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25 JANVIER 1800, PONT du LOC'H

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25 JANVIER 1800, PONT du LOC'H

 

Le 28 juin 2000 l'artiste sculpteur Jakez Goyat, avec l'aide d'une grue de levage fournie par les Etablissements Chamaillard, de Bignan, installait, sur un délaissé de la grande route Vannes - Pontivy du Conseil Général du Morbihan un monument en granite de Bignan commémorant la Bataille du Pont du Loc'h, à proximité dudit pont.

Ce monument a été inauguré, après une messe solennelle en plein air et sous l'averse, le 2 juillet 2000 ; près de trois cents personnes s'étaient déplacées pour cela. La troupe des Cœurs de Chouans était présente.

Il est là, témoin d'une page d'Histoire, dans un site calme. Nous l’appelons : "Le Caillou".

Le 25 janvier 1800, les Chouans du Morbihan, sous la conduite de Georges Cadoudal tendent une embuscade aux troupes du général Harty, affamées dans Vannes, venues  piller les réserves de grains et viandes dans la région de Grand Champ, privant les habitants de nourriture. Georges secondé de ses officiers, veut récupérer les charrettes de grains et autres denrées alimentaires.

Sur la route il n’y a qu’un passage, le pont du Loc’h. Les Chouans bénéficient de la connaissance du terrain, étant d’autre part les attaquants par surprise d’une armée "dominatrice et sûre d’elle".

Ce fut après Quiberon la grande bataille tactiquement organisée.

Les combats, féroces, se déroulèrent depuis tôt le matin jusqu’au soir par un temps humide et brumeux entre Grand Champ, Locmaria, Locqueltas, Meucon, Saint Avé, un grand quadrilatère à 18 Km au Nord de Vannes.

Certains auteurs ont écrit que ce fut une bataille aux résultats mitigés, un épisode controversé de la Chouannerie, voire  comme certains continuent même de l’écrire en boucle que ce fut une défaite des Chouans. Il y aurait eu aux alentours de 700 tués chez les Bleus et 250 chez les Chouans.

La lecture des Archives parle d'une victoire des Bleus et cela laisse sceptique.

Maintenant sortons un peu de l’Histoire répétée en boucle et réfléchissons :

Les Bleus se sont dépêchés de rentrer à Vannes, abandonnant sur le terrain de leur supposée victoire, leur butin, sauf une charrette, leurs morts et leurs blessés tandis que les Chouans restaient Maîtres du terrain.

A-t-on déjà vu un vainqueur fuir le terrain de ses exploits?

A-t-on jamais vu un vaincu récupérant le butin volé et abandonné par les vainqueurs,

A-t-on jamais vu un vaincu enterrant les morts et les blessés abandonnés par le vainqueur sur le terrain de sa victoire ?

On n'a jamais entendu dire qu'un vaincu ait donné quelques sous à un vainqueur pour rentrer chez lui, comme l'a fait Georges.

Ce serait bien la première fois de l'Histoire que l'on noterait le départ précipité des vainqueurs du champ de bataille, abandonnant sur place leurs blessés et leurs morts victorieux, abandonnant même les charrettes de nourriture volée aux habitants du pays.

-Si les Bleus (qui ont perdu 700 hommes) sont vainqueurs, ils enterrent leurs morts ou les ramènent à Vannes, lieu de leur cantonnement à une vingtaine de kilomètres. Ils en profitent pour pousser leur avantage en pourchassant les Chouans afin de les détruire définitivement.

-Si le résultat de la Bataille est mitigé, les Chouans se sont égaillés et les Bleus poursuivent leur retour à Vannes avec leur butin, leurs morts et blessés.

Ce serait bien aussi la première fois que l'on verrait les vaincus, occupant le terrain de leur défaite, que fuient les vainqueurs, dans un geste magnanime, enterrer leurs vainqueurs tués au combat dans des fosses communes creusées dans les landes de Burgo et dans celles de Morbouleau (en bas de Plaudren) ; les Chouans sont inhumés dans les cimetières de Locmaria et de Locqueltas.

 

Curieux pour des vaincus !

 

Et pourtant des gens "qui savent" continuent à propager cette ineptie !

Enfin si les Chouans ont été vaincus, les Armées de Brune doivent parachever leur victoire. Or, sur l’insistance du Premier Consul, Georges et ses officiers sont invités (et non convoqués) à se rendre à un entretien portant sur la paix et des postes à prendre dans l’armée Républicaine. Cet entretien aura lieu au château de Beauregard le 14 février. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Buonaparté fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.

Curieuses décisions concernant un vaincu !!

Il ne faut en effet pas perdre de vue la conduite expéditive de Buonaparté avec un autre célèbre chef Chouan le comte Louis de Frotté qui lui sera quasiment assassiné sur la route de Paris à Verneuil sur Avre le 18 février 1800, 4 jours après la paix de Beauregard.

Samedi  27 juin nous rappellerons cette page d’Histoire à Grand Champ.

 


 

 

 

 

 

 

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21 JANVIER 1793...21 JANVIER 2020

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21 JANVIER 1793...21 JANVIER 2020

Comme chaque année, Marc, notre adhérent du Vésinet, s'est rendu au lieu de rassemblement place de la Révolution, près de la statue de Rouen, afin d'y déposer la gerbe du Souvenir Chouan de Bretagne en hommage au roi assassiné.

Il me signale beaucoup plus de monde cette année que les autres.

Si le froid était vif comme en 1793,le ciel lui était d'un bleu presque royal avec un beau soleil.

Merci à notre fidèle représentant du SCB de la région parisienne.

