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PIERRE TAUPIN, LE CHOUAN PEU CONNU, 31 MAI 1796.

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PIERRE TAUPIN, LE CHOUAN PEU CONNU, 31 MAI 1796.

Charle Louis Le Roux, Commissaire près l'administration municipale de La Roche-Derrien, est assassiné dans la nuit du 30 au 31 mai 1796 (onze douze Prairial An IV), il y a 230 ans, en sa maison de Chef du Bois en Pommerit Jaudy. Il avait 52 ans.Il est assassiné de trois coups d'armes à feu tirés sur le bras droit et dans la poitrine que toute sa figure était noire comme de l'encre par le produit de la fumée de la poudre. Le mort est mort de mort violente et a été tué avec des armes à feu (constat de décès AD 22). Il avait "acquis" le château de Chef du Bois, au titre des Biens nationaux, confisqué à Guillaume Bonaventure du Breil de Rays et de son épouse Anne-Josèphe de Tinténiac (soeur du Chevalier Vincent de Tinténiac). Il avait été, en 1794, Procureur du Tribunal criminel de Lannion et Tréguier qui a condamné à mort, entr'autres personnes, les abbés Lageat et Le Gall, prêtres réfractaires, et Marie-Catherine Ursule Taupin qui les avait hébergés.

Pierre Taupin, l'époux d'Ursule, valet et intendant de Monseigneur Le Mintier, avait suivi son évêque lorsque celui-ci, par force, avait pris la voie de l'exil le 14 février 1791. Pierre avait appris l'exécution de sa tendre épouse ; mais Monseigneur Le Mintier, qu'il respectait grandement, lui avait fait promettre de ne pas venger sa mort.

Il était revenu en Bretagne au début mai 1796. Il est dit qu'il a vengé sa femme ce 30-31 mai et cela établira la légende du mari justicier, légende à laquelle j'ai cru car elle est belle.

Mais il reste la promesse qu'il a faite à son évêque de ne pas se venger ; d'autres ont pu profiter de son retour pour accomplir une vengeance. Celui qui lancera la rumeur de "Taupin le vengeur" est un républicain, César Ange Houdetot, général de Brigade commandant de la Subdivision du Finistère, accusant Taupin d'avoir vengé sa femme.

Pourtant, en juillet 1796, Pierre Taupin vient faire sa soumission, comme d'autres Chouans dans l'Ouest, auprès du général Valletaux auquel, selon les directives, il remet son fusil. Malgré cette soumission Valletaux le fera emprisonné à Brest puis à Rennes comme Emigré rentré ; sous le Directoire malgré l'aimable visage donné à cette terreur d'un nouveau genre (les Incoyables et les Meveilleuses - on avait supprimé les "R" rappelant la royauté) la répression contre les prêtres réfractaires (guillotinés, assassinés, déportés) et les Emigrés rentrés fut féroce. Pierre Taupin, quelque mois plus tard sera condamné à la déportation en Guyane (la guillotine sèche).

Or, passant devant le tribunal criminel de Rennes,  interrogé sur son retour en Bretagne il est condamné à la déportation comme Emigré rentré ; s'il avait été convaincu d'assassinat sur un dépositaire de l'ordre il aurait été condamné à la guillotine. Ce qui ne fut pas le cas.

La légende est belle mais l'Histoire n'est pas de la légende ; ce qui n'enlève rien à son mérite et à sa superbe obstination à vivre et à revenir en Bretagne depuis les terres lointaines de Guyane.

Une Histoire à suivre sur un Chouan valeureux, dans un prochain article puis  dans la prochaine revue du Souvenir Chouan de Bretagne.

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MAGNIFICA HUMANITAS, ENCYCLIQUE DE LEON XIV

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MAGNIFICA HUMANITAS, ENCYCLIQUE DE LEON XIV

« La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble ».

C’est une juste réflexion de notre Pape qui dès son apparition sur le balcon de Saint Pierre le soir de son élection au trône pontifical, m’avait fait, ainsi qu’à beaucoup, une belle impression, par son sourire, sa prestance et aussi par le fait que, contrairement à son prédécesseur, il portait la vêture de sa nouvelle et écrasante charge : Le rochet, la mozzetta et, par-dessus, l’étole pontificale d’apparat. Les sots parleront de retour en arrière, les sages parleront plutôt de signes de continuité pontificale, malgré les initiatives du pape François, avec le choix de son nom, contrairement à son prédécesseur qui avait choisi un nom en rupture ; en continuité avec le Pape Léon XIII, le Pape de la Doctrine sociale de l’Eglise, vilipendé par quelques-uns comme "le pape du ralliement" alors qu’il incitait les catholiques, français en particulier, à reconnaître l’autorité des gouvernants, clouant ainsi le bec à certains anti-calotins primaires.

