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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE

C'est dans l'orangerie du château de Penhoët que se tiendra samedi prochain 27 juin notre Assemblée générale à partit de 10 H 15.

Outre l'habituel rapport moral du Président et le compte rendu financier de la Trésorière nous recevrons le Maire et le Premier adjoint de la mairie de Brec'h pour leur remettre notre chèque de participation  aux frais de restauration de la chapelle du Champ des martyrs. Un chèque conséquent grâce à la générosité des donateurs du Souvenir Chouan de Bretagne.

Tanneguy Lehideux sera là aussi et nous parlera du sujet de son dernier ouvrage "Quatrevingt-Treize, Brutus, Sophie, Victor ou la légende de Victor Hugo". Il dédicacera ce décoiffant ouvrage.

Après le déjeuner servi par "Les traiteurs du Loc'h" nous partirons en balade sur les lieux permettant l'évocation de la Bataille du Pont du Loc'h le 25 janvier 1800.

La journée se terminera par le cidre de l'amitié et ses sympathiques palets bretons auprès de notre menhir commémorant cette épisode de la Chouannerie.

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19-23 JUIN 1790 ABOLITION DE LA NOBLESSE HÉRÉDITAIRE ET DES TITRES

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19-23 JUIN 1790 ABOLITION DE LA NOBLESSE HÉRÉDITAIRE ET DES TITRES

Dans les Archives parlementaires de l’Assemblée Nationale Constituante on trouve :

Décret portant abolition de la noblesse, de la livrée, des qualifications honorifiques lors de la séance du 19 juin 1790.

Les propositions de ce décret sont portées devant l’Assemblée par MM. Le Chapelier, Lanjuinais et Fréteau (Emmanuel Fréteau de Saint Just – député de la noblesse de Melun) soutenu par les frères Charles et Alexandre de Lameth (entr’autres).

Le Chapelier et Fréteau de Saint Just  mourront d’une mauvaise coupure de rasoir et les autres finiront benoîtement dans leurs lits.

« M. le Président (Siéyes) met aux voix le décret dont les parties ont déjà été votées successivement. Il est adopté en ces termes :

L’assemblée nationale décrète que la noblesse héréditaire est pour toujours abolie ; qu’en conséquence les titres de prince, de duc, de comte, de marquis, vicomte, vidame, baron, chevalier, messire, écuyer, noble, et tous autres titres semblables ne seront ni pris par qui que ce soit ni donnés à personne.

- Qu’aucun citoyen français ne pourra prendre  que le vrai nom de sa famille ;

- Qu’il ne pourra non plus porter ni faire porter de livrée ni avoir d’armoiries ;

- Que l’encens ne sera brûlé, dans les temples, que pour honorer la Divinité et ne sera offert à qui que ce soit ;

- Que les titres de Monseigneur et de Messeigneurs ne seront donnés ni à aucun corps ni à aucun individu ainsi que les titres d’excellence, d’altesse, d’éminence, de grandeur.

Sans que, sous prétexte du présent décret, aucun citoyen puisse se permettre d’attenter  aux monuments dans les temples, aux chartes, titres et autres renseignements intéressant les familles ou les propriétés, ni aux décorations d’aucuns lieux publiques ou particuliers, et sans que l’exécution des dispositions relatives aux livrées et aux armes placées sur les voitures, puisse être suivie ni exigée par qui que ce soit, avant le 14 juillet pour les citoyens vivant à Paris et avant trois mois pour ceux qui habitent la province.

 

C’est toujours pathétique de voir des individus tirer contre leur propre camp.

 

Fréteau et LanjuinaisFréteau et Lanjuinais

Fréteau et Lanjuinais

Constatons qu’il s’agit de la suppression des titres de la noblesse et non l’interdiction de la particule. 200 ans plus tard cet article a été utilisé par l’avocat d’un individu pour retrouver une particule qui n’a jamais appartenue à sa famille roturière.

L’argutie de l’avocat de l’individu en question est celle-ci : « Qu’en raison de la tourmente de la période révolutionnaire dont il est historiquement notoire qu’elle a créé une grande incertitude en matière d’Etat Civil et plus particulièrement pour les familles nobles ou considérées comme telles contraints à dissimuler leur identité par l’effet notamment des décrets des 19 et 23 juin 1790 et des Lois sur les suspects des 19 et 22 juillet 1791 et suivantes incitation qui se maintint par l’effet des guerres incessantes de l’empire, il en est résulté une erreur dans la transcription dans l’acte de naissance de Hippolyte né le 20 juin 1807 » .

Argutie fallacieuse alors que le Consulat et surtout l’Empire furent des accélérateurs de particule !

 

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LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

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LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

Dans le Larousse 1989, le terme ramasser une pelle est français et s'utilise en langage familier dans le sens de chuter lourdement, tomber durement.

Ce terme peut donc être considéré comme faisant partie du vocabulaire révolutionnaire.

Il s'applique, en ce 18 juin 1815, à l'empereur Napoléon qui signe là sa plus grande défaite, dans le sang des SEPT MILLE morts et des dix huit mille blessés 8 mille prisonniers de cette monstrueuse boucherie, qui opposa 86.000 Impériaux à 113.000 Alliés (anglo-prussiens) selon le site de Waterloo. Certes cette boucherie fut moins importante qu’à Eylau (plus de DIX Mille morts) ou la redoutable retraite de Russie (Ils partirent plus de SIX cent mille et revinrent VINGT mille !!!).

Selon d’autres sources, proches des bonapartistes, 5.000 morts, 18.000 blessés, 10.000 prisonniers impériaux sont cités

Avant la défaite et la déroute, comme lors de la retraite de Russie, l’Empereur aura quitté le champ de bataille et regagné Paris.

