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LES MYSTÈRES DE LA MORT DE JESUS

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LES MYSTÈRES DE LA MORT DE JESUS

C’est le titre de l’émission passée sur RMC découverte, Vendredi de Pâques (17), en pleine Octave de Pâques, période Sainte pour les chrétiens et plus particulièrement pour les catholiques en période de Carême pascal et de jeûne sacramentel total. Cette émission était coincée entre une émission de restauration de bagnoles et je ne sais plus quoi.

Les différents intervenants étaient interrogés chacun dans un registre et non dans un débat. Ce furent des interventions plutôt à charge ou mollement à décharge de la part d’un prêtre dont je n’ai pas retenu le nom et d’un animateur de KTO Régis Burnet (47 ans, Agrégé de Lettres, Professeur de Nouveau Testament à l’Université de Louvain – Belgique - présentateur sur RMC ; un de ses ouvrages « Marie-Madeleine, de la pécheresse repentie à l’épouse de Jésus »). Joseph Verheyden, 63 ans, le troisième catholique, Professeur de Théologie et Nouveau Testament à l’Université catholique de Louvain, a écrit « Le sens de la mort de Jésus, révision des interprétations du Nouveau testament ». Le crucifié ne portait pas la croix entière (négation de ce que montre le Saint Suaire) Crucifié par des clous ? Aucune réponse de la part des Évangiles (méconnaissance de l’Evangile selon Saint Jean). Odon Vallet (72 ans), le quatrième catholique,  Doctorats en droit et en Science des religions n’a pas un avis tranché sur la question (du moins je n’en ai pas ressenti) ; il émet cette docte sentence : « Les religions divisent plus qu’elles unissent » « depuis plusieurs milliers d’années ».

Une originalité est exprimée pour expliquer la résurrection de Jésus. Elle est proférée par Frédéric Armand, historien et juriste ; Jésus n’est pas mort sur la croix. Le coup de lance n’est qu’un coup de pique (une piqûre dit-il). Jésus fait une sorte de coma du à la fatigue et à la souffrance et le fait d’être allongé dans le tombeau (bien frais ?) a rétabli la circulation sanguine et il a retrouvé ses esprits. Il n’a plus eu, ensuite, qu’à sortir du tombeau (après en avoir poussé la porte ?). C’est pour cela que ceux qu’il a rencontrés l’ont reconnu car il avait sa condition humaine. (En gros, fatigué par ses péripéties, Jésus avait besoin d’une petite sieste ?).

Pour Anne-Catherine Baudouin (38 ans), se pose la grave question de la façon dont Jésus a été suspendu à la croix (Dum pendebat Filius – pendant que son Fils y était suspendu – chant du Stabat Mater du Vendredi Saint).  Pour elle Jésus n’a pas été cloué sur la croix mais plutôt attaché par des cordes ce qui était la façon d’y lier les condamnés. Curieux de la part de cette « spécialiste » de évangéliste Jean qui ignore en particulier dans le chapitre XX (Vs 19-31) ce passage de l’apôtre Thomas qui a raté la première visite du Ressuscité « « si je ne vois dans ses mains la marque des clous, si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans la plaie de son côté je ne croirai point ».  Maître d’enseignement et de recherche en Nouveau Testament et Christianisme ancien à l’Université protestante de Genève, faculté de théologie, Agrégée en Lettres classiques, Docteur en Sciences de l’antiquité (un CV long comme un jour sans pain), spécialisée en Évangiles canoniques.

Daniel Marguerat (77 ans) Professeur émérite de théologie protestante à l’Université de Lausanne (Jésus, ses frères et ses sœurs, un de ses ouvrages).

Helen Bond, 52 ans, Professeur de Nouveau Testament à l’Université d’Edimbourg, Presbytérienne (protestantisme réformé).

John Barclay (62 ans), Professeur de Théologie à l’Université de Cambridge, Anglican.

Michaël Langlois, Protestant Docteur ès-sciences historiques et philologiques, Maître de conférence à l’Université de Strasbourg.

Gunnar Samuelsson (53 ans), Suédois, Théologien protestant et pasteur « Crucifixion dans l'Antiquité - Une enquête sur le contexte de la terminologie du nouveau testament de la crucifixion »

« Pour lui aussi, les suppliciés n’étaient pas cloués mais attachés ; on leur brisait les tibias pour accélérer leur mort ce qui n’a pas été fait pour Jésus déjà mort ». La brisure des tibias des condamnés avait pour but de les empêcher de prendre appui sur leur jambe pour reprendre du souffle et empêcher l’asphyxie par compression du diaphragme. Qu’ils aient été cloués ou attachés ne change rien.

Marie-Christine Pénin, Historien spécialiste des cimetières. Elle s’attache à la hauteur à laquelle la croix a été dressée. Quant à Jacques Giri (88 ans) Polytechnicien, « les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme » cette conclusion : il n’y a pas de preuves historiques de la mort et de l’éventuelle Résurrection !

Pour le musulman Karim Al Hanifi, alias Romain Sirugue (37 ans catholique converti à l’Islam) « Jésus n’est pas mort sur la croix il est monté au ciel ; il a été remplacé au dernier moment.  Par Judas ? Peut-être par Simon de Cyrène qui l’avait aidé à porter sa croix ». Et son coreligionnaire, Hazem El Shafei, tient un discours semblable. Responsable de la communauté musulmane aux Aéroports de Paris, en charge du  dialogue inter religieux (juifs, musulmans, catholiques), égyptologue, spécialiste du Proche Orient.