Une remarque acide, cependant : Léon XIV évoque une tour de Babel : elle a été rénovée par le Concile Vatican II autorisant les offices en langue vernaculaire ou vulgaire (au sens étymologique de Vulgus, langue du peuple). Le latin était langue d’unité réservée au culte divin ; vous pouviez aller dans n’importe quel endroit du globe : tout le monde disait la même chose en même temps (celui qui savait lire avait la traduction dans son missel). Maintenant si vous n’êtes pas multi-linguiste il n’est pas possible d’être en communion avec l’assemblée. En cette fin de Temps pascal que de superbes mélodies ont disparu quand on pense aux Séquences de Pâques (et la disparition du magnifique Exultet) et de la Pentecôte (et pour celle-ci la disparition de la superbe hymne du Veni Creator).

Enfin lorsque l’encyclique met sur le même pied d’égalité des personnes ayant résisté contre la "déshumanisation" : Saint Maximilien Kolbe, Nelson Mandela, Martin Luther King, Oscar Romero, Marie Curie et Benazir Bhutto, là, je tousse.

Enfin dans la lutte contre l’esclavagisme si le prédécesseur Léon XIII (pape de 1878 à 1903) a lutté c’est la France qui a réagi dès 1848. Et ce n’est certainement pas l’Eglise de France qui doit demander pardon pour cette horreur elle qui a manifesté de la compassion pour ces malheureux ; il suffit de consulter le Code Noir de Louis XIV – Colbert ! Lequel Code ordonne par des directives très précises la conduite de respect à adopter vis-à-vis d’humains.

Et c’est un catholique romain conciliaire (mais respectueux de la Tradition, l’Eglise n’étant pas née en 1965) qui écrit ces lignes sur une encyclique pleine de bonnes choses par ailleurs.

En voir plus sur Breizh Info.

Noël Stassinet

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SOLENNITE DU SAINT ESPRIT

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Le Saint Esprit est invoqué en ce jour de Pentecôte certainement par la plus belle hymne Lui faisant honneur. Hélas pas très souvent entendue dans la messe en rite ordinaire où elle pourrait trouver largement sa place par ses paroles hautement réfléchies et spirituelles ; au lieu de chants d'une pauvreté affligeante.

Si le Saint Esprit est venu visiter les Apôtres au Cénacle qu'il vienne en France visiter l'Elysée, le Conseil d'Etat, le Conseil constitutionnel, la Chambre des députés et le Sénat à l'approche de la loi sur l'euthanasie (et autres lois liberticides), et autres lieux.

Cette vidéo date de 2009 , il n'y en pas de plus récente.

Bonne fête de Pentecôte aux lecteurs de ce blog.

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IL Y A CINQ ANS, JOHANNA ROLLAND ET SA VISION DE L'HISTOIRE.

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IL Y A CINQ ANS, JOHANNA ROLLAND ET SA VISION DE L'HISTOIRE.

A la suite du dernier article publié lisons celui datant de 5 ans déjà :

Johanna Roland, la Taubira de la mairie de Nantes, a lancé son traditionnel bouquet de fleurs dans la Loire ce 10 mai 2021 selon le rituel initié le 10 mai 2006. Johanna n’était pas encore membre de l’assemblée municipale ; elle ne le sera qu’en 2008 (à 29 ans !) et immédiatement nommé adjointe en charge de l’éducation.

A l'instar de Victor elle pourra minauder à l’oreille de son mentor « mon maire, ce Ayrault au regard si doux ».

Pourquoi ce rituel de balancer, le 10 mai, des fleurs dans la Loire ? C’est le jour qui a été fixé par l’individu de l’Elysée, féru des « Valeurs de la république », Chirac, le 10 mai 2006 « Première journée commémorative en métropole du souvenir de l’esclavage et de son abolition, à Paris le 10 mai 2006 » (texte officiel) anniversaire du 10 mai 2001 où le Sénat (de France) avait « déclaré à l’unanimité la Traite et l’esclavage de crime contre l’humanité » (en France exclusivement).