Rappelons quand même qu’au milieu de  ce massacre le remarquable Dominique Larrey, chirurgien du champ de bataille et créateur des ambulances chirurgicales mobiles a sauvé un très grand nombre de blessés qui seraient morts sans ses interventions. Il évitera de peu d'être fusillé par les Prussiens et devra la vie sauve à Blücher dont il avait soigné le fils.

 

LA PELLE DU 18 JUIN.........1815

QUEL BILAN ?

 

Cet empereur républicain aura parachevé l'œuvre mortifère de la révolution. Il est encensé pour le "Code Napoléon" en réalité œuvre des Rois et de la Convention qu'il a perfectionnée et que seul un dictateur pouvait faire appliquer.

On lui doit le rétablissement de la torture, abolie sous Louis XVI, particulièrement par "serrage de pouce": cela consiste à mettre la phalange du pouce du coupable (ou présumé coupable) entre le chien et le bassinet d'un pistolet à silex et à appuyer sur la détente. Moyen infaillible pour convaincre de parler. Méthode infaillible qui rendit bavard le taciturne Picot à la prison de l’abbaye en 1804. (Cadoudal sera, sur ordre de Réal cornaqué par le 1er Consul, préservé de toute torture lors de son arrestation en mars 1804).

 

Napoléon signe sa chute définitive le 22 juin. Il laisse derrière lui plus d'un million de morts et autant d'invalides (le chiffre oscille entre 400 mille et 1.100.000 selon que l’on est ou pas bonapartiste), un pays à moitié envahi par l'ennemi, qui n'était, sous les Rois, qu'un adversaire - ce qui est différent - et, en signant sa chute par son abdication, il mettra fin à 23 années de guerres incessantes et meurtrières.

L'expansion des idéaux de la bienheureuse révolution, généreusement répartis sur l'ensemble de l'Europe, aura causé une multitude de destructions humaines, agricoles, immobilières. Mais l'Empereur garde toujours une popularité certaine. Peut-être que s'il avait été allemand sa popularité eût été différente ? Ah ! Oui vraiment, Liberté-Egalité-Fraternité, que de bonheurs on a fait en votre nom !

 

Son débarquement sur la côte de Golfe Jouan fin mars aura permis d’assister à un spectacle lamentable de retournements de vestes successifs, du simple soldat jusqu’au maréchal, du fonctionnaire basique au ministre sans état d’âme et sans convictions réelles. Mais notre époque ne peut pas le leur reprocher. Comme le disait avec cynisme l’homme politique Edgar Faure (GOF et abolitionniste du latin en septembre 1968) spécialiste du retournement de veste : ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change !

 

Waterloo termine cet épisode étrange de la fin de carrière d’un habile politicien-militaire qui n’aura jamais l’occasion, faisant mentir le dicton, de signer une troisième abdication.

 

Waterloo ne fut pas une défaite pour tout le monde : Nathan Rothschild a fait de bonnes affaires financières en spéculant sur la défaite de Napoléon à Waterloo mais aussi en annonçant auparavant la défaite de Wellington ce qui entraîna un marasme pour la Livre Sterling qui atteint son cours le plus bas et qu’il racheta alors par  énormes quantités. Trader avant l’heure ! De cela on est sûr. Mais beaucoup de légendes ont été propagées sur les moyens. Il n’était pas à Waterloo, il n’a pas traversé la Mer du Nord en pleine tempête après avoir soudoyé un pêcheur, il n’a pas envoyé de pigeon voyageur. Si le volume d’enrichissement n’est pas formellement établi  il est quand même très important, entre plusieurs dizaines et un million de Livres (1815 !).

 

Une note en bas d’un courrier à lui envoyé par un nommé John Roworth (son agent présent sur place, proche parent de l'ancien maire de Nottingham) confirme quand même : «J'ai été informé par le Commissaire White que vous avez bien fait par les premières informations que vous aviez de la Victoire acquise à Waterloo ».

 Ce qui est certain c’est l’absence de sentiment du financier.

 

« Vieillard, chapeau bas, ce passant fit sa fortune à l’heure où tu versais ton sang. Il jouait à la baisse et montait à mesure que notre chute était plus profonde et plus sûre. Il fallait un vautour à nos morts, il le futUn million joyeux sortit de Waterloo ; Si bien que du désastre il a fait sa victoire, Et que, pour la manger, et la tordre, et la boire, Ce Shaylock, avec le sabre de Blücher, A coupé sur la France une livre de chair. Or, de vous deux, c’est toi qu’on hait, lui qu’on vénère ;   Vieillard, tu n’es qu’un gueux, et ce millionnaire, C’est l’honnête homme. Allons, debout, et chapeau bas ! » Victor Hugo

 

Des charniers contenant les squelettes des soldats de l’armée napoléonienne sont régulièrement découverts et marquent les itinéraires  de l’Ogre en Europe de l’Est. Un des plus importants a été celui de Vilnius en 2001 contenant les restes de trois mille personnes qui ont été déposés dans le cimetière de la ville.

Contrairement à ce que prétend un loufoque adepte des déplacements d'ossements humains, les militaires tués sous les guerres napoléoniennes sont toujours là où ils sont tombés.

LA PELLE DU 18 JUIN.........1815
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LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !

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LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !

Tanneguy Lehideux a confié aux Editions Pays et Terroirs son nouvel ouvrage, « Vendée Quatrevingt-Treize, Sophie, Brutus et Victor ou la légende de Victor Hugo »  , dans lequel il se charge, en 348 pages,  de redresser les demi-mensonges et semi-vérités du poète écrivain sur son père « ce héros au regard si doux ».

Il serait même plus juste de parler de légendes et d’arrangements avec la vérité du panthéonisé.

Cet ouvrage est le troisième de Tanneguy Lehideux après Jean Terrien (Combats d’un Chouan) qui rappelait l’existence de la Chouannerie dans le (vaste) pays de Châteaubriant, puis la réhabilitation d’un général chouan oublié, le comte de Scépeaux qui avait établi des liens avec les « Vendéens » de Jean-Nicolas Stofflet et mené la Chouannerie dans le pays segréen.

