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22 JUIN 1940 : CAPITULATION ? QUELLE ERREUR.

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22 JUIN 1940 : CAPITULATION ? QUELLE ERREUR.

Stupéfaction samedi soir 27 dernier en entendant sur Cnews l'excellent chroniqueur, Matthieu Bocq-Côté, Québécois de naissance, toujours bien inspiré, proférer deux contre-vérités et une confusion de termes. En effet il parle de la capitulation signée par le régime de Vichy.

Les mots ont un sens. Le 22 juin le gouvernement de la IIIème république présidé par Albert Lebrun et dont le Président du Conseil est le maréchal Pétain, succédant à Paul Reynaud (nous gagnerons parce que nous sommes les plus forts) décide de  conclure un Armistice avec l'Allemagne qui a vaincu  l'armée française après une campagne fulgurante. Cette campagne a causé la mort de 100.000 soldats en un peu plus d'un mois (rapporté à ce bilan la Guerre de 1914-1918, qui a vu 1.500 million soldats mourir, aurait fait 5 millions de morts!).

Le gouvernement est parti se réfugier à Bordeaux laissant la responsabilité des manoeuvres politiques à un maréchal âgé, Président du Conseil du gouvernement de la IIIème république auxquel les politiciens ont bien été contents de lui refiler le "bâton merdeux" de leurs erreurs qui ont amené une telle défaite. Ce Gouvernement est issu du Front populaire (donc pas de Droite). Le Sous-secrétaire à la Guerre est parti le 16 juin à Londres d'autres sont partis ou sont en partance pour Alger.

Une capitulation est une reddition sans condition comme l'Allemagne la connaîtra le 8 mai 1945 à Reims et le 9 à Berlin. Capitulation sans condition, Rien !

Un Armistice demande des négociations, des tractations ; le gouvernement depuis Bordeaux donne son accord au général Huntzingher le négociateur français. La France garde son Empire colonial (future pépinière de combattants), sa Flotte et une grande partie de son aviation partie se réfugier dans ce qui va devenir la zone libre vers laquelle partiront beaucoup de soldats ayant pu fuir avec leur armement et qui, ensuite allant dans les colonies, seront les bases de l'Armée d'Afrique. Hitler reconnaîtra d'ailleurs s'être fait flouer. Fallait-il continuer le combat ? Pour ceux bien tranquilles chez eux ou dans leur salon 80 ans après, oui ; pour ceux partis à l'étranger, oui ; pour ceux confrontés directement à l'ennemi, sans munitions, sans équipements, sans carburant, sans alimentation, dans le dénuement, est-ce oui ?

La deuxième erreur impardonnable pour le chroniqueur est de charger le régime de Vichy ; en effet ce régime est né le 10 juillet après un vote des députés, issus du Front Populaire, majoritairement radicaux-socialistes.

Ce sujet est loin de notre habituel rappel des Chouans, mais c'est une page d'Histoire que le Souvenir Chouan de Bretagne est appelé à respecter.

Ci-dessous la plaque installée rue Royale à Nantes par le maire, J-M Ayrault, à la mémoire de deux communistes qui ont abattu l'Allemand de l'organisation Todt, non armé, de deux balles dans le dos. En rétorsion 49 hommes seront fusillés.

22 JUIN 1940 : CAPITULATION ? QUELLE ERREUR.
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NUIT BLANCHE EN L'EGLISE SAINT LAURENT DE PARIS, 6-7 JUIN 2026

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NUIT BLANCHE EN L'EGLISE SAINT LAURENT DE PARIS, 6-7 JUIN 2026

De dangereux manifestants se sont opposés violemment à un "spectacle" organisé, dans le cadre des Nuits blanches, par la fervente mairie de Paris le 6 juin.  Ces Nuits blanches sont organisées dans des églises parisiennes, dans leur forme culturelle et édifiante ; à la Grande mosquée, pour ne pas choquer, c'est seulement une soirée musicale selon ce qui y est admissible.

Comme le montre le cliché suivant les dangereux activistes se sont dispersés dans le calme, aidés par de sympathiques forces de police.

NUIT BLANCHE EN L'EGLISE SAINT LAURENT DE PARIS, 6-7 JUIN 2026

" Sous la peau du ciel est une membrane invisible tendue entre les cœurs humains et l’atmosphère, une installation conçue comme une surface sensible, où des voix anonymes venues du monde entier déposent leurs souhaits, leurs dé-sirs, leurs prières les plus intimes. Ces voix ne restent pas intactes. Collectées via une plate-forme d’écoute en amont de la manifestation, elles tra-versent à présent le ciel, se transforment, se mêlent aux coups de foudre, cartographiées en temps réel à travers le monde. Alors naît une matière sonore vivante et mouvante, faite d’intimités dispersées et d’énergies célestes. L’œuvre respire comme une peau : elle capte, transmet, vibre. Elle rend audible ce qui d’ordinaire reste enfoui, une cartographie sensible des désirs humains, à l’échelle planétaire. Présentée pour la première fois, Sous la peau du ciel propose une expérience à la fois collective et intime. Dans cette écoute, chacun devient une onde parmi d’autres, une présence dissoute dans un chœur invisible, une tentative de recoudre le monde par le son, entre le dedans et le dehors, entre la terre et le ciel" Mairie de Paris

Le Père Paul Dollié a vu, lui, les choses différemment et s'en est expliqué dans un communiqué très jésuitique.