On peut lire dans cette longue déclaration quelques morceaux choisis : 

- « En ravalant les esclaves au rang de "biens meubles", le Code noir, promulgué en France en 1685, leur déniait la qualité d'homme ». Si Chirac avait eu un peu de culture, autre que celle de la Corona et du Sumo, il aurait su que ce Code noir était une grande avancée pour l’époque où rien n’existait pour protéger de certains propriétaires ignobles les pauvres esclaves qui étaient traités comme faisant partie des murs et non comme des biens « mobiles » (d’où le mot meuble) donc attachés à leur maîtres.

- « En Occident notamment, elle a donné corps aux thèses racistes les plus insupportables, en contradiction absolue avec les idées des Lumières. En privant l'Afrique d'un sang vigoureux, elle a épuisé ce continent ». L'inculte Chirac ignorait qu'un des plus connus des "philosophes des Lumières" Voltaire écrivait : « Quoiqu’en dise un homme vêtu d’une longue soutane noire, les Blancs barbus, les Nègres portant laine (cheveux bouclés), les Jaunes portant crin, et les hommes sans barbe ne viennent pas du même homme ; les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes et comme les singes le sont aux huîtres » (Voltaire in Traité de Métaphysique). Quant au sang vigoureux qui a manqué à l’Afrique qui en est responsable autres que les Africains qui ont vendu leurs frères ? Qui fournissait les esclaves « stockés » sur l’île de Gorée au large de Dakar ? Les rois Wolofs et Toucouleurs. Dialogue impossible en 1999 avec le guide formaté de Gorée.

« La Loire […] c’est un lieu symbolique d’où l’on débarquait les esclaves et ou certains étaient jetés par dessus bord. La Loire représente donc aussi un tombeau. Quand je la vois je me dis que les esprits de nos ancêtres sont là » déclarait Octave Cestor Conseiller municipal d’Ayrault, propriéMaire de Nantes, au journal électronique 20 Minutes le 10 mai 2006. Le même Ayrault qui déclarait et clamait, sans aucune honte « La grandeur d'un peuple se mesure à sa capacité à assumer son histoire. Celle d'une société à s'avouer les crimes dont elle porte les traces ». Mais refusait ma demande de pose de plaque rappelant les crimes de la révolution à Nantes sous la mandature de Carrier (et quelques temps après son départ). Nous contentant d’une plaque en contreplaqué de 0,15 M² pour des faits réels contre les 6.000M² d’un Mémorial nantais qui aurait été plus à sa place sur les côtes du Sénégal ou du Ghana, du Bénin ou du Dahomey.

J’avais envoyé à Octave Cestor un courrier, resté sans réponse, lui rappelant que si ses ancêtres avaient été noyés il ne serait pas là ; deuxièmement qu’en dehors d’être un homme un esclave est une valeur marchande et l’on imagine mal des négriers détruisant leur « placement ». On ne jette pas de l’argent à l’eau !

En m’appuyant sur la déclaration de Chirac je demandais une approbation pour la commémoration de novembre 2006 « Regarder tout notre passé en face, c'est une des clés de notre cohésion nationale. C'est une force supplémentaire pour notre avenir car c'est la marque de notre capacité à avancer, ensemble. Nous devons regarder ce passé sans concession, mais aussi sans rougir. Car la République est née avec le combat contre l'esclavage. 1794, 1848 : la République, c'est l'abolition. Nous sommes les héritiers de ces républicains. Nous pouvons être fiers de leur combat pour les droits de l'homme ».

La même année 2006 l'apposition d'une plaque mémorielle en bord de Loire fut refusée par Ayrault (courrier postal) au motif qu'il y en avait déjà une sur le mur de l'ancien entrepôt des cafés. Invité en 2011 il n'avait même pas répondu à notre invitation.

Sur les bateaux négriers la mortalité tournait autour de 13% (que ce soit pour les esclaves ou pour les équipages). La Traite nantaise a duré à peu près 150 ans et aurait été responsable du transfert entre l’Afrique et les Antilles-Amérique de 500.000 esclaves dont, selon les statistiques, 65.000 seraient morts.

Les Noyades de Nantes ont duré trois mois et quelques causant la mort de 8.000 personnes environ. Si cette période de fureur était ramenée à la durée de la Traite on déplorerait 4.800.000 morts (8000 : 3 x 12 x 150). Si on ramenait le nombre de morts de la Traite à la durée de la Terreur à Nantes il y aurait eu 108 morts (65.000 : 1800 (nbre de mois) x 3).

Voilà un bon mémoire à communiquer à Johanna Rolland, maire lacunaire en Histoire et que nous inviterons pour la prochaine commémoration des Noyades de Nantes ; elle apprendra là quelque chose, à moins que Castex nous trouve un succédané de Coronavirus.