 

Ce troisième ouvrage risque de faire de la peine aux hugolâtres avec la révélation des crimes commis par « monpèrecehérosauregardsidoux » mais peut-être préféreront-ils critiquer sans avoir lu les liens établis par les proches avec Carrier et les révolutionnaires.

Hugo fait partie de ces auteurs à la gloire quelque peu exagérée, versatile sur le plan politique, et plutôt menteur ou du moins affabulateur, en particulier sur l’histoire de sa famille que l’on découvre, avec quelque étonnement, dans le livre de Tanneguy Lehideux.

 

Trois chapitres  sont consacrés plus particulièrement au couple Sophie et  Brutus Hugo « le héros au regard si doux » et au comportement des uns et des autres dans cette période de la révolution.

 

L’auteur, très bien documenté, démonte la thèse de Victor sur sa mère « vendéenne » proche de madame de Bonchamps alors qu’au contraire elle fut très proche de Carrier qui eut pour maîtresse sa grand-tante Lenormand (Sophie Trébuchet est par sa mère une Lenormand famille bourgeoise nantaise et soutien de Carrier).

En refermant ce livre à la 348ème page vous aurez constaté que sur ses parents tout est faux chez Hugo.

Vente en librairie ou chez l’éditeur au prix de 23 €.    Présentation très soignée.                                                                

LE HUGO NOUVEAU EST ARRIVE !
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SOTIN de La COINDIERE 13 JUIN 1800

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SOTIN de La COINDIERE  13 JUIN 1800
SOTIN de La COINDIERE  13 JUIN 1800

Pierre Jean-Marie Sotin de La Coindière né le 11 avril 1764 est baptisé le 12 en la paroisse Saint Nicolas de Nantes. Il est le fils de Pierre Sotin Seigneur de La Coindière en Héric et de Dame Marie-Anne Lafiton qui se sont épousés en la chapelle du Bon-Pasteur (la maison du Bon-Pasteur était à l’emplacement de l’actuel presbytère de Saint Nicolas et servit de « prison » pour les femmes sous la révolution ; c’est là que sera enfermée, entr’autres personnes, Madame de Bonchamps avec sa fille). Le couple aura trois autres enfants : Jean-Marie né et baptisé le 7 avril 1765, Marie-Léonarde née et baptisée le 7 novembre 1768 et François né le 31 décembre 1769, baptisé le 2 janvier 1770 en l’église Sainte Croix. Pierre Sotin est licencié ès lois et avocat au Parlement de Bretagne (Rennes). Il décède le 20 mars 1770 en la paroisse de Sainte Croix à l’âge de 32 ans. (AD 44, AM Nantes Fonds Freslon vue 399/532)

Pierre Jean-Marie Sotin, avocat en Parlement Seigneur de La Coindière, épousera le 21 septembre 1789 (25 ans) demoiselle Marie-Louise Lemangin (ou Le Mangin) en l’église Saint Nicolas de Nantes.

Ils auront trois enfants : Pierre-Jean-Louis né le 14 octobre 1790 et baptisé le 15 en l’église Saint Nicolas, fils de Pierre-Jean-Marie Sotin ci-devant Sr de La Coindière administrateur du Directoire du district de Nantes, Hermine Marie, née le 29 et baptisée le 31 octobre 1791 et Alban  Anne Nicolas né 11 novembre 1791 et baptisé le 12. (Erreur du greffier ou gémellité inhabituelle les cas de naissance différée n’excédant pas en général, dans les cas originaux, deux jours).

Les temps ont donc changé et Pierre Jean-Marie va voguer sur les flots tumultueux de la révolution.

Son destin va basculer lorsqu’il va se trouver compris dans les 132 Nantais que Carrier voulait envoyer à Paris pour les faire juger (et guillotiner) par Fouquier-Tinville. Passant par Angers Carrier avait prévenu son collègue Francastel pour qu’il les pousse un peu dans la Loire, ce dont s’abstint le noyeur des Ponts de Cé (J’avais écrit à Francastel, à Angers, de les faire noyer là ou aux Ponts de Cé mais ce f..c.. n’a pas osé). Il y eut diverses exactions et ils ne furent que 110 le 5 janvier 1794  à arriver à Paris et 94 seulement seront en état de comparaître.

N’ayant pas de dossier à dresser contre eux, Fouquier demande au Comité révolutionnaire de Nantes des preuves des prévarications qui leur sont reprochées. Comme il n’y a rien cela prend du temps. Carrier revient à Paris le 14 février, retrouve le siège de secrétaire de la Convention, l’atmosphère est changeante, Robespierre trébuche malencontreusement et se  coupe en tombant sur le rasoir national.

Les 94 nantais mis en jugement se retournent contre le Comité révolutionnaire de Nantes qui va se retourner contre Carrier. Dans cette partie de bonneteau ce dernier sera le grand perdant et en perdra la tête. Les Nantais sont libérés ; la plupart rentre.

Sotin reste à Paris où il va faire carrière dans le système, s’intègre dans le Directoire dont il devient un zélé fonctionnaire au ministère de la police le 4 juillet 1797. Son zèle le fait remarquer et il se retrouve Ministre de la police après le mini coup de force du 19 fructidor AN V (4 septembre 1797).

Il va être à l’origine de l’application de la loi sur les passeports, de la chasse aux Emigrés rentrés avec Thermidor et surtout de la chasse aux prêtres ; là vont recommencer les persécutions, les exécutions sommaires, les assassinats et les déportations vers La Guyane. Il chute le 12 février 1798 pour une histoire de costume ; rien à voir avec des problèmes identiques actuellement. Il avait simplement refusé que soient revêtus par des députés, pour l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, des costumes qu’il soupçonnait avoir été fabriqués par les Anglais.