21 JANVIER 1793...21 JANVIER 2020
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LES FAVORIS DE MARIE-ANTOINETTE hier au soir

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LES FAVORIS DE MARIE-ANTOINETTE hier au soir

Je ne peux pas savoir ce que pensent les lecteurs de ce blog de l'émission bernienne d'hier soir sur France 3. Moi, pas grand chose !

Toujours les mêmes resucées sur les folles dépenses de la Reine, ses amies, ses amours, ses problèmes comme l'aurait chanté Charles Aznavour. Bern et ses frou-frou verbaux, Jean-Christian Petitfils et ses sous-entendus avec la princesse de Lamballe, Evelyne Lever répétant inlassablement la même chose ; l'impression d'entendre un disque rayé.

Même si cela est signalé il n'a pas été souligné les vents mauvais de méchanceté soufflant au cœur de la Famille Royale entre les Tantes et le coureur de jupon Artois qui n'arrivera jamais à ses fins. Comme d'hab' on parle encore et toujours de Fersen amoureux physique ? Platonique ? Beaucoup de conditionnels employés avec le regard soupçonneux et le sourcil relevé de celui qui ne sait pas mais qui laisse entendre qu'il sait.

La seule bonne note : quant on se décide enfin à parler de la façon ignominieuse dont la Femme Marie-Antoinette sera traitée par ceux-là même qui ont pondu les Droits de l'homme. Les  auteurs laissent planer une conduite équivoque en ce qui concerne l'amitié pour la Reine de Madame de Polignac et de la Princesse de Lamballe; celle-ci, malgré le danger, n'abandonnera pas la Reine, au contraire des frères du Roi et d'une bonne  partie de la Cour.

Beaucoup de tableaux de la Princesse sont montrés ; mais il y en a un qui trône dans la salle du Conseil municipal de Lamballe (Côtes d'Armor), juste dans le dos du maire ; signé Jean Mosnier il date de 1780

LES FAVORIS DE MARIE-ANTOINETTE hier au soirLES FAVORIS DE MARIE-ANTOINETTE hier au soir

Il est regrettable aussi de ne pas avoir traité du sujet du "Collier de la Reine" qui fut le point de départ des attaques virulentes contre la Reine grâce à la sottise du cardinal de Rohan qui aurait bien voulu, avec ce collier, faire partie des favoris de Marie-Antoinette (voire plus si affinité) et en arrière l'escroc maçonnique Balsamo dit Cagliostro et la participation de la fausse comtesse de La Motte !

L'erreur de Louis XVI sera de laisser le choix à l'offensant, le niais Rohan, qui préférera être jugé par le Parlement de Paris, toujours plus ou moins hostile au roi, que par le Roi lui-même. Le benais sera chassé de son poste d’aumônier de la Cour et envoyé en pénitence à La Chaise Dieu, La Motte se verra offrir deux fleurs de lys gravées au fer rouge sur chaque épaule et sera enfermée à La Salpêtrière.  Cagliostro sera expulsé de France ; il ira par la suite en Italie où à la suite de frasques anti-catholiques il sera enfermé au château Saint Ange et condamné à mort pour franc-maçonnerie.Sa peine commuée en détention à vie il sera transféré au château San Leo et mourra deux ans après le couple royal qu'il avait offensé. Les bijoutiers juifs se retrouveront avec leur collier sur les mains ; ils devront le dépecer pour vendre les pierres séparément.

J'ai remarqué la prestation d'Hélène Delalex (Conservateur du Patrimoine au Château de Versailles et Professeur à La Sorbonne, conservatrice en charge de la galerie des carrosses) qui sort enfin Marie-Antoinette des sentiers battus et rebattus sur la Reine dépensière, superficielle, joueuse, écervelée, volage trompant son mari. Si tout cela avait été vrai ne serait-ce pas apparu lors du "procès" (guillemets de rigueur) surtout avec la hyène Hébert ? Il avait jeté une accusation d'inceste dont le Président Hermann fut outré, alors le reste ...  Ce qui pour moi veut bien dire que ces suppositions révolutionnaires répétées sont prises pour des réalités !

Hélène Delalex était commissaire-adjoint, co-organisatrice de la superbe exposition intitulée "Sciences et curiosités à la Cour de Versailles" en 2010-2011.Y était exposé (entr'autres pièces) l'Androïde de Marie-Antoinette, un merveilleux automate auquel avait été donné l'aspect de la Reine. Au lieu de le garder pour son seul plaisir égoïste la Reine en avait fait don au Conservatoire des arts et Métiers afin que sa vue puisse profiter au plus grand monde ; ce qui montre bien sa personnalité généreuse.

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BALADE EN AUVERGNE

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BALADE EN AUVERGNE

Echappées belles sur France 3, hier après-midi, nous emmenait pour une belle balade en Auvergne. Très jolie région avec ses Puy volcaniques, ses vaches, ses paysages à en faire baver un parisien semi asphyxié, ses belles églises et maisons ; on y respire le bon air et la bonne mangeaille avec le délicieux Saint Nectaire mais aussi avec les crêpes salées et sucrées faites avec un curieux instrument appelé tuile. Une sorte de galettière sur le plan surface mais bien plus légère et munie d'une ample anse permettant, par balancement de l'instrument, de répartir uniformément la pâte. La Crêpière dit que la différence avec les galettes bretonnes à la farine de sarrasin est que sa pâte est réalisée uniquement avec du froment.

Je connais à Bubry dans le Morbihan une crêperie qui ne fait aussi que des crêpes salées ou sucrées ; délicieuses.

