haller est l’Administrateur général des Finances et c’est lui qui s’occupe plus particulièrement de cette vente des biens personnels de Pie VI (après la campagne d’Italie il créera une banque qui fera faillite ; il mourra en 1833, complètement ruiné : il y a une justice !).

En tout, quatre vingt dix neuf caisses de biens pillés furent ramenés à Paris. Il faut y adjoindre trois ballots de tapisseries.

Daunou écrira à Larévellière-Lépeaux, un des Directeurs que le « casse » aura rapporté, le 22 mai 1798, quatre cent cinquante à cinq cents caisses.

Vol, spoliation, racket, mépris du bien d’autrui, invasion : Valeurs fondatrices ?

 

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TANNEGUY LEHIDEUX ET SCEPEAUX A CHOLET, SAMEDI 17 FEVRIER

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TANNEGUY LEHIDEUX ET SCEPEAUX A CHOLET, SAMEDI 17 FEVRIER

L'écrivain Chouan du Pays de la Mée, Tanneguy Lehideux, sera en Vendée militaire à Cholet, demain samedi 17 février à partir de 15 Heures pour présenter et dédicacer son dernier ouvrage pour lequel il a fait un vrai travail d'Historien : "Scépeaux le général Chouan oublié".

Edité par Pays et Terroirs cet ouvrage de 419 pages (412 de texte) est la première biographie de ce Chouan mal connu, voire méconnu, ignoré des autorités lors de la Restauration après avoir vaillamment combattu pour la royauté et la religion. 

Cet ouvrage est présenté sous deux formes : une version reliée et numérotée, une version brochée. De lecture agréable cette oeuvre doit être présente dans toute bibliothèque vendéo-chouanne qui se respecte.

TANNEGUY LEHIDEUX ET SCEPEAUX A CHOLET, SAMEDI 17 FEVRIER

L'auteur avait rendu hommage à Monsieur de Scépeaux,  avec lequel il a vécu pendant sept ans, en déposant en octobre une gerbe de lys devant sa pierre tombale. Voir détails dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne N° 44.

Cholet, Passage culturel, place Travot (à côté de l'église Notre Dame). Il y a un parking juste dessous la place, en plein centre-ville.

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LA POSTE, UNE ENTREPRISE ZAILEE !!!

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Pendant longtemps la réputation de La Poste était :

LA POSTE, UNE ENTREPRISE ZAILEE !!!

Aujourd'hui je voudrais évoquer La Poste :

LA POSTE, UNE ENTREPRISE ZAILEE !!!

Les 150 revues du Souvenir Chouan de Bretagne ont été expédiées mardi après-midi du Centre de Tri d'Orvault-Nantes.

Ce matin m'arrivait le chèque de ré adhésion d'un Membre de l'Association habitant Vichy dans l'Allier. Ce qui veut dire que La Revue est arrivée hier mercredi chez cet adhérent qui, dans la foulée, a posté son chèque lequel est arrivé aujourd'hui jeudi. 

Bravo l'adhérent mais aussi :

Bravo La Poste ! Quand on veut, on peut !

Même avec des timbres lettre verte.

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BREIZH INFO PARLE A NOUVEAU DU SOUVENIR CHOUAN de BRETAGNE

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Le journal Internet Breizh Info nous a consacré un article suite à notre après-midi de samedi à Saint Colomban.

Merci au journaliste qui a rédigé cette excellente page.

Je vais lui offrir La Revue de notre association.

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LA REVUE N° 44 DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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LA REVUE N° 44 DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

La Revue 44 est partie par La Poste cet après-midi à destination des adhérents qui devraient l'avoir, pour la majorité, dans leurs boîtes au lettres dès demain.

Les articles : 

- Hippolyte Bisson neveu de Pierre de Rémond du Chélas le célèbre Chouan ; lui même préférera se faire sauter avec son navire plutôt que de se rendre à des pirates grecs à la solde des Ottomans

- L'Histoire de Matthieu de Gruchy martyr du Directoire

- Les Noyades de Nantes

- Découverte de la Bibliothèque de l'Inguimbertine à Carpentras, remarquable et unique établissement de ce type en France, intimement lié à la Culture

- L'incroyable Histoire de Aimé Picquet du Bois Guy remarquable chef Chouan de la région de Fougères, combattant époustouflant.