Haïm Korsia, (56 ans) Grand rabbin de France. Reconnaît la crucifixion mais pas la Résurrection.

Dans ce méli-mélo de poncifs maintes fois proposés par ceux qui refusent le christianisme il y a quant même la nouveauté du coma dont est sorti Jésus après s’être refait une santé dans la fraîcheur du tombeau. Il a été question de la hauteur de la croix était-elle si haute à moins de ne vouloir la Croix dressée sur le monde ? Pour d’autres elle était à hauteur d’homme ce qui explique que les corps abandonnés étaient dévorés par les chiens errants. Un s’étonne aussi qu’il y avait, comme par hasard, un tombeau neuf à proximité de la crucifixion. Il y a aussi beaucoup d’insistance pour que Jésus n’ait porté que le patibulum et non la croix entière. Plusieurs fois aussi est déplorée l’absence de preuves historiques ; parce que les auteurs anciens païens n’ont pas évoqué cette page de la Palestine ? Parce que, que ce soit dit, ce sont des apôtres, disciples ou proches de Jésus qui en ont fait le récit ?

 

Une part assez importante de l’émission a été consacrée à l’Évangile de Barnabé (cliché fin d’article). Cet ouvrage démontre (ou veut démontrer) que le prophète (et non Fils de Dieu) Jésus était musulman bien que d’origine juive et qu’il est monté au Ciel par une ingénieuse substitution avec Judas ou Simon de Cyrène crucifiés à sa place. C’est l’argument utilisé par Karil Al Hanifi basé sur cet ouvrage datant de plus de 1500 ans. La preuve ? L’ouvrage retrouvé à Chypre, dans les années 2000 parmi des objets de trafiquants d’art. Le souci est que cet ouvrage date des années 1500 - 1600 ce qui n’est pas pareil que 1500 ans d’âge. Les experts écrivent qu’il s’agit plutôt d’une justification des origines de Mahomet, ouvrage fortement inspiré de textes juifs sur lesquels repose le Coran. Cette « forgerie » taxe les Évangiles canoniques de faux parce qu’ils n’évoquent pas Mahomet !! (et pour cause)

Il est attribué au disciple chypriote de Saint Paul ayant vécu au 1er siècle. On a de la peine à imaginer que saint Paul ait pu former des disciples doutant de la Divinité de Jésus.

Il faut retenir de ce « soi-disant évangile » (pour beaucoup de chercheurs c’est une forgerie) que faisant la part belle au judaïsme et aux mahométans il est logique qu’il ne soit pas le reflet de l’enseignement du  disciple de Saint Paul ; ce qui est curieux c’est que l’ensemble des interlocuteurs niant l’aspect historique des Evangiles dits canoniques (ce qu’ils ne prétendent pas être bien qu’ils le soient malgré tout) reconnaît un certain aspect historique à l’évangile de Barnabé. Il est en accord avec le Coran qui affirme que Jésus n’a pas été crucifié donc n’est pas ressuscité, prophète et en aucun cas Fils de Dieu.

Le seul prêtre, inconsistant, dont je n’ai pas retenu le nom s’est montré un piètre défenseur de la Foi catholique. N’est pas Bossuet qui veut.

Enfin il ne faut pas oublier que la venue de Jésus est annoncée par les Ecritures en particuliers par les Prophètes Isaïe, Samuel, Michée.

Nous attendons que RMC montre la même audace, avant la fin du ramadan, avec les mystères de la mort de muhamad !

 

LES MYSTÈRES DE LA MORT DE JESUS
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NOTRE DAME DE PARIS, 15 AVRIL 2019 - 15 AVRIL 2020.

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NOTRE DAME DE PARIS, 15 AVRIL 2019 - 15 AVRIL 2020.

Il y a un an, à quelques heures près, un mystérieux court-circuit déclenchait un embrasement général de la somptueuse charpente de la cathédrale basilique Notre Dame. En un peu plus de deux heures le toit du chœur, du transept et de la nef s'effondrait et la flèche de Violet Leduc tombait entraînant une partie de la voûte du vénérable édifice. Ce fut la stupéfaction ; comment une telle charpente avait-elle pu s'embraser en totalité et si rapidement ? Le Ministre de la culture nous expliquait doctement qu'il s'agissait d'un court-circuit sur du bois très sec ; alors que la charpente finissait de se consumer et qu'aucun constat n'avait pu être dressé. Nous avons la chance d'avoir un gouvernement d'experts tous azimuts que le monde entier doit nous envier pour son aptitude à poser des diagnostics sans faille ! Ex abrupto !

NOTRE DAME DE PARIS, 15 AVRIL 2019 - 15 AVRIL 2020.

A Redon (Ille et Vilaine, alors province de Bretagne) dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1780 un violent incendie ravageait la sublime nef de l'abbatiale Saint Sauveur (IXème - XVIIIème siècle). Le point de départ était le buffet d'orgue où un court-circuit avait provoqué le départ du feu. Toute la nef fut détruite, entraînant la chute de la voûte, et une partie du cloître. Les moines et la population arrivèrent à préserver la majorité de l'abbaye.