Dans Clermond-Ferrand, le guide de notre animateur de balade (qui porte le prénom d'Ismaël) lui parle de Vercingétorix, dont la statue réalisée par Bartholdi (Le Lion de Belfort) trône sur la place de Jaude, cet homme de guerre qui a vaincu César à Gergovie, pas loin  d'ici. Comme un drapeau des LGBTXWZ a été accroché à l'épée du guerrier Ismaël prononce un sentencieux " Le chef de guerre porte maintenant le drapeau de la paix". Ah bon !

Michelin, l'industrie de référence, n'est pas évoqué. Au grand dam de Agecanonix nous n’irons pas non plus à Gergovie ; peut-être parce que les Gaulois de Vercingétorix se sont battus contre les assaillants romains et les ont battus là à 10 kilomètres ? Et que maintenant le sarrazin n'est plus seulement que dans les galettes bretonnes ?

Vous pouvez regarder cette émission en cliquant  ici.

 

BALADE EN AUVERGNE
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SAINTE, BELLE ET BONNE ANNÉE 2020 POUR LES MEMBRES DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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SAINTE, BELLE ET BONNE ANNÉE 2020 POUR LES MEMBRES DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

MAIS AUSSI POUR SES SYMPATHISANTS QUI VIENNENT SUR CE BLOG.

Des aléas, ces douze derniers jours, ne m'ont pas permis de souhaiter un joyeux Noël à tous (et à toutes depuis que l'on ne respecte plus les règles grammaticales) ; panne d’alimentation de mon PC principal (avec toute la documentation, les photos, les liens), changement d'opérateur de Orange vers SFR (20€ d'économies mensuelles!) et les retards dus aux différents changements de connections. Tout cela entraînant du retard pour la publication de La Revue de décembre 2019. Vous m'en saurez désolé. Elle arrivera dans la première quinzaine de ce nouveau mois de janvier si notre efficace maquettiste en a le temps.

Ces aléas m'auront retardé dans mes visites des Archives Départementales (AD 31, AD 65, AD 32, AD 81, AD 47) sur le sujet qui a créé un engouement sur différents sites et différentes Associations pour la Bataille de Montréjeau (Hte Garonne) au mois d'août 1799. 350 pages d'archives épluchées (Nicolas et Richard connaissent la pénibilité de leur lecture) pour essayer de retrouver les 6.000 à 10.000 morts dont (les organisateurs de la commémoration le soulignaient) "on n'a pas de traces ni de lieux de sépultures ni du nombre exact" ! Ce qui est un peu juste pour écrire une page d'Histoire. Sans compter les histoires de noyades plutôt suspectes la Garonne n'étant pas la Loire ! En tous les cas nous sommes très loin d'un génocide comme un marchand de bouquins avait commencé à en émettre l'hypothèse ! Une bataille sanglante, certes, sans pitié certes, mais sans extermination.

Mais il n'y aura pas que cela dans La Revue.

Je peux vous écrire cet article grâce au PC portable du Souvenir Chouan de Bretagne branché sur mon téléphone mobile (merci SFR) mais aux possibilités limitées sur le plan des octets.

A bientôt donc dans quelques jours lorsque tout sera rétabli.

BONNE, HEUREUSE ET SAINTE ANNÉE AUX LECTEURS DE CET ARTICLE ET LE MEILLEUR DE TOUT POUR VOUS TOUS.

Le Souvenir Chouan de Bretagne entame sa 27ème année.

BLOAVEZH MAT !

 
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ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !

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ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !
ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !

Pour Notre Dame de Paris, si l'on se fit à l'exemple nantais de la Basilique Saint Donation et Saint Rogatien, la promesse du président de la république, faite sur le parvis de la Cathédrale, d'une remise en état en 5 ans va être difficile à tenir.

Par une faute professionnelle le feu prit dans la charpente et l'embrasa presqu'entièrement le lundi 15 juin 2015. Un tiers n'a pas brûlé mais a du être démonté. Un parapluie fut dressé avant que le mauvais temps n'arriva, les travaux sont dans leur phase finale mais la basilique n'acceptera les offices religieux qu'à partir de mars 2021 ! soit presque SIX ans après l'incendie ; peut-être pour Pâques ?

La facture s'élèverait à 13 millions d'€, financés par les assurances et la mairie de Nantes (ils doivent maudire la Loi de séparation de l'Etat et de l'Eglise !).

Il faut noter aussi une différence, celle de la surface des toitures  des deux édifices ; aux alentours de 1400 M2 pour  Saint Donatien et aux alentours de 4.200 M2 pour Notre Dame. Rien que le seul transept de la Cathédrale représente presque Saint Donatien-Saint Rogatien !

A Nantes il a été fait appel à des corps de métiers charpentiers, menuisiers, sculpteurs, maîtres verriers, couvreurs, restaurateurs en peintures et dorures, dont des panneaux, intelligemment présentés, montrent les travaux ; il y a en particulier un panneau montrant un élément de charpente en chêne (portant encore les traces d'incendie) qui a été sablé et remis en place. Au fait c'est curieux cela, la charpente en chêne a encore été présente alors qu'à Notre Dame elle a entièrement brûlé ?

ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !

Depuis un mois la basilique s'extrait de son manteau d'échafaudages ; la façade apparait dans toute  la splendeur de sa restauration, comme elle était en 1901. La totalité des échafaudages devrait avoir disparu en janvier prochain. Mais il faudra attendre un peu plus d'un an avant que de pouvoir entrer s'y recueillir. La mairie profitant de l'installation des échafaudages à l'intérieur pour effectuer des travaux qui étaient prévus à moyen terme.