Il fut envoyé à Gênes comme ambassadeur extraordinaire, fit des bêtises fut expédié comme Consul général à New-York, revint en France et vaqua à diverses occupations.

Finalement il se retira à La Chevrolière où il avait une propriété arriva à trouver une charge de percepteur et mourut dans la gêne le 13 juin 1810. Il avait 46 ans.

SOTIN de La COINDIERE  13 JUIN 1800
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LECTURES FRANCAISES ET HISTOIRE DE CALICE

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LECTURES FRANCAISES ET HISTOIRE DE CALICE

 

Dans sa dernière livraison (N° 757 mai 2020) Lectures françaises, dans la rubrique courrier, annonce la publication d’une lettre trimestrielle gratuite « Lettre légitimiste de fidélité à la descendance de Louis XVII ». D’après L.F il est question "des dernières heures de Louis XVI d’après Edgeworth de Firmont". Entre parenthèses l’auteur de cette Lettre aurait pu écrire l’abbé Edgeworth de Firmont évitant une irrespectueuse familiarité. Les rédacteurs de Lectures Françaises écrivent " Nous y apprenons que le calice avec lequel l’abbé de Firmont célébra la messe à laquelle assista le roi est exposé dans le trésor de l’église de Saint-Urcize (Cantal)".

Depuis des années Lectures Françaises reçoit les revues du Souvenir Chouan de Bretagne au titre d’échanges ; lorsque je vois le commentaire des deux rédacteurs sur le calice de Saint –Urcize je me demande si, outre les recevoir, ils ouvrent La Revue.

En effet L’Histoire du calice de Saint Urcize a fait l’objet d’un article étayé dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne N°43 de juin 2017.

D’abord, d’après ce qu’il y a comme document sur les deux vases sacrés utilisés par l’abbé pour célébrer la dernière messe pour Louis XVI, ils seraient arrivés là par l’abbé Saint-Pée d’Amon ; mais comment sont-ils arrivés chez ce prêtre ? Mystère.

Le prêtre en aurait fait cadeau à l’abbé Pierre-Jean Ipcher lors de sa première messe. L’arrivée des vases sacrés serait du début XIXème siècle ; l’abbé Ipcher, né en 1761 a du être ordonné prêtre vers 1786, 1787, l’âge d’ordination des prêtres tournant, à cette époque pieuse, aux alentours de 25 ans. Bien avant le 21 janvier 1793.

A moins qu’il ait eu une vocation tardive, fait peu fréquent à cette époque, on conçoit mal qu’il ait été ordonné et dit sa première messe à plus de 30 ans !

Peut-être ce calice et sa patène ont été offerts par l’abbé Saint Pée à l’abbé Ipcher, curé de Saint-Urcize, lors des obsèques de sa sœur, épouse Ipcher, le 18 novembre 1809 ? Ce qui correspondrait avec leur apparition au début du XIXème siècle ?

 Cette histoire est sympathique mais peu vraisemblable.

DERNIERE MESSE DE LOUIS XVI A LA PRISON DU TEMPLE

Lorsque le roi a appris sa condamnation à la peine capitale il n’a de cesse de se préoccuper de la vie de son âme. Il demande à son avocat Monsieur de Malesherbes de solliciter l’aumônier de sa sœur Elisabeth, l ‘abbé Edgeworth de Firmont. C’est ainsi que ce dernier se présente au Temple et est admis à rencontrer le roi après fouille à corps. L’idée lui vient de célébrer la messe avant le départ matinal pour l’exécution.

A sa surprise sa demande est acceptée par les gardes et par les ministres réunis aux Tuileries. On va lui trouver le nécessaire pour célébrer : nappes, vases sacrés, Hosties, vin de messe, vêtements liturgiques fournis par le prêtre constitutionnel de la paroisse des Capucins (selon les Mémoires du fidèle Cléry) dont relève le Temple.

A 6 H du matin le 21 janvier l’abbé célèbre la messe pour le Roi ; elle est servie par Cléry.

A 8 H c’est le départ pour la place de la révolution et tout le matériel liturgique reste sur place y compris le calice, la patène, et les ornements. Il est bien évident qu’il est impossible à l’abbé d’emmener  quoi que ce soit !

Après l’exécution à 10 h 22 l’abbé n’a pas d’autre solution que de fuir et il est bien sûr hors de question de repasser au Temple récupérer le calice et la patène. C’est le prêtre (l'abbé Magnin ?) qui avait prêté tous ces objets qui est revenu les chercher.

L’abbé Edgeworth va franchir les différentes haies de soldats entourant la guillotine, se réfugie pendant un temps dans la Maison des Missions Etrangères (avec l’abbé Pierre Grayo de Kéravenan qui va marier bientôt Danton et Louise Gelly), ira ensuite se réfugier à Marly chez Monsieur Robert de Lézardière (dont un fils a été assassiné en la prison des Carmes le 2 septembre 1792) puis ensuite à Montigny Le Bretonneux chez le comte de Rochechouart. Puis ce sera Bayeux et enfin Londres.

Il est donc totalement impossible que le calice et la patène exposés à Saint Urcize soient ceux de la messe du 21 janvier.

LECTURES FRANCAISES ET HISTOIRE DE CALICE
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ÉVÊQUES ET CLERGÉ CONSTITUTIONNELS EN 2020

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ÉVÊQUES ET CLERGÉ CONSTITUTIONNELS EN 2020

Raconter l'Histoire c'est bien mais de temps en temps la garder en mémoire pour regarder en perspective les faits actuels permet de remarquer que si elle ne se répète pas elle aime repasser les plats.