Chirac « La république *, c'est l'exigence. Exigence de mémoire, exigence de justice, exigence de vérité et de fraternité. C'est parce qu'elle a toujours porté ce message qu'elle occupe dans le monde une place singulière. Face à l'infamie des Noyades**, la république* a été au rendez-vous, la première. Ce combat, elle continuera à le mener, pour la mémoire et contre toutes les formes modernes de l'oubli de la Terreur**. C'est sa vocation et c'est sa grandeur ».

Il faut remplacer les mots munis d'astérisques par ceux du texte original de Chirac (*France **de l'esclavage).

Les 99 prêtres embarqués sur la galiote La Gloire le 28 octobre 1793 seront mis, le 16 novembre, sur une sapine qui sera coulée dans la Loire. Embarquement de 19 jours, distance parcourue = Zéro. Pourcentage de décès 100%. Jamais un taux pareil n'a été obtenu lors de la Traite. Et pour cause: ce que Taubira n'a jamais compris, Ayrault non plus, ces malheureux Noirs représentaient une valeur pécuniaire et marchande ; on ne tue pas un investissement.

Par contre, pour la Convention et avant elle pour la Législative, les prêtres n'avaient aucune valeur marchande. Ils étaient obscurantistes, ne représentaient rien et en plus il fallait les nourrir, chichement, très chichement mais les nourrir !

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TRAITE DE L'ESCLAVAGE : UNE DETTE SEULEMENT FRANCAISE ???

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TRAITE DE L'ESCLAVAGE : UNE DETTE SEULEMENT FRANCAISE  ???

Dans son article du 12 mai 2018, il y a HUIT ans, le Souvenir Chouan de Bretagne, dans son souci de respect des vérités historiques consacrait un article à la fête des Affranchis célébrée à Nantes l'avant-veille. L'objet de cette "fête" était de rappeler les horreurs de l'infâme pays (le nôtre) qui avait réduit des millions  d'habitants africains en esclavage. Il n'était pas question de rappeler l'odieuse mise en esclavage de tribus gauloises par le colonisateur romain.

Il était rappelé une émission, du 23 juillet 2017, de la chaîne Public Sénat dans laquelle l'incontournable  Jean-Pierre Elkabbach recevait Tidiane N'Diaye ; on ressentait le mal-être du journaliste devant le Professeur agrégé d'Histoire sénégalais assénant que la Traite atlantique avait été moins cruelle et de moindre durée que la Traite arabo-musulmane, terme qu'il utilise régulièrement pour la nommer.

Il accuse les Arabo-musulmans d'avoir mené la traite négrière depuis treize siècles et des millions de morts à la clef (une dizaine rien que dans le Sub-Sahara) ; dénonçant le calvaire de Noirs par d’autres Noirs, clamant que c’est la colonisation européenne qui a fait cesser le massacre. Il annonçait enfin que si la Traite européenne a fait 9 à 11 millions d'esclaves ceux-ci ont eu 70 millions de descendants ; alors que les esclaves de la Traite arabo-musulmane au nombre de 19 millions n'ont eu qu'UN million de descendants car ils étaient systématiquement castrés (en particulier par ablation des testicules causant une grande mortalité).

 

Et il termina ses propos par : « Les crimes Arabo-musulmans sont les pires crimes mais c’est la France qui a déclaré que l’esclavage était un crime contre l’humanité. Pas eux ! Qu’on parle du nouvel Islam en Afrique mais que l’on commence par la vérité. Je suis musulman mais comme mon collègue Pétré-Grenouilleau, j’ai fait un travail de chercheur » travail qu’il a mis noir sur blanc (pardon) dans son ouvrage Le génocide voilé. Ouvrage à offrir au natif de Maulévrier ?

Dans une interview  de 3 minutes à voir absolument en cliquant sur le lien Tidiane N'Diaye (hélas décédé en octobre 2025) assénait, tranquillement, calmement, quelques vérités que devrait connaître le maire de Saint Denis et son maître le Marat de LFI ainsi que l'ancien enfant de choeur de Maulévrier, Président de la lucrative (pour lui) Fondation pour la mémoire de l'esclavage, logée dans le luxueux Hôtel de la Marine à Paris.

Vendredi 15 mai, dans son émission du Vendredi sur Cnews, (minute 36 à 43) Philippe de Villiers revenait sur cette page d'Histoire dévoilant une vérité dont les lecteurs de ce blog avaient pris connaissance huit ans plus tôt.

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE N° 60.