Alors, Notre Dame à Paris ? Quand ? Je ne pense pas que l'on puisse compter sur Manu et ses mains manucurées pour être d'une quelconque aide.

ALORS MANU DIT DANS SON PRECHE :"BRULEE CETTE EGLISE, JE LA RECONSTRUIRAI EN CINQ ANS" !

A Notre Dame le déblaiement se termine et le CNRS récupère toutes les poutres calcinées pour, avec les différentes analyses spectrographiques, dendrologiques, connaître l'histoire de la charpente, les origines des bois, même les méthodes de travail des artisans de l'époque médiévale. Peut-être trouver les secrets de combustion rapides de chêne archi sec nous permettant de trouver la solution pour nous qui avons des cheminées pour l'allumage de nos foyers.

Le CNRS, du moins un de ses membres, propose de former des charpentiers travaillant à l'ancienne non avec des scies mais avec des haches qui permettent de mieux travailler le bois et de respecter les fibres. Le chercheur propose en effet de reconstruire la charpente à l'identique avec du chêne d'une soixantaine d'années comme les premières analyses réalisées démontrent l'âge réel du bois utilisé.

Il faudrait mille arbres pour refaire cette charpente ; face aux chiffres désopilants cités par les tenant d'une charpente en plastique, en béton ou en aluminium (par respect de la nature) il rappelle que ces mille arbres représentent à peu près une coupe de 20 à 21 hectares. Le massif  forestier de Paimpont représente à lui seul dix-neuf mille hectares essentiellement de chênaie.

Enfin la seule Hermione bis a nécessité l'emploi de deux mille chênes soit près de 40 hectares à elle seule !

Hier soir, Antenne 2 a consacré sa soirée à Notre Dame de Paris avec des éléments virtuels très intéressants ; une seule petite erreur avoir rattaché la galerie royale à Philippe Auguste alors qu'il s'agit des Rois de Judas, dont David d'où est issue la Bienheureuse Vierge Marie, Notre Dame. Oui vraiment deux très bonnes émissions. Comme quoi, à la Télé, quand ils veulent, ils peuvent…..!

Par contre Georgelin n'a pas été sollicité ; il dirige le comité de restauration. S'il dérape dans ses décisions comme dans son langage, on n'est pas arrivé  !

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L'HERMIONE LA TOUCHE TREVILLE 1779-2019, SOUS PAVILLON ROYAL

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L'HERMIONE LA TOUCHE TREVILLE 1779-2019, SOUS PAVILLON ROYAL

L'Hermione, la réplique construite en 17 ans selon les plans de sa sœur jumelle Concorde, a touché terre aux Amériques en 2015, 235 ans après son original. Rappelons que la gloire de cette frégate ne repose que sur la qualité de son commandant, Louis- René Le Vassor de la Touche, lors de ses hauts faits et ne doit rien à La Fayette qui n’a fait dessus qu’un aller, comme passager – heureusement pour le bateau - (départ de Rochefort le 21 mars 1780, arrivée à Boston le 27 avril) le retour se faisant à bord de la frégate américaine USS Alliance (commodore John Barry)  le 28 décembre 1784 (Revue du Souvenir Chouan de Bretagne N° 45 août 2018)..

Louis-René-Madeleine Le Vassor de La Touche naît, le 3 juin 1745, à Rochefort - dans la province de l'Aunis à la limite de la Saintonge - devenue en 1790 le département de la Charente-Inférieure.

Il devint comte de Tréville au décès de son oncle en 1788.

Entré dans les Gardes-marine en 1758 il prend part aux combats de la guerre de Sept-ans en 1759 sur Le Dragon commandé par son père, du côté de Belle-Ile.

Il est nommé commandant de L'Hermione frégate de 12 armée de 34 canons dont 26 de 12 (calibre qui donne son nom à cette classe de frégate) mise en chantier dans la forme Colbert à Rochefort en 1778, lancée six mois plus tard, armée cinq mois après soit onze mois entre la pose de la quille et les essais à la mer.

C'est Monsieur de La Touche qui va donner la gloire à L'Hermione et non le petit marquis. Dès mai 1779 au large de l’île d'Yeu, après de savantes manœuvres, il capture un corsaire anglais, le 29 mai il recommence et récidive avec trois navires de commerce ; il recevra en récompense la Croix de Saint Louis.

En mars avril 1780 il emmène le gentil marquis aux Amériques. Là Lafayette recevra une gloire quelque peu usurpée (par rapport aux vrais combattants tel Armand Tuffin Marquis de La Rouërie ou l'amiral du Chaffault, Suffren, Rochambeau, de Grasse, Estaing et combien d'autres) sans doute favorisée par ses liens maçonniques avec Washington.

L'Hermione a eu un beau destin sous pavillon fleurdelisé. Après de nombreuses campagnes victorieuses sa carrière va s'achever sous le pavillon tricolore. Le 20 septembre 1793, sous le commandement de Pierre Martin (futur amiral de la révolution, ayant servi auparavant sous l'amiral d'Estaing ou le marquis de Vaudreuil). Le 20 septembre 1793, en protection d’un convoi transportant de l'armement pour Lorient puis Brest, à la sortie de l'estuaire de la Loire, la frégate va s'échouer sur les rochers du plateau du Four, au large du Croisic, vers 18 h et coulera le 21 vers 10 H. Le capitaine Martin quittera le dernier le navire après que le Maître d'équipage ait actionné une dernière fois son sifflet.