Les religieux n'avait plus beaucoup de moyens financiers pour reconstruire à l'identique et durent faire appel à la générosité des autres abbaye bénédictines de la Congrégation de Saint Maur. Mais ils ne récupérèrent pas suffisamment de fonds, abattirent les murs de la nef à hauteur de la base des grandes verrières (on peut remarquer la différence entre la nef reconstruite et le chœur d'origine) et recouvrirent le tout d'une voûte en bois. Ils ont fait pour le mieux. Ils ont aussi sacrifié les trois dernières travées ce qui explique l'isolement du clocher séparé de l'abbatiale.

A Paris il ne reste plus que quatre ans pour notre président reconstructeur et, même s'il met ses mains manucurées à la disposition des divers corps de métier, le délai semble un peu juste. Ce qui peut être inquiétant ce sont les vues qu'un architecte conseiller de Georgelin a sur l'environnement de la cathédrale qu'il veut remettre dans son contexte. On frémit à la pensée de ce qui peut sortir de ça !

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CEREMONIES PASCALES

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CEREMONIES PASCALES
Chers Membres du Souvenir Chouan de Bretagne,
De 1793 à 1796 les Chouans furent privés de messe par le régime de la révolution.Ils devaient prendre des risques pour trouver une messe clandestine.
Associé au Coronavirus le régime actuel nous prive de cette pratique essentielle au moment de Pâques ; nous devons nous rabattre sur nos ordinateurs pour avoir des messes dans la forme extraordinaire (Tridentine) ou convenables pour la forme ordinaire.
Je vous propose ces quelques sites.
Ayant peu de réponses, et ne voulant pas vous importuner, les informations sur les horaires et les sites ne seront communiqués, dorénavant, qu'à la dizaine de personnes qui a été heureuse de ces informations.
Je vous souhaite de belles et Saintes Fêtes de Pâques.
Chouamicalement,
Noël Stassinet
 
SAMEDI SAINT, VIGILE PASCALE 
 
FORME EXTRAORDINAIRE  A SAINT PATERN DE VANNES, 20 H 55 :
 
FORME ORDINAIRE 21 H PAR MONSEIGNEUR CENTENE
Chapelle du Grand séminaire : https://www.youtube.com/watch?v=ZC1FqsPhyOk
 
CATHEDRALE DE NANTES, 21 H, FORME ORDINAIRE
 
CATHEDRALE DE BAYONNE, 21 H, FORME ORDINAIRE, MONSEIGNEUR AILLET
 
DIMANCHE DE PÂQUES, MESSE DE LA RESURRECTION
 
FORME EXTRAORDINAIRE A SAINT PATERN DE VANNES 9 H 20
 
FORME ORDINAIRE A 10 H 50
 
CATHEDRALE DE NANTES, FORME ORDINAIRE, 10 H
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VENDREDI SAINT 1793 ?

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VENDREDI SAINT 1793 ?

En 1793 ce n'était pas un virus qui avait fermé les portes des églises et, subséquemment, l'accès aux sacrements ; c'était une volonté politique. En 2020 il nous est possible de dire aussi que c'est une volonté politique associée à un virus qui nous met dans la même situation mais avec en plus la bénédiction du  haut clergé ; ce confinement aura-t-il été la solution ? Comme le disait avec un certain cynisme voire  son habituelle incompétence à diriger le pays François Hollande : "C'est au bout du chemin que nous saurons si c'était le bon".

Il y a 227 ans, les églises étant fermées, de courageux prêtres continuaient à assurer leur sacerdoce risqué. 227 ans après il est possible de garder une certaine pratique par Internet avec l'ingéniosité de certains prêtres qui savent utiliser les réseaux dits sociaux.

Par cet article je vais vous emmener dans un petit village du Cantal, à Saint Urcize ; nous y étions déjà allés il y a quelques mois à propos du soi-disant calice de l'abbé Edgeworth de Firmont. Plus particulièrement en ce Vendredi Saint je vais vous faire découvrir un petit musée communal, accolé à l'église, consacré aux reliques des Pénitents Blancs découvertes de façon fortuite dans le grenier du presbytère il y a quelques années où elles avaient été reléguées après l'arrêt des processions vers la fin des années soixante. Ces processions se faisaient pendant la Semaine Sainte. Elles s'ouvraient par la croix en fer forgée

VENDREDI SAINT 1793 ?

Ensuite le Christ représenté par son visage imprégné sur le voile de Sainte Véronique.

VENDREDI SAINT 1793 ?

Les pénitents portaient différentes figurines en haut de leurs hampes (bâtons de procession) : les instruments de la passion (la main du Grand prêtre qui avait giflé Jésus, un gourdin qui avait frappé Jésus, le vase pour Ponce Pilate se lavant les mains

VENDREDI SAINT 1793 ?VENDREDI SAINT 1793 ?

La tunique rouge dont IL fut couvert par dérision mais aussi les dés avec lesquels "ils tirèrent au sort ses vêtements"

VENDREDI SAINT 1793 ?

Les instruments de la Passion : les trois clous, les tenailles, la couronne d'épines, le vase de la Cène, le marteau pour Le clouer sur la Croix

VENDREDI SAINT 1793 ?

Les Évangélistes sont là aussi : Saint Luc et l'enfant, Saint Marc et son lion, Saint Mathieu et son boeuf, Saint Jean et son aigle.

VENDREDI SAINT 1793 ?

En fin de vitrine le soleil, le Christ expirant, un spectateur. Vous contemplez des objets qui ont 300 ans et qui ont survécu à bien des vicissitudes.

VENDREDI SAINT 1793 ?