C'est lui qui, sans nul doute, est à l'origine de l'appel aux forces de l'ordre avec l'autorisation de son archevêque Mgr Ulrich.

Il n'y a pas eu de tags, ni tentative d'incendie, ni mégots de cigarettes, ni papiers gras, ni feux de confessionnaux, ni mortiers d'artifice, ni jets de bouteilles sur les policiers intervenus sans ménagement ; du travail sans risques ni blessures pour ceux-ci qui ont du préférer ce genre de répression musclée à celle qu'ils n'ont pas avec les supporters de balle au pied.

Huit des dangereux révoltés armés de chapelets et d'Ave Maria ont été mis en garde à vue.

On peut appeler ces jeunes et moins jeunes Révoltés des Chouans. Rappelons que le premier soulèvement dans l'Ouest eut lieu dans le Morbihan : Le 13 février 1792 deux à trois mille paysans sortirent de chez eux pour aller protéger leur évêque Monseigneur Sébastien-Michel Amelot que les politiques voulaient expulser car n'ayant pas prêter le serment à la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790).

 Ces "Chouans" parisiens (même pas de la paroisse !! comme l'écrit le P. Dollié) rappellent qu'une église n'est pas une salle de spectacle ; même si l'apostolat se fait pour des non-croyants plutôt que pour des convaincus, ce n'est certainement pas avec des démonstrations quasi païennes que l'on va les convertir. Encore un prêtre qui devrait faire un stage de remise à niveau en l'abbaye de Kergonan !

NUIT BLANCHE EN L'EGLISE SAINT LAURENT DE PARIS, 6-7 JUIN 2026
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NOTRE "CAILLOU" DU PONT DU LOC'H

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NOTRE "CAILLOU" DU PONT DU LOC'H

Dressé depuis juin 2000 près du pont du Loc'h où se déroula la bataille du 25 janvier 1800. Il est érigé sur un délaissé de terrain accordé par le Conseil général du Morbihan en 1999.

Il va falloir aller lui faire une petite toilette.

C'est le seul grand monument érigé par le Souvenir Chouan de Bretagne et totalement financé par lui-même (le président du SCB de l'époque n'avait pas respecté les délais de demande de subvention auprès du  Conseil général pour un menhir qui rappelle l'Histoire locale). 

Par contre la mairie de Locmaria entretient bien le site.

A noter un drapeau royaliste fixé au panneau rappelant les faits historiques.

NOTRE "CAILLOU" DU PONT DU LOC'H
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LE CODE NOIR, ON EN PARLE COMME L'ARLESIENNE.

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LE CODE NOIR, ON EN PARLE COMME L'ARLESIENNE.

Alphonse Daudet, dans les Lettres de mon moulin avait écrit une sorte de conte sur les malheurs d’un fiancé amoureux d’une belle jeune fille d’Arles ; sur une musique de Georges Bizet il en tira en 1872 une pièce de théâtre qui à l’époque n’eut pas de succès. Dans le livret, dans l’œuvre théâtrale, on parle toujours de l’Arlésienne mais on ne la voit jamais ; c’est un peu comme les réformes actuelles de nos gouvernants.

Nous pouvons constater qu’à l’heure actuelle le Code Noir c’est l’Arlésienne ; tout le monde en parle à l’occasion de l’abrogation le 28 mai 2026 de cet Edit royal qualifié d’immonde. Que ce soit de l’extrême gauche LFI (La France Inculte) avec son porte-voix Mathilde (qui n’en est pas à une approximation près) jusqu’à la Droite par la voix de Véronique Besse, députée de Vendée, qui s’en félicite et en profite pour demander l’abrogation des décrets du 1er août et du 1er octobre 1793 (Décrets tout aussi obsolètes que le Code Noir annihilé par l’abolition de l’esclavage – en Occident - en 1848). N’a -t-on pas des sujets plus importants dans notre "Douce France" ?