Extraits du Procès-verbal du naufrage de la frégate Hermione sur le Four
« Aujourd'hui vingt septembre mille sept cent quatre vingt treize l'an 2ème de la République française une et indivisible, la frégate l'Hermione commandée par le citoyen Martin Capitaine de Vau est appareillé de Mindin dans la rivière de Nantes pour se rendre à Brest avec un convoy d'après l'ordre qu'il en avoit reçu du Ministre.[…] Il la remis entre les mains du citoyen Guillaume Guillemin pilotte cotié de la frégate et provenant du batiment le Phénix qui avait relevé l'Hermione à la station de Mindin. Nous étions au plus près tribord amures sous le petit hunier et le perroquet de fougue pour entretenir un convoy de 12 batiments que je devois mettre devant Brest. A 6 h.1/4 un grand batiment du convoy qui se trouvoit derrière la frégate vira de bord. Je demandois au pilotte pourquoi ce batiment viroit et s'il y avoit du danger à craindre sous le vent. il me repondit que non. Lorsqu'on cria brisants sous le vent le pilotte assuroit que ce n'étoit pas des brisants mais la force du courant qui faisoit cet effet...... A 8 heures du matin la mer se trouvant au 2/3 basse la frégate a donné de la bande dans un instant avec une vitesse incroyable et dans ce mouvement rapide et s'est crevé totalement le coté de tribord. J'ai continué à faire travailler à sauver tous les effets de conséquence qui se trouvoient possible et de les faires transporter à bord du chasse marée ou nous avons été prévenus que si les vents passoient à l'ouest avec force il serait possible dans la position ou se trouvoit la frégate qu'il périroit beaucoup de monde. A la basse mer la frégate nous a paru totallement crevé. L'équipage s'est décidé avoir de l'abandonner et a passé sur les chasse-marées qu'on nous avoient envoyé du Croisic. J'ai abandonné le batiment à 10 heures du matin le dernier avec le maître d'équipage qui a donné trois coups de sifflet pour s'assurer qu'il ne restoit plus personne à bord. Je n'ai que le meilleur témoignage à rendre de l'Etat Major et des principaux maîtres et de tout l'équipage qui se sont tous portés avec le plus grand zèle la plus grande activité à exécuter les ordres que j'ai donné jusqu'au moment ou nous avons abandonné la frégate. On ne peut attribuer qu'a l'ignorance du pilotte costié la perte de la fregate qui paroit infaillible. Malgré tout ce que j'ai pû lui dire il m'a donné toutes les raisons qu'il setoit trompé et qu'il ne se croyoit pas aussi près du Four. Je l'ai amené à terre avec moi et l'ai remis entre les mains du juge de paix avec une dénonciation par écrit par laquelle je demande que ce pilotte soit intérogé publiquement devant tout mon équipage et le public du Croisic, afin qu'il soit constaté juridiquement que c'est par sa faute seulement que la frégate a été mise à la côte ».

Le pilote côtier, le croisicais Guillaume Guillemin est le responsable du naufrage. L’équipage, d’après son commandant a bien manœuvré.

Mais il faut savoir que Le Croisic est une ville en révolte contre le jacobinisme parisien. Après un vote, la population s'était rendue aux Chouans qui, sous les ordres de Thomas de Caradeuc et Guérif de Lanouan, avaient pris Guérande le 18 mars 1793. Guillaume Guillemin aurait-il été un des éléments des Révoltés désirant apporter son récif (sa pierre ou son rocher!) à la révolution, en coulant un bateau de la révolution, voire plusieurs bateaux du convoi ?  Les autres capitaines s'étant méfiés et ayant changé de route seule l'Hermione terminera, sous pavillon tricolore, sa glorieuse carrière royale.

Nous serions donc en face d’un acte volontaire de sabordage.

 D'accord ce n'est plus la même époque pour la réplique de L'HERMIONE et la marine en bois n'est plus d'actualité comme elle l'était il y a 230 ans. Les lois de la navigation ont changé et il a fallu céder à ces lois : Feux de position électriques, congélateurs pour la nourriture, toilettes agrées, cabestans électriques, moteurs électriques pour les navigations portuaires, navigation par GPS, ce qui a donc demandé la présence de groupes électrogènes, mais aussi de cuisines permettant de nourrir les 80 membres d'équipage. Une mise aux normes du XXIème siècle alourdissant la frégate.L'accastillage, le gréement sont assez conformes à l'Hermione, à quelques détails près. Non c'est vraiment une belle réalisation qui a permis à beaucoup de métiers de retrouver le savoir de leurs ancêtres.

L'HERMIONE LA TOUCHE TREVILLE 1779-2019, SOUS PAVILLON ROYAL
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PERE PAUL DONCOEUR : NOUS NE PARTIRONS PAS !!! Un prêtre qui aurait été Chouan !

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PERE PAUL DONCOEUR : NOUS NE PARTIRONS PAS !!! Un prêtre qui aurait été Chouan !

Il y a un siècle.  Depuis le 11 novembre 1918, le Père Jésuite Paul Doncoeur arpente le champ de bataille de 14-18 pour exhumer et inhumer dignement les soldats morts au Champ d’honneur. Et en septembre 1919 il a béni le monument qu’il a érigé et fait ériger pour 147 soldats.

Né à Nantes le 6 septembre 1880 (et déclaré le 8) Paul, Jules, Eugène, Damiette, est le fils de Georges Doncoeur (32 ans), sous-lieutenant au 25ème régiment de Dragons, demeurant Quai Richebourg, et de Léonie Rose Legrez (20 ans) son épouse.