Nous sommes attachés à rappeler l'insoumission des prêtres réfractaires par rapport à leurs collègues ayant prêté le serment à la Constitution. Mais il y a des prêtres constitutionnels tels que l'abbé Magnin ou l'abbé Lothringer (entr'autres) qui avaient prêté serment pour pouvoir continuer à exercer leur sacerdoce pour la sauvegarde des âmes ; rien à voir avec des tâcherons républicains comme les évêques renégats Gobel (Paris) Minée (Nantes) etc.

Je prends le risque de me faire houspiller en  prenant pour cible nos évêques et notre clergé actuel qui ont filé doux sous les ordres des  responsables (??) politiques qui ont asservi durant près de trois mois un peuple et mis en péril La France, son économie et son existence même !

Méconnaissant ou voulant faire penser à sa méconnaissance crasse des lois de séparation de l'Etat et de l'Eglise (certains s'obstinant à parler de séparation de l'Eglise et de l'Etat alors que c'est ce dernier qui s'est séparé de l'Eglise) l'Etat ne s'occupe pas de ce qui se passe dans les églises, le Ministre inculte s'est chargé de distribuer et faire appliquer les gestes barrières et autres distanciations sociales (qui n'est pas une distance à respecter entre riches et pauvres mais un espace à respecter et il aurait été plus respectueux de parler de distance physique ou sanitaire). Evêques et clergé ont repris les mêmes termes, les Curés de paroisse obligeant leur vicaire à obéir à l'autorité. Par contre, au mépris de la Loi, la police de Castaner s'est autorisée par deux fois à pénétrer dans des églises en cours de messe.

Certains même ont fermé leurs églises (comme dans le diocèse de Beauvais) avant les consignes gouvernementales, choses que je déplorais dans un courrier envoyé au Président de la Circonférence (un amalgame qui tourne en rond) des évêques de France le 3 mars 2020.

Dans sa réponse à ma lettre circonstanciée Mgr de Moulins-Beaufort, répondant à côté, écrivait que "La caractéristique d'une épidémie est la contagion" (Bien vu !) un chrétien doit pouvoir donner sa vie pour le Christ mais certes pas devenir un porteur de mort pour les autres..Chacun est responsable de tous les autres. Le Seigneur lui-même, après avoir touché un lépreux, s'abstint dans les villes et les village (Marc 2, 45).

Là je trouvais qu'il y allait fort et lui écrivais à nouveau le reprenant sur sa citation :"J'ai trouvé cette interprétation de l’Evangile un peu curieuse et, si je ne suis pas archevêque, ni prêtre, il me reste quelques restes de mes six ans de séminaire. Je suis allé vérifier le verset en question dans ma Bible (Chanoine Osty, Seuil, 1973) et ai trouvé, après que Jésus ait recommandé la discrétion au lépreux sur sa guérison (parce que son heure n’était pas venue) :"Mais lui, une fois sorti, se mit à proclamer partout la chose et à la divulguer, de sorte que [Jésus] ne pouvait plus  entrer ouvertement dans une ville, mais il se tenait en dehors dans des lieux déserts, et on venait vers lui de toute part(Mc 2-45)". C’est l’absence de discrétion du lépreux qui est la cause que Jésus évite les villes et non le fait qu’il l’ait touché !

Le 3 juin, le Président de la Circonférence des évêques de France était reçu à KTO pour un échange questions (de l'animateur Etienne Loraillère) et réponses (réponses épiscopales de l'évêque) pendant 52 minutes. Amusons-nous à noter que l'émission s'intitule "Sans langue de buis" ! Si, si.

Morceaux de bravoure !

Cela vaut vraiment le coup de tout écouter. Nous avons des évêques loukoum ! A part de très rares, très très rares* !

4'37": Pourquoi la CEF n'a pas fait ce que certains ont fait devant le Conseil d'Etat : pas aussi rapide, nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ! Critique à juste titre l'interdiction du culte par le ministre mais n'est pas allé protester !

7'38'': Se bat pour les chrétiens, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes (oubliant au passage que le bouddhisme n'est pas une religion; qu'il demande au Dalaï-lama).

14': la communion dans la bouche (sur la langue aurait été mieux) est irresponsable.

20' absence de soutien spirituel aux victimes et aux personnes décédées. Par contre, il n'y a pas que du mauvais, l’insistance donnée à la personne humaine qui n'est pas qu'un corps.

22'47'' : parle de PMA en argent pas en morale !

24'30'': Société plus organisée que jadis (tout est encadré et beaucoup moins simple d'approcher des malades hospitalisés).

28' : Ne pas transgresser la loi (Au secours Pierre-René Rogue et tous les prêtres et religieux Confesseurs de la Foi et massacrés par  la révolution!

32' : Question audacieuse de Etienne Loraillère sur les rapports de l'Eglise et sa place dans la société, Eglise bourgeoise ?

48' Autre question audacieuse sur la charité entre évêques ; enfin l'Archevêque parle de Dieu.

Noël Stassinet

* Ceux qui étaient bons ont du céder devant les calomnies ou les soupçons: Mgr Gaschignard à Dax (équivoques avec des jeunes) Mgr Castet à Luçon (proche des intégristes) Mgr Le Vert à Quimper (veut redresser le diocèse et harcelé par trois prêtres dont le vicaire général). Les autres ont plié y compris à Vannes.

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EGLISE SAINTE GENEVIEVE, PANTHEON, VICTOR HUGO, CNEWS

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EGLISE SAINTE GENEVIEVE, PANTHEON, VICTOR HUGO, CNEWS

Lundi soir sur CNEWS Marc Menant, l’hygiéniste (ainsi qu’il se dit), marquait le 135ème anniversaire de la panthéonisation du fils du Hérosauregardsidoux le 1er juin 1885 ; il précise que c’est à l’occasion de cette inhumation que le Panthéon revient à sa destination première après que l’on ait enlevé le mobilier religieux et les croix (en réalité cela avait été fait quatre ans auparavant !).