- L'abbé Souffrand prêtre de Maumusson par Tanneguy Lehideux

- Le comte de Scépeaux dont la mémoire sort de l'ombre dans laquelle l'avait mis la Restauration.

Soixante dix pages de lecture agrémentées de clichés en couleurs qui devraient ravir, une fois de plus, les adhérents du SCB.

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SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE 10 FÉVRIER 1794 10 FÉVRIER 2018

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Un échange de vues sur Facebook avec Marie Giffo au mois de novembre 2017, au sujet des villages martyrs de la révolution, m'amenait à évoquer le cas de Saint Colomban parce que, dans le terrorisme révolutionnaire, il n'y avait pas que les Lucs sur Boulogne. Le fil entre les deux communes martyrs étant la Boulogne. Il y  avait aussi Le château d'Aulx, Bougenais, Rouans, Princé, Port Saint Père etc.Il était convenu, au fil des échanges, de simplement restaurer les plaques en cuivre, ternies depuis leur pose en 1994, afin de rendre visible et lisible la liste des 139 noms d’habitants, dont 40 enfants de 1 an à 14 ans.

La surprise de ce jour, due au sens aiguë d'organisation de Marie Giffo, fut le rassemblement , à 14 H, d'une trentaine de personnes, dont des enfants, pour accomplir ce travail de mémoire visuelle. Une curieuse coïncidence fit que cet après-midi des obsèques étaient célébrées. Nous étions là 224 ans après les faits, jour pour jour et le glas résonnait !

D'emblée les enfants se virent munis de chiffons et du produit adéquat par Marie et d'autres parents pour astiquer les trois plaques de cuivre. Ils se mirent à l'oeuvre; chacun voulait son champ d'action.

SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018

Un rappel des faits historiques de ce jour, il y a 224 ans, à la même heure : Sapinaud de La Rairie est le jeune chef de l'Armée du Centre qui, avec Charette, lutte de son mieux contre les colonnes incendiaires, dites Colonnes Infernales, chargées, avec l’accord de la Convention, de détruire ce pays de résistance à la loi révolutionnaire.

Sapinaud est avec Charette, Stofflet, Marigny l’un des généraux de l’Armée Catholique et Royale.

 

Au matin du 10 février, dans le cadre de leur mission de destruction les Bleus, au nombre de 4000, commandés par le général Duquesnoy (qui aura 32 ans le 27 février) attaquent La Limouzinière. L’apprenant, l’Armée du Centre (en effectif incomplet puisqu’il n’y aurait qu’un peu plus de 1000 hommes arrivés à temps- sur 4 mille), commandée par Sapinaud, auquel est venu se joindre Charette et ses Maraîchins, se porte à leur rencontre au lieu-dit Pont des Noyers en Pont James.

 

Il est 14 heures lorsque l’Armée Catholique et royale attaque les Bleus. A chacune de leurs trois attaques successives et de leur traversée de la Boulogne les Révoltés, en sous-effectif (ils n’ont pas su attendre que tout le monde soit là), sont repoussés par les soldats aguerris de Duquesnoy. Et c’est la déroute.

L’armée républicaine va ravager les alentours, dont La Limouzinière, en faisant des centaines de morts 800 selon Duquesnoy, 300 selon Lucas de la Championnière.

 

Après ce rappel place était faite à l'énumération du martyrologe et de ses noms par un érudit local puis à une lecture présentée par Marie Giffo et lue par l'assemblée. L'organisatrice fit ensuite l'annonce du programme suivant cette réunion qui fut conclue par le chant du Salve Regina.

 

SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018

Notre cortège de voitures s'est alors dirigé vers Saint Lumine de Coutais avec premier arrêt au moulin de l'Ebeaupin où fut évoquée la tragédie qui se déroula dans le village et ses proches alentours ainsi que le martyr de ses 272 victimes dont les plaques mémorielles, à l'intérieur du moulin, conservent les noms, comme aux Lucs comme le dit notre guide.