[Le Quai Richebourg n’existe plus depuis le comblement de la Loire entre 1930 et 1941 ; son nom est maintenant Allée du commandant Charcot.]

Son quatrième prénom, Damiette, provient de ce que Saint Louis avait associé aux Doncoeur le nom de cette ville priser par leur ancêtre lors de la 7ème Croisade.

Aîné de huit enfants élevés dans la foi catholique il découvre sa vocation religieuse alors que son père est en garnison à Verdun ; il a onze ans. S’en confiant à son père celui-ci accepte mais exige : « Mon fils je suis d’accord pour que tu serves Notre Seigneur mais à condition que tu sois un saint prêtre. Je ne conçois que de saints prêtres ». Il poursuit ses études chez les Jésuites à Reims. IL entre au noviciat que les Jésuites ont conservé près d’Amiens, à Saint Acheul, malgré les lois d’expulsion Jules Ferry de 1880 mais celles-ci visaient, dans un premier temps, les établissements d’enseignements secondaires et supérieurs.

Mais en 1901 Waldeck-Rousseau, grand démocrate, radical-socialiste et Franc-maçon, fait voter la loi sur les Congrégations et leur expulsion ; sauf à demander leur intégration. Les Jésuites et leur général refusent cet asservissement ; Paul Doncoeur, comme les autres Jésuites, prend le chemin de l’exil et va en Belgique poursuivre ses études. Entre 1901 et 1909 les attaques contre l’Eglise de France se poursuivent avec l’appui d’un Clemenceau et d’Emile Combes, ancien grand-séminariste (il a reçu la tonsure), radical-socialiste et Franc-maçon. En décembre 1905 c’est la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ; qu’il serait plus juste d’appeler Loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise car l’Eglise n’a rien demandé et s’est trouvée confrontée à un diktat !

Paul Doncoeur suit, meurtri, ce combat de la Belgique puis de Jersey où les Jésuites ont créé un séminaire florissant à Saint Hellier. Puis il revient en Belgique au séminaire d’Enghien. C’est là qu’il recevra le sacerdoce en 1912.

Le Père Paul Doncoeur rentre en France et s’arrête à Lille où il va à l’évêché solliciter de Monseigneur Alexis-Armand Charost, évêque, la possibilité d’être aumônier militaire. En effet tous les Membres de Congrégations religieuses expulsées sont automatiquement réformés et considérés comme inaptes au combat. Ce qui les différencie des Prêtres-soldats (il serait plus logique de parler de soldats-prêtres car ils ont été mobilisés en tant que citoyens-soldats et non comme prêtres). Le Père Doncoeur va arriver, en forçant, à se retrouver comme aumônier auxiliaire, sans solde. De là il va, à cause des circonstances effroyables de la guerre, se retrouver en première ligne car, ainsi qu’il le disait à Foch, son sacerdoce le plaçait avec les vivants plutôt qu’aux arrières avec les morts.

Affecté à la 28ème compagnie, enfin fait aumônier titulaire à cause de sa bravoure, il subit le feu des combats, va entre les lignes apporter le réconfort de la Foi aux blessés au péril de sa vie ; au service de son sacerdoce. Même une fois, outrepassant sa neutralité d’aumônier, il va, les quatre colonels ayant été tués, le dernier gradé, un commandant blessé, prendre la direction des opérations et ramener les soldats à l’abri !

Son irritation se transformera en révolte lorsqu’il est appelé pour assister un soldat condamné à être fusillé ; non par pour désertion comme cela est écrit mais pour tentative d’assassinat d’un de ses officiers (ras le bol de la tuerie). Ce soldat est totalement mécréant ; dans le peu de temps dont il dispose il arrive à le faire passer du stade indifférent, puis moqueur enfin intéressé. Il lui fera en quelques minutes son éducation religieuse, le baptisera et lui fera faire sa première (et dernière) communion. Tout ce qu’il n’a jamais appris à l’école. Il l’accompagne au poteau puis à genoux près du cadavre il commentera : « Et moi, agenouillé près de lui, je sentis monter dans mon cœur des colères que je n’avais jamais éprouvées de ma vie. Ah ! On m’avait interdit d’enseigner ce petit à l’école et l’on avait eu besoin de moi pour le conduire au poteau ! Bien au-delà de ceux qui défilaient sans paraître comprendre [Selon le règlement, le régiment défile devant le cadavre après l’exécution], mon regard allait chercher ceux qui, embusqués aux arrières confortables, avaient voulu cela. Ceux qui, ayant refusé à ce petit gars de France toute religion, lui avaient interdit toute discipline, toute foi, toute espérance et l’avaient jeté au feu en lui criant : Marche ou crève ! Parce que dans son désespoir ce malheureux sans étoile s’était révolté et s’était jeté sur ses chefs, on l’avait abattu ».
La guerre se termine le 11 novembre 1918. Avec des volontaires qui ont demandé le report de leur démobilisation il va faire le champ de bataille pour retrouver et inhumer dignement ses compagnons de combats. En particulier celui de Wacques, sur le site d’une ferme chèrement défendue et à proximité de laquelle, dans une carrière, à Confrécourt, il a fait sculpter un autel (toujours visible) sur lequel il dira la messe pendant les offensives. A Wacques il va dresser un monument pour les 147 morts retrouvés sur les presque 2.000 tués là quatre ans auparavant et dont les ossements de certains sont à l’air libre.

Il recevra la Croix de guerre avec palmes (7) et sera fait Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur à titre militaire (rien à voir avec les chanteurs, les cyclistes, les footballeurs etc.).