Un trou de mémoire a certainement frappé le chroniqueur. En effet la destination première de l’édifice est d’être un lieu de culte catholique élevé en l’honneur de Saint Geneviève, la sainte patronne de Paris (elle a du boulot !) sous le roi Louis XV avec des fonds privés et grâce à une loterie.

Achevée en 1790 l’église est spoliée une première fois par décision de l’Assemblée nationale constituante qui, le 4 avril 1791 (Louis XVI est toujours roi), la destine à devenir le Panthéon où seront déposés les « grands hommes » de la France. Mirabeau, Marat, Lepeletier de Saint-Fargeau (exécuté par l’ancien garde de Louis XVI Philippe de Pâris) y feront un aller-retour.

Napoléon 1er, dans le cadre du Concordat, rend l’édifice au culte catholique par décret du 20 février 1806 sous le nom d’église Sainte Geneviève. Six chapelains sont nommés desservants ; la crypte reste le lieu d’inhumation « des grands hommes ».

Sous Louis XVIII l’église est consacrée le 12 avril 1816 après en avoir enlevé tous les éléments étrangers au culte. On cache à la vue les tombeaux de Rousseau et Voltaire. Lorsque se posera la question d’évacuer l’anticlérical Voltaire Louis XVIII se contentera de dire : « Laissez-le donc, il est bien assez puni d'avoir à entendre la messe tous les jours » ! Par ordonnance du 12 décembre 1821 elle est confiée à l’archevêque de Paris.

Louis-Philippe le 26 août 1830 fait désacraliser l’église Sainte Geneviève qui redevient Panthéon. Il fait rapporter les Décret du 20 février 1806 et l’Ordonnance du 12 décembre 1821. On change le mobilier et David d’Angers est chargé de refaire le fronton et de remettre l’ancienne appellation en 1837.

Napoléon III (Napoléon le Petit selon Victor Hugo) par Décret du 6 décembre 1851 rend l’église au culte catholique  et par Décret du 22 mars 1852 rétablit le Décret du 20 février 1806 et la constitution d’une communauté de chapelains desservants.

Le Gouvernement Jules Grévy (dans les ministres signataires on note Sadi Carnot le fils du Conventionnel) à son tour laïcise l’église Sainte Geneviève qui redevient le Panthéon, accédant par Décret du 26 mai 1885 accède au vœu exprimé par l’Assemblée nationale en 1881 (Art. 1er : à la suite des obsèques ordonnées par la loi du 21 mai 1885, le corps de Victor Hugo sera déposé au Panthéon).

Les changements de destinées de cette église contrarient donc le raccourci de Marc Menant sur son retour  à sa première destination.

A un autre moment, le même personnage qui parlait de la France née le « Siècle des Lumières » se fait reprendre par Eric Zemmour qui lui assène que la France existait bien avant le « Siècle des Lumières ».

EGLISE SAINTE GENEVIEVE, PANTHEON, VICTOR HUGO, CNEWS

Il y a quelques soirs à propos de la révolution c’est le Quatrevingt -Treize de Victor Hugo qui était mis à l’honneur ; il y a quand même de meilleurs choix !

Ce qui est amusant (façon de parler) c’est que le poète situe son roman, sensé se dérouler en Vendée, à  l’embouchure du Couesnon où il fait débarquer le marquis de Lantenac, aux frontières de la Bretagne et de la Normandie. Rien à voir avec la Vendée.  Ou notre grand homme a été mal inspiré par une de ses références, Jules Michelet, ou ses connaissances géographiques étaient proches du point zéro.

A la lecture de ce Quatrevingt-Treize quelques perles scintillent et il ne faut pas les garder pour nous ! Morceaux choisis :

«La Vendée a avorté. D’autres révoltes ont réussi, la Suisse par exemple. Il y a cette différence entre l’insurgé des montagnes comme le Suisse et l’insurgé des forêts comme le Vendéen ; que, presque toujours, fatale influence du milieu, l’un se bat pour un idéal et l’autre pour des préjugés. L’un plane, l’autre rampe». !!!

«la monarchie ouvre le droit à l’insurrection, la république la ferme. En république toute insurrection est coupable»…/…«La Convention a toujours ployé au vent, mais le vent sortait de la bouche du peuple et c’était le souffle de Dieu».

«Le dix-huitième siècle atteignit quatre-vingt. Encor’treize, le nombre étrange, et le jour vint !»

Là nous sommes entre Jack Lang et Marguerite Duras.

«Pour beaucoup de raisonneurs à froid qui font après coup la théorie de la Terreur, 93 a été une amputation brutale mais nécessaire. Robespierre a été un Dupuytren politique. Ce que nous appelons guillotine n’est qu’un bistouri». !!!  

Horreur.

«la révolution française, c’est le salut, d’horreur mêlé. De la tête de Louis XVI, hélas, la lumière a coulé». 

Lang ou Pol Pot ?

«Le droit a sa colère, monsieur l’évêque, et la colère du droit est un élément du progrès.N’importe et quoi qu’on dise, la révolution française est le plus puissant pas du genre humain depuis l’avènement du Christ».  

 Des millions de gens remercient pour ce pas.

«C’est pour affirmer  ces réalités suprêmes, et non pour les nier, que  89 avait surgi. Renverser les bastilles, c’est délivrer l’humanité ; abolir la féodalité, c’est fonder la famille».