 

SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018

Nous avons repris les voitures pour nous rendre à la chapelle-musée d'Art sacré où notre guide est heureux de nous montrer les richesses sauvées de post Vatican II, calices, ciboires, ostensoir, vêtements liturgiques, reliquaires et croix reliquaires dont une est l'oeuvre de l'abbé Chevalier duquel nous voyons, protégés sous vitrine, la liste des victimes, qu'il a consignée dans un épais registre, et son sermonnaire (recueil de ses sermons). Nous avons pu contempler le calice de l'abbé Chevalier qui a rempli l'office d'aumônier de Charette. Ce calice avait été utilisé, après moult péripéties, pour la messe célébrée à Saint Similien le 29 mars 1996 pour les 200 ans de l'exécution du Chevalier.

SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018

Nous avons terminé par l'ascension du clocher de Saint Lumine afin d'admirer le panorama qui s'ouvre de façon très étendue sur le lac de Grand Lieu et dans les lointains brumeux Nantes et Cordemais.

SAINT COLOMBAN EN LOIRE-ATLANTIQUE            10 FÉVRIER 1794  10 FÉVRIER 2018

Le verre de l'amitié terminait cette très belle et sympathique réunion à l'initiative de Marie Giffo que nous remercions encore ; réunion qui a permis de rencontrer d'aimables personnes en particulier deux du groupe Retzvolution intégré à la Société Historique du Pays de Retz. Nous y reviendrons dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne du mois de juin. Encore merci à tous de vous être déplacés en ce jour un peu "frisquet". Chouanmicalement.

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5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...

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Obligé à une formidable déroute le 1er février par Nicolas Stofflet lors de son attaque sur Gesté qu'il a incendié en partie et dont il a assassiné un grand nombre d'habitants (femmes, enfants, anciens, les hommes en âge de se battre étant absents ou déjà tués) Cordellier est revenu achever son ouvrage. Il tue, massacre les rares rescapés et finit de brûler le bourg dont l'église du XVème siècle. Ces deux attaques contre une population paisible ont fait aux alentours de 300 victimes en dehors des massacrés au château du Plessis.

Les ruines de l'église seront "replâtrées" afin de fournir un lieu de culte assez décent. Le temps passe et la population s'accroît en grande proportion. Ce qui a été restauré après le passage du général Cordellier-Delanoue s'avère insuffisant pour accueillir une multitude venant prier pour ses victimes et, éventuellement, ses bourreaux.

Signalons au passage que Cordellier fait partie des personnalités de son village natal de Faremoutiers en Seine et Marne. Il a des centaines de victimes à son compte. On a les héros que l'on peut !

Donc, dans les bourgs qui furent ravagés par les colonnes républicaines, se lèvent de valeureux habitants qui se décident à reconstruire leurs églises et chapelles ; la foi, par les épreuves mortifères et le sang des martyrs, étant devenue encore plus forte et les pratiquants plus nombreux, un programme de reconstruction, ou d'agrandissement des édifices existants, se développe partout en France mais surtout dans l'Ouest. La tâche est énorme et va créer une saine émulation entre architectes qui ont bien saisi  que les fidèles veulent des églises élancées, lumineuses sans éclairage, en un mot : belles ; mais aussi pour jeter comme un défi à la face des révolutionnaires et assimilés : non vous n'avez pas détruit en nous, malgré toute la sauvagerie, notre foi en Dieu et notre église sera visible de loin pour le rappeler.

Monsieur Alfred Tessier, architecte diocésain dans le Maine et Loire, est né le vendredi 10 août 1827 à La Suze dans la Sarthe. Après des études en architecture il est nommé auprès de l'abbé Tournesac inspecteur pour la Sarthe de la Société Française pour la conservation des Monuments. L'abbé Tournesac, nommé chanoine de la cathédrale et déchargé du ministère actif pour pouvoir mieux se consacrer à sa tâche, a à son actif la construction de plusieurs chapelles et l'église de Sainte Croix au Mans. Il est féru d'art ogival XIIIème siècle et va communiquer cette passion à son élève. Alfred Tessier sera donc à bonne école et lui même sera nommé en 1851 Inspecteur des édifices du diocèse du Mans.

En 1855, à une date imprécise, il vient avec sa femme et ses trois enfants s'installer à Beaupreau. A partir de cette date il va être chargé de la construction, reconstruction ou rénovation de 150 bâtiments : églises, chapelles, presbytères.