L'accès à ce joli et rare musée est gratuit.

Il est logique de terminer cet article par la belle Piéta du XVIème siècle installée dans le chœur de l'église

VENDREDI SAINT 1793 ?

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JERSY POPIELUSZKO MARTYR DU COMMUNISME

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JERSY POPIELUSZKO MARTYR DU COMMUNISME

Hier soir à 20 h 40 la chaîne KTO a diffusé l’exceptionnel film de Rafal Wiecztnsky sobrement intitulé POPIELUSZKO. Il  retrace la vie du jeune prêtre polonais, de la sortie du service militaire aux dernières semaines de sa vie, assassiné à l'âge de 37 ans ; il était l’aumônier du syndicat Solidarnosc en révolte contre le pouvoir communiste du général Jaruzelski.

Ses bourreaux retrouvés après les faits, lâchés par le pouvoir qui leur avait donné les ordres, diront pour leur défense que c'était un accident. Comme la mort de Louis XVI (Jean Gabin dans Le Pacha). En effet, sa voiture interceptée, enfermé dans le coffre de celle de ses ravisseurs, battu presque à mort et jeté encore respirant dans la Vistule c'est un accident à la mode communiste.

Son corps sera retrouvé quelques jours plus tard affreusement meurtri.

Une reconstitution minutieuse, des acteurs de haute qualité ; on a l’impression d’avoir les mêmes personnages qu’à l’époque des faits en 1984. Même le cardinal Glemp est reconnaissable à ses oreilles.

Un beau récit d’une page douloureuse de la Pologne alternant fiction et documents d’époque. De la belle ouvrage réalisé sur un sujet encore tabou : l'horreur de la doctrine communiste ; et il y a encore des individus qui osent s'en réclamer.

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MESSES DU DIMANCHE DES RAMEAUX

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Dimanche des Rameaux en période de Carême confiné ; vous penserez à ce qu'ont vécu ceux dont nous célébrons la mémoire pendant la révolution.
Deux messes en la chapelle Sainte Catherine de la paroisse Saint Patern de Vannes.
 
FORME EXTRAORDINAIRE DU RIT ROMAIN 9 H 25 : https://www.youtube.com/watch?v=k8U0RCb5ito
 
FORME ORDINAIRE DU RIT ROMAIN 11 H :   https://www.youtube.com/watch?v=EKPKHtg1cwg
 
Bon dimanche de la Passion, bon dimanche des Rameaux.
 
Chouanmicalement,
Noël Stassinet
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DECONFINEMENT FECAMPOIS

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DECONFINEMENT FECAMPOIS

Lorsque des jours meilleurs seront revenus (Covip ne va quand même pas nous pourrir la vie éternellement) il sera temps de se rattraper du confinement démocratiquement imposé pour notre santé ; par forcément pour celle du portefeuille des négligents qui n’ont pas rempli d’ausweis.

 

La Normandie peut être une sympathique destination ; elle est connue pour ses talents culinaires et la beauté de ses paysages, « ses vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie, une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie » comme le chantaient Stone et Charden au siècle passé. Son escalope de veau « Vallée d’Auge » somptueusement nappée de vraie crème fraîche généreusement flambée d’un calvados de derrière les fagots à en faire baver d’envie un bénédictin après un très long Carême.

Et, à propos, terminer ce repas par une Bénédictine  pour dégraisser, en parodiant cette « réclame » des années 70 « la Bénédictine, la Bénédictine, la bonne liqueur pour le foie ».

C’est à Fécamp, dans le Pays de Caux, en Seine-Maritime qu’elle est élaborée. Elle a été inventée en 1863 par un nommé Le Grand (né le 6 juin 1830) auquel ses parents devaient vouloir favoriser la destinée en le prénommant Alexandre !

DECONFINEMENT FECAMPOIS

Fils d’un capitaine au long cours, qui va lui donner le goût des choses belles et anciennes, il ouvre une maison de négoce de vins qui fructifie rapidement. Il fait la connaissance d’un pharmacien avec qui il élabore un élixir composé de diverses plantes locales et des plantes exotiques ; la jolie légende dit que la recette a été découverte par Alexandre Le Grand dans un vieux grimoire rescapé de la mise à sac de l’abbaye bénédictine de Fécamp en 1792 trouvé dans les vieux papiers de famille.

Ce grimoire aurait été réalisé par un moine italien, Dom Bernardo Vincelli, en l’abbaye de Fécamp au XVIème siècle, le premier créateur du divin breuvage. Cependant son nom ne figure pas dans les registres des moines qui se trouvent dans la bibliothèque  de l’abbaye de Saint Wandrille à Fontenelle (Seine-Maritime). Mais c’est une jolie légende qui n’enlève rien à la liqueur aux 27 composants.

DECONFINEMENT FECAMPOIS

Comme pour La Grande Chartreuse le secret de la recette est total. Il est possible aussi qu’Alexandre Le Grand ait trouvé des renseignements dans les affaires anciennes de l’abbaye récupérées par son père en particulier des « recettes » des moines remises par Dom Louis-Ambroise Blandin (1760-1848), moine réfractaire, qui avait survécu dans des conditions périlleuses pendant la révolution. En effet il célébrait la messe en cachette sur de grandes distances et fut emprisonn ; il dut son salut à la chute de Robespierre. Son calice et la patène sont conservés dans le musée.