Alors, lorsqu’en 1924 le Président du Conseil Edouard Herriot [radical-socialiste, franc-maçon qui disait « la politique c’est comme l’andouille, il faut que ça sente la merde mais pas trop » pense expulser à nouveau les Congrégations, l’ancien aumônier des champs de bataille, décoré pour sa bravoure n’en peux plus et écrit une lettre ouverte tonitruante à Herriot : 

 « Eh bien ! Non nous ne partirons pas. Pas un homme, pas un vieillard, pas un novice, pas une femme ne repassera la frontière, cela jamais ! J’ai vécu douze ans en exil, de 22 à 34 ans, toute ma vie d’homme. Je vous le pardonne. Mais le 2 août 1914, à 4 heures du matin, j’étais à genoux chez mon supérieur. C’est demain la guerre, ai-je dit, ma place est au feu. Et mon supérieur m’a béni et m’a embrassé. Par des trains insensés, sans ordre de mobilisation (j’étais réformé), sans livret militaire, j’ai couru au canon, jusqu’à Verdun. Le 20 août, à l’aube, avant la reprise du combat, à la recherche des blessés du 115ème, j’avançais au-delà des petits postes, quand tout à coup, je fus enveloppé par le craquement de vingt fusils, et je vis mon camarade étendu de son long, contre moi, sur la route, la tête broyée. J’ai senti à ce moment que mon cœur protégeait tout mon pays. Jamais je n’avais respiré l’air de France avec cette fierté, ni posé mon pied sur sa terre avec cette assurance.

« Je ne comprends pas encore comment je ne fus pas tué alors, ni vingt fois depuis. Le 16 septembre, j’étais prisonnier devant Noyon, en plein combat ; en novembre, j’étais de nouveau en France et en décembre je retrouvais le feu avec la plus belle des divisions, la 14ème de Belfort. Avec elle, je me suis battu trente mois, jusque devant Mézières, le 11 novembre 1918. J’ai été trois fois blessé, je garde toujours sous l’aorte un éclat d’obus reçu dans la Somme… et, démobilisé, j’ai commis le crime de rester chez moi… Et maintenant vous me montrez la porte !

« Vous voulez rire M. HERRIOT ! Mais on ne rit pas de ces choses. Jamais, pendant cinquante mois, vous n’êtes venu me trouver, ni à Tracy-le-Val, ni à Grouy, ni à Souain, ni au fort de Vaux, ni à Brimont, ni à la Côte 304, ni à Tahure. Je ne vous ai vu nulle part me parler, et vous osez me faire sortir aujourd’hui ? Vous n’y pensez pas ! Ni moi, entendez-vous, ni aucun autre (car tous ceux qui étaient en âge de se battre se sont battus), ni aucune femme, nous ne reprendrons la route de Belgique. Cela jamais ! Vous ferez ce que vous voudrez, vous prendrez nos maisons, vous nous ouvrirez vos prisons – il s’y trouve en effet des places laissées libres par qui vous savez – soit ! Mais partir comme nous l’avons fait en 1902 ? Jamais !

« Nous avons aujourd’hui un peu plus de sang dans les veines, voyez-vous, et puis, soldats de Verdun, nous avons appris aux bons endroits ce que c’est que de s’accrocher à un terrain. Nous n’avons eu peur ni des balles, ni des gaz, ni des plus braves soldats de la Garde ; nous n’aurons pas peur des embusqués de la Politique. Et je vais vous dire maintenant pourquoi nous ne partirons pas. Ce n’est pas de courir au diable qui nous effraie. Nous ne tenons à rien, ni à un toit, ni à un champ. Jésus-Christ nous attend partout et nous suffira toujours au bout du monde. Mais nous ne partirons plus parce que nous ne voulons plus qu’un Belge, ou qu’un Anglais, ou qu’un Américain, ou qu’un Chinois, ou qu’un Allemand, nous rencontrant un jour loin du pays, nous pose certaines questions auxquelles nous répondrions, comme jadis, en baissant la tête : « La France nous a chassés ». Pour l’honneur de la France – entendez-vous ce mot comme je l’entends ? – pour l’honneur de la France, jamais nous ne dirons plus cela à un étranger. Donc nous resterons tous. Nous le jurons sur la tombe de nos morts ! ».

Prêtre, oui, convaincu, totalement, mais aussi homme, vraiment homme ! Comme on dirait maintenant : il en avait !

PERE PAUL DONCOEUR : NOUS NE PARTIRONS PAS !!! Un prêtre qui aurait été Chouan !
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JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

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JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

Ce matin, vers 11 H, nous nous sommes retrouvés à 7 (dont un courageux venu du Morbihan - merci à lui) , à proximité du Belem, Quai de La Fosse, pour honorer la mémoire des milliers de victimes des noyades de Nantes. Peu nombreux, certes, mieux que deux l'an dernier et mieux que je l'appréhendais.

Pas de pluie et même du soleil. Nous sommes allés sur le pont Anne de Bretagne pour jeter quelques roses rouges, couleur du martyre, auxquelles étaient attachées trois "bannières" portant ces mots : Hommage aux victimes des noyades 1793-1794. La marée était descendante jusqu'à 15 H 30. Le temps de prononcer "Requiem aeternam dona eis Domine et Lux perpetua luceat eis" et de regarder nos fleurs partir au gré du courant nous avons repris nos véhicules pour nous diriger vars la butte Sainte Anne.

JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

Les voitures garées nous  découvrons le panorama assez exceptionnel de Saint Clément à Trentemoult depuis le belvédère de Tadashi Kawamata (architecte japonais à croire que les nôtres n'ont pas d'idées!) qui est en surplomb d'une vingtaine de mètres au dessus du Quai d'Aiguillon. Cela permet d'expliquer le trajet que parcouraient les sapines depuis le point d'embarquement des malheureux jusqu'à leur disparition au fond du fleuve. Le récit des noyades, l'emploi de bateaux pas chers (en sapin d'où leur nom de sapines) et non de galiote cheres que l'on ne coulait pas même si elles avaient servi de prisons flottantes. Tordre le cou aussi à certaines légendes graveleuses, comme lu récemment dans une revue en général de bonne tenue, de lier ensemble face à face un prêtre et une religieuse nus ou un père nu ayant sa fille attachée nue à genoux devant lui ! Phantasme malséant et ridicule, l'horreur du procédé des noyades se suffisant !

Un nouveau belvédère, proche du précédent, permet de surplomber les carrières de Misery qui furent un lieu d'assassinat par balle - le terme fusillade n'étant pas approprié car les victimes avaient en face d'elles un soldat et non un peloton - à une période indéterminée. Anne parle de la période où les carrières de Gigant étaient fermées à cause des exhalaisons putrides ; or les deux lieux ont eu une activité juxtaposée. Misery permettait, par contre,  de jeter les cadavres directement dans la Loire.

JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

Nous nous sommes arrêtés quelques minutes devant une fresque murale relatant la souffrance des Acadiens chassés de leurs terres de Nouvelle France (actuel New Brunswick) par nos "amis" Anglais de 1775 à 1785. Un grand nombre vint se réfugier à Nantes. Certains firent souche, d'autres repartirent pour la Louisiane.

JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

Nous avons ensuite rejoint le manoir de La Hautière qui vit s'éteindre le 27 juin 1794 le grand Amiral Louis-Charles du Chaffault mort de misère et de détresse. Il aurait été inhumé dans le cimetière de Miséricorde où je n'ai pas trouvé sa tombe. Le manoir était construit sur une terre s'appelant l'Hermitage qui vit éclore le couvent des Petits- Capucins. C'est de ce couvent que partirent les prêtres noyés en Loire dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793. Ils avaient auparavant été enfermés à bord de la galiote "La Gloire" ancien bateau négrier ; ils en avaient été extraits à la suite de leur demande à l'évêque constitutionnel Minée. Le seul geste charitable qu'il aura eu pour ses confrères. Minée abjurera son épiscopat, son sacerdoce et sa foi le soir du 16 novembre 93, du haut de la chaire du club Vincent La Montagne, actuelle église Sainte Croix où l'on voit la chaire. Ce Quartier de Nantes, territoire de Chantenay, s'appelait sous la révolution "Quartier Brutus" et faisait partie de la XVIIIème section nantaise.

JOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTESJOURNEE 2019 DU SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES

Nous nous sommes promenés dans ce quartier érigé en paroisse sainte Anne sous l'épiscopat de Monseigneur Jean-François de Hercé, neveu de l'admirable évêque de Dol fusillé sur le plateau de La Garenne à Vannes le 28 juillet 1795 après l'affaire de Quiberon. Les rues traversées portent des noms évoquant l'Histoire : Amiral du Chaffault, Luzançais, L'Hermitage, Les Garennes, La Hautière etc.

Nous avons terminé notre périple par "Le parc des Oblates" ancienne propriété des Sœurs Franciscaines Oblates du Sacré-Cœur cédé à la mairie de Nantes sous certaines conditions ; ce qui fait que, aux détours des chemins, vous rencontrer la Sainte Vierge, Sainte Anne et Marie, le Sacré-Cœur, Saint Michel, Saint Joseph, que de bonnes rencontres !!! Les religieuses ont gardé leur cimetière qui sert encore.

Une belle journée et merci à Sainte Claire pour le beau temps.

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SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES EN 1793-1794, SAMEDI 16 NOVEMBRE 2019

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SOUVENIR DES NOYADES DE NANTES EN 1793-1794, SAMEDI 16 NOVEMBRE 2019

Finalement je reviens sur ma décision d'annuler et propose de rappeler les Noyades de Nantes qui commencèrent le Samedi 16 novembre 1793 sous la mandature du Représentant en mission Jean-Baptiste Carrier.

Le rendez-vous est fixé Quai de la Fosse à côté du Belem à ONZE HEURES,  SAMEDI 16 NOVEMBRE soit 226 ans jour pour jour.

Lancer de fleurs depuis le pont Anne de Bretagne. Une variante du parachutage de la gerbe ; chaque participant aura une fleur à jeter. Nous nous rendrons ensuite sur la butte Sainte Anne découvrir le quartier de Chantenay et les carrières de Misery qui furent un des lieux d'exécutions des prisonniers de Nantes, qu'ils soient Vendéens, Bretons ou autres. Nous irons aussi au manoir de Luzançay où mourut de misère le grand Amiral Louis-Charles du Chaffault le 27 juin 1794.

Nous pourrons voir les deux fresques consacrées aux Acadiens de la Nouvelle France (New Brunswick maintenant) chassés de leurs terres par les Anglais entre 1775 et 1785, "Le Grand Dérangement".

Il est prévu que la réunion se  termine à MIDI. Mais si par hasard certains des présents désiraient poursuivre l'après-midi j'ai des sujets en réserve et nous pourrions déjeuner dans une brasserie.

La plaque de 2018 est toujours là et protégée par deux barrières !

Contact par le biais du Blog ou Mél ou FB.

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