« d’un côté, l’inextricable complication gothique, le serf, le seigneur, l’esclave, le maître, la roture, la noblesse, le code multiple ramifié en coutumes, le juge et le prêtre coalisés, les ligatures innombrables, le fisc, les gabelles, la mainmorte, les capitations, les exceptions, les prérogatives, les préjugés, les fanatismes, le privilège royal de banqueroute, le sceptre, le trône, le bon plaisir, le droit divin. De l’autre cette chose simple, un couperet. D’un côté le nœud, de l’autre la hache. La Tourgue* avait été longtemps seule dans ce désert. Elle était là avec ses mâchicoulis d’où avaient ruisselé l’huile bouillante, la poix enflammée et le plomb fondu, avec ses oubliettes pavées d’ossements, avec sa chambre aux écartèlements, avec la tragédie énorme dont elle était remplie/…/ elle voyait se dresser devant elle quelque chose d’aussi horrible qu’elle, la guillotine».

 

Si Victor Hugo avait eu connaissance de l’histoire telle que nous la connaissons maintenant, n’aurait-il pas rédigé autrement son Quatrevingt-Treize  de façon aussi emphatique, aussi hugolienne ?

* La Tourgue est le château où se termine l’histoire entre Cimourdain, prêtre défroqué et Conventionnel en mission, et le marquis de Lantenac.

Rappelons enfin quelques éléments sur les « origines vendéennes de Victor » né à Besançon de Sophie Trébuchet née à Nantes et  de lointaines origines vendéennes (sur le plan familial et non pas politique) et de Brutus (le hérosauregardsidoux) natif de Nancy. Le seul sang vendéen de la famille est celui versé par Brutus lors de son passage dans l’Ouest entre 1793 et 1796 en particulier sous les ordres de Muscar dans le Sud de la Loire inférieure (qui n’est pas en Vendée) ; on le retrouvera ensuite à Châteaubriant lors de la répression contre les Chouans et ensuite à Quiberon (en 1795). Il ne faut pas oublier non plus que Sophie Trébuchet a fait partie de l'entourage immédiat de Jean-Baptiste Carrier le Représentant en mission de la Convention.

Comme dans son roman 93, Victor a pris aussi pas mal de libertés avec la vie de son père et beaucoup de ses victimes ne doivent pas avoir trouvé doux son regard !

 

 

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PENTECÔTE, VENEZ ESPRIT DE SAINTETE

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PENTECÔTE, VENEZ ESPRIT DE SAINTETE

31 mai 2020 : rencontre de la fin du mois consacré à la Vierge Marie, patronne principale de la France, et du dimanche de Pentecôte, jour de l'effusion de l'Esprit Saint sur les apôtres et les disciples réunis dans le Cénacle avec la Mère de Jésus, ressuscité cinquante jours plus tôt et monté aux Cieux il y a 10 jours. 

Malgré l'accès aux églises peu de personne aura pu honorer ce jour en raison des règles de barrière sanitaire et de distance à observer entre les fidèles. L'église, lieu de prière, est donc considérée plus dangereuse qu'un supermarché ; même le sanctuaire des miracles, Lourdes, est en pénitence. Seuls quelques pèlerins devant la grotte depuis quelques jours mais les piscines toujours  fermées. Alors que s'il y a un lieu qui aurait du rester accessible c'est bien ce sanctuaire aux nombreuses guérisons et peut-être des personnes auraient pu y être sauvées. Et pourtant aucun des chapelains n'a levé le petit doigt ! Par contre le site n'hésite pas à faire appel aux dons et à la collecte de la quête électronique !

Espérons que l'Esprit Saint envahira les cerveaux de ceux qui sont à la tête de la France mais aussi l'âme des membres du clergé qui ont montré une grande souplesse républicaine alors qu'ils auraient du faire preuve de plus de rigueur spirituelle. Ou alors ils ne savent ce qu'ils nous disent quand ils nous parlent de charité, de sacrifice, de dévouement, d'aide envers le prochain, etc?
J'avais écrit un courrier, sur la fermeture des églises dès le 3 mars (c'est à dire une semaine avant la décision gouvernementale) au Président de la Circonférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, qui m'avait répondu en terme épiscopal, c'est à dire à côté. Il faut rappeler que si les églises ont rouvert c'est grâce à l'action de groupes divers (FSSPX, FSSP, Agrif essentiellement) l'épiscopat s'étant abstenu, comme d'habitude, d'intervenir.

Oui, Veni Creator Spiritus, mentes tuorum (et suorum) visita !

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FIN DE LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE CATHOLIQUE ?

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FIN DE LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE CATHOLIQUE ?

En mars 1906, Monseigneur Pierre-Emile Rouard, évêque de Nantes, en tête du Chapitre de sa cathédrale et de plusieurs prêtres s'oppose vigoureusement aux Inventaires en mars 1906 lisant une vigoureuse admonestation au fonctionnaire en charge de les réaliser.

Décédé en mai 1914 il aura pour successeur un battant, Monseigneur Eugène Le Fer de La Motte.  Natif de Saint Servan (à côté de Saint Malo) alors qu'il est supérieur de l'école secondaire des Cordeliers à Dinan, il défendra bec et ongles son collège lors des Inventaires. En 1907 l'Etat confisquera le bâtiment et en chassera les occupants. Les bâtiments seront rachetés en 1933 par le chanoine Meinser qui en refera un établissement scolaire.

Monseigneur Le fer de La Motte, qui a une tête bien faite et bien pleine, est à la tête, le 1er mars 1925, d'une gigantesque manifestation à Nantes (80 mille personnes) dont il est l'instigateur  pour faire cesser les attaques et menaces contre les catholiques et leurs congrégations faites par le rad-soc maçonnique Edouard Herriot (auquel on doit cette citation évocatrice de l'individu : la politique c'est comme l'andouille ; il faut que ça sente la merde mais pas trop !). Il est question de chasser tous les religieux qui se sont battus comme soldats, infirmiers ou aumôniers entre 1914-1918. Il y aura cette magnifique déclaration du Père jésuite Paul Doncoeur"Non, nous ne partirons pas !". Et le gouvernement fera marche arrière. Le 10 mars, c'est l'Assemblée des Cardinaux, Archevêques et évêques de France (ACA à laquelle succédera en 1964 l’inconsistante Circonférence des Évêques de France) qui condamne la laïcisation de la société française et engage les catholiques à s'y opposer jusqu'à l'abolition des lois iniques [...] sinon nous trahirions la Providence.
Monseigneur Le Fer de La Motte porte plainte devant le Conseil d'Etat contre les municipalités de Nantes, Saint Nazaire et Trignac qui interdisent les processions religieuses. Et il gagne ! Il est très attaché à Saint Thérèse de l'Enfant Jésus et il fait édifier une grande et belle église au Nord-Ouest de Nantes qui est sous son patronage. (Sainte dont Michelet plaignait les dévots qui s’agenouillaient devant les deux tibias d'une pauvre fille).