DECONFINEMENT FECAMPOIS

1861 doit voir la fabrication puisqu’il faut deux ans de vieillissement  pour élaborer ce nectar et 1863 serait plutôt la date de commercialisation.

Le créateur s’appuie sur la « Réclame » comme s’appelait alors la publicité pour lancer son « bébé » ; c’est un précurseur qui s’appuie sur des artistes de renom de l’époque pour réaliser ses affiches et prospectus. Les chiffres montent en puissance pour atteindre 150 mille flacons en 1873. En 1876 c’est la création de la société La Bénédictine S.A.

En 1860 il s’était engagé dans la Compagnie de Sapeurs-pompiers de la ville.

Il veut une distillerie où les  visiteurs puissent assister à la fabrication. Alexandre Le Grand fait  alors construire un site inauguré en 1882 (l’année de l’introduction en Bourse) pour faire face à la production qui atteint 350 mille flacons et bientôt un million. C’est un majestueux palais néogothique et néo-renaissance qui au sous-sol accueille les alambics  et les caves de vieillissement (La Bénédictine est toujours élaborée là,  à Fécamp). Cette liqueur n’est pas réalisée par macération mais par distillation des plantes puis de la préparation finale avant la mise en barriques de chêne pendant deux ans.

Maintenant le breuvage est transporté incognito par camion citerne à Beaucaire dans le Gard où se fait la mise en flacons depuis que la marque a été rachetée (comme Get mint de Revel- Tarn) par le groupe Martini.

 

Le rez de chaussée et l’étage accueillent un musée, où sont déposées les collections d’art et d’art sacré, particulièrement riche des acquisitions d’Alexandre et des objets cachés lors de la révolution et certainement remis par Dom Blandin.

En particulier une éblouissante collection d’ivoires en statuaire ou triptyques qui devaient certainement servir de chapelles portatives.

DECONFINEMENT FECAMPOIS

 Toutes ces œuvres splendides sont datées du XVII-XVIIIème siècle. On peut voir aussi deux Christ dont un sculptédans une seule défense sans raccord des bras ; le carton signalétique relève ce détail.

DECONFINEMENT FECAMPOISDECONFINEMENT FECAMPOIS

Il aurait du être précisé "Christ des catholiques jansénistes" car ils matérialisaient leur théologie d’un Salut restreint par les bras du Christ rapprochés alors que ce Salut, pour les catholiques ordinaires, est offert au plus grand nombre et matérialisé par le Christ aux bras étendus sur la croix. Une autre curiosité avec cette Croix moderne en bronze doré et émaux. Superbe.

DECONFINEMENT FECAMPOIS

En réalité elle est du XIIème siècle.

De magnifiques peintures de diverses époques, des incunables (ouvrages réalisés avec des lettres d’imprimerie mais avant 1500 et reprenant la présentation manuscrite et enluminée).

DECONFINEMENT FECAMPOIS

ou bien aussi, venant d’Anjou, différentes sortes de verrous,  des coffres aux serrures très compliquées, une seule clé aussi compliquée, manœuvrant de quatre à six pênes.

DECONFINEMENT FECAMPOIS

Mais aussi un beau service à liqueur offert par le Tsar Nicolas II pour le cinquantième anniversaire de La Bénédictine (marqué 1863-1913).

DECONFINEMENT FECAMPOIS

Il est assez décevant mais aussi assez habituel de voir l’indifférence de beaucoup de visiteurs qui défilent devant les vitrines chargées d’Histoire et d’œuvres d’art à la vitesse d’un cortège de Japonais dans Notre Dame de Paris (avant l’incendie du toit bien sûr !). C’est vrai que la majorité est plus intéressée par la visite de la salle des alambics où des chais dans lesquelles flotte l’agréable parfum de La Bénédictine.

L’entrée est de 14 € avec dégustation de deux présentations de la liqueur ; il y a même un éthylomètre. Sur un site (Tripadvisor) j’ai pu lire que certains trouvaient que l’entrée était chère ; ils ne doivent pas avoir l’habitude de fréquenter les musées et, de plus, rares sont ceux qui offrent un verre d’excellent breuvage. Je pense que ce doit être les aigreurs de quelque anti-calotin primaire devant l’abondance de riches collections religieuses.

Dernier point n’achetez pas votre liqueur dans le centre Leclerc il y a à peu près 10€ d’écart en faveur de la boutique du musée.

 

Alexandre Le Grand, catholique pratiquant est aussi un mécène généreux ; il fonde une caisse de retraite pour tous ses employés, une caisse d’assurance, il crée un orphelinat, une fanfare. Son palais est en partie détruit par un incendie criminel en 1892 et reconstruit dès l’année suivante ; la production n’est pas altérée.

 

En 1871  il est fait Chevalier de la Légion d’honneur par décision du Ministre de l’Intérieur le 26 août. Pourquoi ?   En 1870, capitaine commandant la Compagnie de Sapeurs-pompiers de Fécamp, il a répondu, avec un détachement de sa compagnie, à l’appel que fit le Ministre de l’Intérieur aux Sapeurs-pompiers des départements alentour de Paris après l’attaque de la caserne de La Villette, le 14 août, par les hommes du socialo-anarchiste Blanqui, prémices, en quelque sorte de la Commune et de ses massacres quelques mois plus tard. « Lorsqu’éclatèrent les terribles incendies à Paris qui signalaient les derniers moments du règne de la Commune (mai 1871 note SCB), M. Legrand partit encore à la tête d’un détachement de sa compagnie et combattit l’incendie qui dévorait la Cour de Cassation et la Bibliothèque. Il put faire enlever le dernier drapeau rouge qui flottait sur la coupole du palais et sauver un lingot d’argent qui fut remis aux mains de l’architecte de ce monument A.N. Base Léonore LH/1560/18». Il verse 12 Francs pour « prix du brevet » (récépissé signé du receveur particulier des Finances de Fécamp).