Le Code Noir est un Edit de Louis XIV, élaboré par Jean-Baptiste Colbert, et appliqué à partir de 1685 ; cet édit royal, le premier mondial, codifie la façon de traiter les esclaves et les obligations de leurs maîtres et fixe les peines. Il ordonne de les élever dans la Religion catholique, apostolique et romaine, donc leur apporter de l’instruction. (Certains s’irriteront sans doute de ces conversions qui s’appliquaient en pire dans la Traite arabo-musulmane sans que personne ne s’en offusque !). Mais aussi de les habiller et de les nourrir correctement, ce qui est logique pour qu’ils puissent travailler. Il faut rappeler aussi que les esclaves ont un coût d’achat élevé ; on ne va pas maltraiter un placement !

Chirac, politicien à la culture immense, s’était irrité que l’on traite les esclaves de « meubles » ; c’était une grande avancée à l’époque car meuble veut dire mobile. Si le maître vendait sa maison, les esclaves ne faisaient pas partie de la vente, s’ils avaient fondé une famille elle ne pouvait pas être disloquée ; ils restaient attachés au maître. Tidiane N’Diayé, historien sénégalais et musulman comme il le revendiquait, insiste bien sur ce point qui n’existait pas dans la Traite arabo-musulmane, comme il l’appelle ; il n’y avait pas de famille car les hommes étaient châtrés et si une demeure était vendue les esclaves faisaient partie de la vente. L'Historien insiste bien aussi sur le fait que dans les territoires qu'elle a  colonisés la France a interdit l'esclavage.

Pour aller plus loin vous pouvez lire, ici, le texte de l’Edit de Louis XIV (ignorez le préambule) et une analyse très poussée Essai sur les origines et les auteurs du Code noir. Cet essai a été réalisé par Vernon Palmer, juriste américain né à La Nouvelle Orléans, décoré des Palmes académiques françaises et de la Légion d’Honneur, Docteur Honoris causa de Paris Dauphine (à des années lumières de Mathilde panot et des LFIstes !). L’article fait 20 pages mais vous pouvez vous contenter de la lecture des pages 130 à 140.

Evidemment que la controverse est possible mais il faudrait se remettre dans le contexte de l'époque et d'esclaves au service de maîtres pas forcément très humain.
Que diront les Français, s'il en reste dans 500 ans, de la constitutionnalisation de l'avortement qui a fait bien plus de victimes ?

J'ai été très surpris par la réaction d'un prêtre libanais, que je connais, qui sur sa page Facebook a écrit :

Monseigneur Jean Samer Nassif Abolition du « Code noir ». Enfin !

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale en France approuve, à l’unanimité, l’abrogation du «Code noir», 178 ans après l’abolition de l’esclavage.
Je suis scandalisé : quelle honte que ce code était, jusqu’à il y a quelques minutes encore, inscrit dans la Constitution française.
Promulgué en 1685, ce « Code noir » définit les droits des maîtres sur leurs esclaves et les devoirs des captifs. Car dans les Antilles, plus tard en Guyane, en Louisiane ou à la Réunion, les droits des esclaves sont réduits à néant, considérés bien meubles et corvéables à soi.
je célébrerai pendant une semaine des messe à l’attention de toutes les victimes innocentes de l’esclavagisme meurtrier et aveugle des temps modernes. Leur passion est uni à la Passion du Christ. Ce sont des Bienheureux au Ciel faisant partie de la Communion des Saints.
 
Monseigneur Jean Samer Nassif, je suis navré de votre déclaration concernant le Code Noir de Louis XIV et de votre méconnaissance de cette codification élaborée par le ministre Colbert. L'Arlésienne de Georges Bizet est une personne dont on parle mais que l'on n'a jamais vue. Le Code Noir tout le monde en parle mais personne ne l'a jamais lu ni remis dans son contexte de l'époque.
C'est le premier texte, n'existant pas chez les arabo-musulmans les plus grands esclavagistes durant près de 15 siècles, qui légifère pour donner des droits aux esclaves. Il impose des règles aux propriétaires d'esclaves et aux gouverneurs des Îles et de la Louisiane pour les traiter et les considérer pour ce qu'ils sont : des êtres humains. alors qu' ils étaient auparavant à la merci de maîtres sans foi ni lois. Le Code donne obligation de les élever dans la Foi catholique et il fixe les différentes règles y compris les sanctions à appliquer lorsqu'elles sont nécessaires.
Comme l'écrivait l'historien sénégalais Tidiane N'Diane (musulman) le Code Noir a préservé les esclaves et a interdit leur mutilation leur permettant de procréer, avoir une descendance très souvent affranchie.
Je vous conseille la lecture du livre de Tidiane N'Diaye : "Le génocide voilé".
Léon XIV, que j'apprécie, a commis une boulette, certainement mal informé, en demandant le pardon pour l'Eglise ; il aurait mieux fait de demander le pardon pour l'Eglise qui ne s'est guère manifestée lors de la loi sur l'avortement de 1975 qui depuis a fait largement plus de victimes que les moins de deux siècles d'esclavagisme occidental. Les esclaves, eux, ont eu la chance de se reproduire !

 

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