A Vannes c'est l'illustre Monseigneur Alcime Gouraud (natif de Vieillevigne 44 et ancien Vicaire général de Nantes)  qui, mitré et crossé, s'oppose aux Inventaires de la basilique de Sainte Anne d'Auray.

FIN DE LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE CATHOLIQUE ?

Donc une hiérarchie qui s'attache à défendre et à se battre pour la liberté religieuse de ses fidèles plutôt que de rester dans un consensus mou et méprisé.

En cette année 2020 rien de tel. La hiérarchie épiscopale n'a pas bougé et non seulement n'a pas bougé pour défendre les fidèles du catholicisme dans leur possibilité de pratiquer mais a même anticipé les décisions gouvernementales!

Le 3 mars, alors qu'il n'y avait que des bruits de couloirs, l'évêque de Beauvais (l'ancien siège épiscopal de l'évêque Cauchon tristement célèbre dans le jugement et la condamnation de Jeanne d'Arc) décidait de fermer les églises de son diocèse. Le même jour j'écrivais au Président de la (Cir)Conférence des Évêques de France (successeur, voir plus haut, de l'ACA), Mgr de Moulins-Beaufort archevêque de Reims. Dans ce courrier j'écrivais :

"Excellence,

Même dans les temps récents des pseudo-épidémies créées par le capitalisme le plus effréné une telle sottise n'avait été répandue : pas de communion sur la langue, pourtant territoire humain certainement bien plus propre que des mains ; on va revenir aux sottises d'il y a quelques années ou l'on avait allongé les poignées des portes dans les hôpitaux afin de pouvoir ouvrir avec le coude et limiter l'expansion de je ne sais quel hypothétique virus mortellement dangereux, tremblante du mouton, vache folle, chikungunya, grippe aviaire, H5N1 devenu H1N1 (cher à Bachelyne Roseau et ses 50 millions de doses inutilisées et donc  très cher pour les contribuables).

La Conférence des évêques obéit aux diktats d'un sinistre de la Santé qui parle avec le ton adapté à Philippulus le prophète dans l'Etoile mystérieuse ! En contradiction avec les milieux scientifiques autorisés qui restent réservés sur la morbidité du soi-disant toxicovirus ! Nous sommes très éloignés des Evêques qui ont résisté aux consignes de l'Etat en 1905 comme Monseigneur Rouard à Nantes ou Monseigneur Gouraud à Vannes.

Par contre nos évêques font moins de bruit dans les cas de Vincent Lambert et des personnes euthanasiées en hôpital; et ils sont d'une pudeur de jeune fille sur ce qui n'est pas viral mais tue régulièrement depuis 1975  plus de 200 mille enfants par an, rien qu'en France dans le plus grand silence épiscopal ! Et Mgr Gonnin qui ferme les églises de son diocèse de Beauvais ! Du grand n'importe quoi ! Nous avons des évêques plus politiques que religieux ! Quant on pense au courage des prêtres lors des grandes épidémies !

 

Dans sa réponse, reçue récemment, Mgr de Moulins Beaufort écrit :

FIN DE LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE CATHOLIQUE ?
"Un chrétien doit pouvoir donner sa vie pour les autres, mais certes pas devenir un porteur de mort pour les autres. Chacun est responsable de tous les autres. Le Seigneur lui-même, après avoir touché un lépreux, s'abstint d'entrer dans les villes et les villages (Mc 2-45)".
 
J'ai trouvé cela un peu gros et suis allé vérifier le verset en question dans ma Bible (Chanoine Osty, Seuil, 1973) et ai trouvé, après que Jésus ait recommandé la discrétion au lépreux sur sa guérison :
"Mais lui, une fois sorti, se mit à proclamer partout la chose et à la divulguer, de sorte que [Jésus] ne pouvait plus  entrer ouvertement dans une ville, mais il se tenait en dehors dans des lieux déserts, et on venait vers lui de toute part".
Ce qui n'est pas la même chose ! C'est une interprétation très personnelle et totalement erronée ! Une faute ! Pour un archevêque, ce n'est pas brillant !
 
Ce qui est curieux c'est que ce sont des organisations catholiques de base, et non la hiérarchie ( à l'inverse de Monseigneur Le Fer de La Motte en 1925 !), qui ont saisi le Conseil d'Etat lequel a mis le Gouvernement en demeure de revoir sa copie. Ce qui a indisposé le nommé Denis patron de La Vie (ex catholique) journal qui n'a jamais bronché contre les restrictions de pratique religieuse.
La liberté de pratiquer va revenir mais dans quelles conditions ?
Lorsque je vois que le sanctuaire de Lourdes, sanctuaire des miracles par excellence,  avait fermé l'accès aux piscines où il y a eu des guérisons de personnes trempées dans la même eau sans aucune contamination et que l'on aurait pu y baigner des malades atteints ; quand j'ai constaté que les bénitiers avaient été vidés, je me suis posé la question de savoir si le clergé et sa hiérarchie croyaient encore au caractère sacré de l'Eglise dont les églises étaient des lieux de refuges pendant les grandes épidémies alors que durant cette période elles ont été fermées.
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