Le 12 octobre 1874 il est fait Chevalier de l’ordre du Christ du Portugal. Il aurait mentionné la Légion d’honneur sur des prospectus « réclame » ce qui aurait entraîné une mise en demeure de cesser cela par le Grand chancelier de la Légion d’honneur.

Veuf en 1873 de Léonie Couïllard qui lui a donné 16 enfants (3 décédés en bas âge) en 21 ans de mariage ; elle décède 12 jours après avoir donné naissance à son dernier enfant qui meurt, à son tour, deux jours plus tard. Il se remarie en 1874 et sa nouvelle femme lui donne quatre enfants. Alexandre Le Grand (ou Legrand selon les actes) décède le 20 mai 1898 âgé de 67 ans.

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MIEUX VAUT UN CHERCHEUR-DECOUVREUR QU'UN POLITICIEN VANITEUX AIGRI

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Le Blog Réseau Voltaire a publié un billet de Gabrielle Cluzel concernant le Corona virus et les travaux du Professeur agrégé Didier Raoult. La vidéo qui précède cet article, qui n'a rien à voir avec la Chouannerie, nous intéresse pourtant car, ainsi que pour l’enseignement de l'Histoire, il y a beaucoup de n’importe quoi dans ce qui est dit sur ce virus et ce que dit ce jeune professeur sur les travaux de son "patron" remet les pendules à l'heure. Le Souvenir Chouan de Bretagne met son grain de sel !

Ce que Gabrielle Cluzel semble ignorer, dans son exposé sur le nombre de cas, c'est que pour ceux classés graves (comme le cancer ou certaines épidémiologies) les protocoles d’expérimentation sont modifiés à cause de l'urgence et que l'on vise plus l'efficacité que la toxicité. Le rapport bénéfice/risque est évalué de même le protocole sur le nombre de patients inclus est moins exigeant le calcul du X2 (Chi 2) étant en fonction de la différence entre la population sous principe actif et la population témoin (avec ou sans placebo). Dans le cas de l'étude du Pr Raoult l'écart est hautement significatif.

De plus le Professeur Raoult utilise une molécule dont déjà, point positif, la toxicité est connue grâce au plus ancien nom commercial de ce médicament : la Nivaquine (1947 Spécia Rhône-Poulenc), antipaludéen de référence qui a soigné des millions de voyageurs. Gabrielle Cluzel semble ignorer que par sa composition chimique, aux doses thérapeutiques la Chloroquine n'est pas toxique. Mais c'est une question de dose ! Elle est mortelle (par arrêt cardiaque) si non respect de la posologie. Il suffit simplement de dépasser la dose prescrite ; comme l'insuline elle aussi mortelle et indétectable quelques minutes seulement après la mort.
Tout est question de dosage ; est-ce que les candidats aux interventions chirurgicales savent qu'une faible proportion de curare est utilisée pour l'anesthésie, que le cyanure est utilisée ou était utilisé en cardiologie, l'insuline traitement incontournable des diabètes sévères, etc..

Et un truc anodin mais un petit dada lorsque je travaillais : le jus de pamplemousse, utilisé par milliers de litres, sait-on qu'il est redoutable lorsqu'il est bu avec certains médicaments (en particulier de cardiologie ou d'oncologie) dont il bloque les effets ? Pourtant un de ses composants (la naragénine) bloque le Cytochrome P450 responsable de la métabolisation hépatique et annihile les effets bénéfiques du médicament ; et il se consomme chaque année des wagons de jus de pamplemousse dans le monde !

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A VERSAILLES IL Y A NEUF ANS

Publié le par culture

A VERSAILLES IL Y A NEUF ANS

Cherchant ce matin un article sur le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne j'ai retrouvé avec plaisir des articles publiés au moment de la magnifique exposition consacrée Aux Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles. Je les remets pour ceux qui ne les connaissent pas.

 

VERSAILLES NOUS EST CONTE...............

Publié le 13 janvier 2011 par culture

VERSAILLES nous est conté et un nouvel emplâtre posé sur l'histoire enseignée s'effondre dans la poussière !!!!! Après le roi petit et gros, le Louis XVI  ignare passant son temps à construire des serrures, pendant que sa femme, la Reine, passait son temps avec des mignons à envoyer ses jupons par dessus les moulins, nous avons eu droit à l'incompétent sur le plan politique, puis au traître fuyant son pays et arrêté à Varennes.

On a rendu justice tardivement - 1993 - de sa grande taille, ses plus de 1 M 90 ayant été décisifs lors de l'exhumation de son squelette en 1815. Qu'il ait été bedonnant, c'était plutôt la tendance de l'époque qui vivait très bien sans aérobic.

On connaît le scientifique passionné, ordonnateur du voyage de La Pérouse dont il demandera, au pied de l'échafaud, si l'on a de ses nouvelles ; petite phrase qui démontre la qualité de la personne à l'ultime moment. On sait que, outre la serrure (qui était un art compliqué à cette époque où n'existaient pas les chambres fortes et autres systèmes électroniques) il se débrouillait plutôt bien en horlogerie. Pour l'expédition de La Pérouse il avait fait embarquer tout un matériel dont on aperçoit une partie du double au Musée de la Marine au Trocadéro.