C'est ainsi qu'il est appelé à Gesté, il a 35 ans, pour présenter un projet permettant d'agrandir l'église qui, reconstruite en 1844 à la place de l'ancienne ruinée partiellement par Cordellier, s'avère trop petite. L'architecte en a été Ferdinand Lachèse qui a fait du néo-roman ; Alfred Tessier va construire en néo-gothique. Il aime l'architecture du XIIIème, le style ogival, élancé vers le ciel telles des mains jointes en prière. Comme déjà signalé dans un article précédent sur ce sujet, mais il est bon des fois de répéter comme disait Socrate :"Bis repetita placent" : l'architecte va utiliser pour sa copie du médiéval les techniques modernes du XIXème. Charpente en grande partie métallique apportant solidité, élasticité et moindre poids par rapport au bois, brique creuse pour les voûtes donnant moins de poussée sur les murs, donc des contreforts très fins, permettant des baies vitrées et rosaces rendant l'édifice très lumineux.Il y a surtout ce sublime sanctuaire soutenu par sept piliers de Granit rose, les Sept piliers de la sagesse ; tout est tourné vers Dieu. Un architecte qui, lui, avait une formation théologique. Ce qui semble normal pour un constructeur d'église !

La démolition de 2013 a montré l'excellence du travail d'Alfred Tessier tant sur le plan de l'homogénéité de la construction que pour sa résistance aux assauts d'une machine d'une puissance de plusieurs dizaines de tonnes. En effet, au mépris des interdictions faites par le Conseil d'Etat, par le Tribunal administratif de Nantes, par la DRAC ("l'église présente un intérêt architectural en particulier par sa remarquable reconstruction néogothique") le maire de l'époque, Léger, va décider son Conseil municipal de réaliser la destruction du dernier édifice ancien de la commune que la population de la commune avait payé, en 1862, de son argent (60 mille Francs Or sur les 80 mille de la construction). Un maire fonctionnaire de l'Etat va détruire un édifice payé par des particuliers. 219 ans plus tard le travail de Cordellier est achevé !

Le nouveau bâtiment a été inauguré le 23 décembre 2017 ; on aperçoit l'évêque d'Angers derrière le maire qui coupe le ruban tricolore comme pour une vulgaire inauguration d'un local municipal. Le bâtiment n'a pas été consacré, comme doit l'être une église ; pour preuve l'absence des douze croix de consécration sur les murs de la rotonde. On aurait pu penser que le Christ en croix évacué de chez lui par un tracto-pelle en 2013 aurait retrouvé sa place, sur le mur nu derrière l'autel. Non. Peut-être est-ce pour permettre des projections comme la présence d'un vidéo-projecteur le laisse penser ?

Quelques photos: AVANT & APRES.

 

5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...
5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...
5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...

Une interrogation quant au respect canonique de la construction de l'autel qui doit, normalement évoquer une table (pour la Cène eucharistique du Jeudi Saint) et un tombeau pour l'inhumation de Jésus-Christ. Car on oublie quand même que la messe n'est pas une petite réunion sympa entre potes (comme dit la Ière adjointe au maire délégué de Gesté, après et à propos de la messe d'inauguration) :  "Un moment convivial" alors qu'il s'agit quand même du saint Sacrifice de la messe !

Or cet autel évoque plutôt un bureau, qui peut être déplacé n'étant pas fixé. A-t-on des idées sur une autre utilisation de ce lieu de culte ? Le tabernacle incrusté dans le mur étant dissimulable facilement. Et la disposition de la salle fait davantage penser au spectacle qu'à la messe.

5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...

LA PIERRE QU'AVAIT REJETÉE LES DESTRUCTEURS...Pierre d'autel retrouvée dans les gravats le dimanche 25 août 2013 et sauvée a été encastrée dans le maître autel.

5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...

Il y avait un beau chemin de croix, en plâtre certes, de faible valeur marchande bien sûr, mais de haute valeur visuelle maintenant il y a des œuvres de fonderie

5 FÉVRIER 1794 A GESTE dans le Maine et Loire...

Monsieur Alfred Tessier est décédé en 1903 à Beaupreau âgé de 76 ans. Il reste de ses œuvres, en particulier l'église magnifique de Sainte Gemmes d'Andigné (sur le territoire du Général Chouan Scépeaux), sauvée in extremis grâce à l'intervention d'une association de défense.

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