Quand à la Reine, son épouse, il a suffi de contempler la superbe exposition qui lui fut consacrée au Grand Palais en 2008 pour se rendre compte que les rumeurs répandues sur son honneur venaient de son cercle rapproché, son beau-frère Valois - futur Charles X ,  son cousin Philippe d'Orléans (futur Egalité, égalisé en novembre 1793, véritable fripouille luttant contre son cousin et Roi, en particulier en achetant le blé stocké dans les entrepôts parisiens pour le revendre aux Anglais et provoquer ainsi la disette )- attifés d' épouses dont la grâce et la beauté étaient fort loin de celles de la Reine. Ils feront répandre pamphlets et autres dessins pornographiques, dont un, vraiment choquant, était montré dans une vitrine du Grand Palais   mais ne figure pas dans le très beau catalogue de l'exposition.

Allez vite regarder cette superbe vidéo, sur le Roi qui s'intéressait à l'agriculture, c'est frais et c'est beau.

SCIENCES ET CURIOSITES, CHATEAU DE VERSAILLES

Publié le 12 mars 2011 par culture

Nous en avons déjà parlé sur ce Blog, mais la haute qualité de l'exposition consacrée aux Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles mérite d'être soulignée une nouvelle fois. Les responsables de l'exposition ont décidé de la prolonger jusqu'au 3 avril, ce qui démontre  bien le vif intérêt manifesté à son endroit. Conseil alors à tous ceux qui vont aller se promener en région parisienne d'aller faire une visite au Château de Versailles et de constater ainsi que nous sommes très éloignés des mensonges enseignés, et toujours répandus, sur une Cour artificielle qui se vautrait essentiellement dans le luxe, la débauche, le superficiel et autres fredaines.

Un démenti cinglant pour des gens se prétendant historiens, un démenti cinglant pour Jules (Michelet).

Merci aux organisateurs de ce superbe moment d'enseignement, en particulier à Madame Béatrix Saule, Commissaire de l'exposition, Madame Catherine Arminjon, Conservateur du Patrimoine  et Mademoiselle Hélène Delalex, Commissaire-adjoint de l'exposition. Merci à elles d'avoir remis en lumière la vérité sur les recherches scientifiques durant "l'obscurantisme du dit Ancien Régime".

Il est amusant de faire le rapprochement entre cette magnifique exposition, à la gloire de la monarchie de France, réalisée sous la présidence de Monsieur Aillagon Président de l’Établissement du Château de Versailles, et le fait que c'est ce dernier qui avait organisé les ridicules défilés, avec les tout autant ridicules "marionnettes", et autres pantalonnades pour la commémoration de la Révolution en 1989, sous le régime mitterrandien.

Le film que vous pouvez découvrir ci-dessous est celui qui nous accueille dans la rotonde à partir de laquelle s'effectue la découverte, juste après le passage des expériences électriques.

Ce film est remarquablement réalisé et mérite d'être "dégusté" plus d'une fois.

MAIS EN CE MOMENT, LE CHÂTEAU DE VERSAILLES EST AUSSI UN ECRIN montrant une superbe collection des œuvres diverses qui naquirent sous la monarchie dont cette superbe horloge astronomique due à l'ingénieur Passemant, programmée jusqu'à l'an 9999, qui en un fonctionnement de soixante roues et pignons autour d'un axe central, indique outre l'heure et les jours (banal !), les mois, les années -y compris bissextiles- mais aussi la position de la lune et des astres, les signes du Zodiaque.

Il y a aussi cette jolie joueuse de tympanon (L'androïde) - évoquant Marie-Antoinette qui acheta cette machine, l'estimant plus qu'un jouet, et l'offrira à l'Académie des Sciences en 1785- dont le mécanisme compliqué, dissimulé sous la robe, est l'ancêtre des robots et des ordinateurs. On peut découvrir que l'on  est loin des clichés à la Jules (Michelet et Ferry) sur la frivolité des lieux : Le Château de Versailles était un vrai centre de recherche scientifique, où les savants, souvent pauvres, étaient logés et rémunérés par le Roi, pouvant ainsi poursuivre leurs recherches mathématiques, physiques ou chimiques ; qu'il s'agisse de l'électricité, des couleurs des feux d'artifice, la dissection d'animaux, de l'ancêtre de l'ascenseur, ou bien  le spécialiste des serrures et de la mécanique se faisant inoculer la variole, Louis XVI, inventeur en somme du vaccin....

Quel magnifique revirement dans l'enseignement de l'Histoire nous devons coup sur coup à la Réunion des Musées Nationaux ; Marie-Antoinette revue et corrigée par l'exposition au Grand Palais, la Monarchie obscurantiste et retardataire revue et corrigée par l'exposition Sciences et Curiosités à la Cour de Versailles. Merci à celles  et à ceux qui ont élégamment œuvré pour cette exposition qui signe sa réussite par une prolongation jusqu'au 3 avril 2011 (au lieu du 27 février). Après ce genre d'exposition, et les informations amenées, seuls resteront les sots, les imbéciles, les historiens malhonnêtes  bornés et irrécupérables pour continuer à parler comme Barère de Vieuzac, il y a 218 ans !

A VERSAILLES IL Y A NEUF ANS

LE CHÂTEAU DE VERSAILLES EST ARCHITECTURALEMENT UNE SPLENDEUR.

Magnifiquement restauré, le Portail Royal recréé, les balcons, les faitières et autres épis de toiture redorés, c'est un bonheur de le contempler en un si bel état où le remettent des entreprises privées qui sont les mécènes de cette superbe restauration qui, grâce à eux, durera largement plus de quinze ans, mieux que la précédente Restauration (mauvais jeu de mot, tant pis!). Merci à Vinci (Autoroutes du Sud de la France, Cofiroute etc..parcs de stationnement, tramway, aéroports etc,etc,etc..), et à Monnoyeur (les éoliennes qui égaient nos campagnes, les engins de travaux publiques, locations de véhicules etc, etc, etc..), merci à eux, donc merci à nous, puisque ces deux énormes groupes n'existent que grâce à nous, consommateurs de leurs services et productions. Nous sommes donc fiers de nos travaux de restauration de notre patrimoine.

Contempler cette œuvre d'art, qui pour sa partie originelle et centrale fêtera dans douze ans ses 500 ans - (quid de la Grande Arche, Opéra Bastille et autres pyramides de Peï architecte spécialisé dans l'éphémère ?)- est un vrai bonheur et un chant de louange pour le roi Louis XIV qui nous laisse un magnifique trésor qui, lui, ne sera pas dilapidé par les mauvais gestionnaires de la République. En effet, si pour essayer d'éponger une partie de cette abyssale dette (voir page précédente de ce Blog) certains édifices royaux-tel le Ministère de la Marine place de la Concorde (témoin de la mort de Louis XVI et de Marie-Antoinette) - risquent de partir en pays étranger, ce ne sera pas dans leur état. En effet, si  cela est arrivé au XXème siècle, en conséquence des dégradations dues à la Révolution (biens du clergé vendus et utilisés comme carrières de pierres) aux magnifiques cloîtres de Saint-Guilhem-le-Désert (34), Saint-Michel-de-Cuxa (66), Trie sur Baïse (65), Froville ( 54 ) et qui sont maintenant aux Etats-Unis, ce déménagement ne se fera pas au sens visuel- cela ferait du tapage- mais dans leur propriété.

Espérons, enfin, que les nouveaux acquéreurs resteront soucieux de ce patrimoine historique construit par la Monarchie, patrimoine dans lequel, tel un coucou, la République a installé son insuffisance économique (Voir la page de ce Blog consacrée à l'infâme dette sous la monarchie). Espérons aussi que ces mêmes acquéreurs ne démonteront pas les intérieurs pour les revendre comme le firent certains japonais dans des châteaux tourangeaux ou bordelais laissés à l'état de squelettes.

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C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE

Publié le par culture

C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE

Par six fois, ce lundi soir, le locataire de l’Élysée, Chef désarmé, a clamé, comme une incantation Sioux "C'est la guerre". Il ne manquait que la danse du scalp !

Manifestement comme pour beaucoup d'autres choses, il ne sait pas l'importance des mots qu'il prononce en lisant son texte sur le téléprompteur. C'est un état sanitaire, ce n'est pas un état de guerre. Il devrait d'ailleurs se souvenir des manifestations du corps de santé (médecins et infirmières) qu'il a faites réprimer par les sbires de Castagneur.

J'ai trouvé curieuse sa référence à l'Histoire de la France, lui qui n'a jamais eu de mots assez durs pour la fustiger.

C'est un peu n'importe quoi que nous entendons actuellement. J'ai entendu un parallèle fait avec le virus du Sida ; c'est un peu osé car on sait qu'il touche des populations à risque et non le sujet qui se promène benoîtement dans la rue ou dans les commerces et que pour le transmettre, hors ces populations spécifiques, il faut qu'il y ait l'incurie de Dufoix (responsable pas coupable), Fabius ou Hervé (Edmond) (qui eux ne savaient pas, ben tiens !) qui laissent transfuser, par radinerie, du sang contaminé.

Enfin il ne faut pas oublier les responsabilités des politiques dans le manque d'effectifs du corps médical du au freinage à l'entrée des portes des facultés de médecine, commencé sous Giscaing des Stars et qui s'est aggravé avec Mitruand (on est passé de 8 mille avant Giscaing à 4 mille avec Tonton). On en paie les fruits ; un personnel médical surchargé avec les catastrophiques 35 heures du pilier de bistrot de Lille. Le nain de l'Elysée peut faire de beaux effets de masques dramatiques : il a sa part de responsabilités et c'est la population qui en paie le prix en étant obligé de rester cloîtrée !

Ce n'est pas de la Chouannerie ? Non, mais ça fait du bien de rappeler certaines choses.

Enfin dernière pique il ne faut pas oublier les deux cent mille enfants aspirés vivants dans le ventre de leur mère, chaque année, et dans la seule France. Soit aux alentours de 10 millions d'enfants victimes de cette loi mise en place par le trio Giscaing-Chirac-Veil depuis 45 ans ; cela veut dire aussi que ceux qui seraient nés il y a 40 - 45 ans auraient donné des enfants à la France ; et là on arrive à pas loin de 14 millions de personnes absentes.

Enfin retour à la Chouannerie car, à cause de ces irresponsables, je suis obligé d'annuler le Conseil d'Administration que j'avais préparé (540 Km faits vendredi) pour samedi.

C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE, C'EST LA GUERRE
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