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LA REVUE DU SOUVENIR CHOUAN DE BRETAGNE N° 60.

La Revue de décembre du Souvenir Chouan de Bretagne est enfin parue ....avec cinq mois de retard. Mieux vaut tard que jamais. Elle a été postée entre samedi, depuis Nantes et hier lundi depuis Vannes.

Au sommaire de ce numéro soixante de 62 pages (format A 4) :

- Gouverner en mentant, selon Saint-Just mais qui est une formule toujours d'actualité donc faisant partie des "fondamentaux" de la république.
- Une critique, fondée sur le Droit canonique, des cérémonies de réouverture de Notre Dame de Paris.
- Les divers "casses" du Louvre.
- Lorsque la municipalité de Bouvron, Loire-Atlantique, efface une page de son Histoire.
- Pouzauges et le massacre supposé de 400 personnes durant la nuit de Noël 1793, avec analyse des divers éléments, lieux, circonstances, batailles à cette période démontrant sa totale improbabilité.
- L'explicable Vendée et les éléments de son soulèvement, sous la signature du Dr en Histoire Jean-Claude Ménès,  thèse dûment argumentée, qui ne va pas forcément dans le sens de ce qui est rabâché. Mais l'Histoire est une science dont la connaissance évolue lorsque l'on met le nez dans les Archives.
- La balade du Souvenir Chouan de Bretagne dans la Presqu'ile de Quiberon, lors de son Assemblée générale, depuis les plages de Légenèse, et le débarquement réussi, jusqu'à Port Haliguen et l'échec de la Bataille de Quiberon. Cet article de 20 pages comporte aussi la liste des 229 Chouans morts dans les prisons de Vannes (répertoriées et situées). Peut-être des membres de l'Association y retrouveront un de leurs ancêtres. La présence des cartes permet de les situer dans la ville actuelle dont l'aspect a bien changé depuis 1785 (cartes de cette époque).
- Le carnet du jour clôt cette belle revue mise en page par notre talentueux maquettiste.

 

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ABBE MARTIAL DE SAVIGNAC, 10 MAI 1796.

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ABBE MARTIAL DE SAVIGNAC, 10 MAI 1796.

Martial de Savignac naît au châreau des Vaux en la commune de La Jonchère (près de Limoges) le 23 février 1758. Après de bonnes études il entre au Grand séminaire de Limoges et est ordonné prêtre par Monseigneur Louis-Charles d'Argentré du Plessis en 1784 et nommé curé de Antran à côté de Châtellerault. 

L'abbé Eutrope de Chardeboeuf de Pradel, Vicaire général de Limoges et abbé commandataire de l'abbaye d'Evron, dit l'abbé Pradel, (aumônier des Chouans fusillé le 10 août 1796) le fait nommer curé de Vaiges en Mayenne le 19 septembre 1786.

La révolution arrive ; très aimé par ses paroissiens il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il se retire à Evron mais vient quand même célébrer la messe de Noël dans son église de Vaiges le 24 décembre 1791. Lorsque la persécution s'aggrave il refuse de partir en exil et vit caché célébrant dans les bois, donnant les sacrements, absolvant les malades.

Il accompagne les troupes du général de Chouans Tercier dont il est devenu l'ami et sera présent en particulier lors du sanglant combat de Bazougers qui vit la défaite des Bleus. Il sera accusé pour cela, lors de son "jugement" d'être un chef de Chouans, ce qu'il n'a jamais été n'accompagnant les Révoltés qu'en sa qualité de prêtre pour les assister.

Le 29 avril 1796 il est arrêté à Bazougers lisant son bréviaire. Il est jugé, le 7 mai 1796, et condamné à 15 ans de fer ; mais le général Louis François Chabot, passé du royalisme au républicanisme, veut la peau des réfractaires. L'abbé Martial de Savignac passe devant un autre tribunal, le 9 mai 1796. Condamné comme réfractaire et chef de Chouans (ce qu'il n'était pas) il est condamné à mort.

Le 10 mai 1796 l'abbé Martial de Savignac est fusillé sur la place du Gast à Laval à midi. Il avait  38 ans, ; c'était il y a 230 ans !

L'abbé de Savignac avait deux frères qui participèrent à l'expédition du débarquement de Carnac ; ayant survécus à la désastreuse bataille de Quiberon ils furent fait prisonniers. Charles, Volontaire dans Damas fut condamné par la Commission militaire Dinne et fusillé à Saint Pierre Quiberon le 29 juillet 1795 et son frère, Joseph, 38 ans, Lieutenant dans Damas, condamné par la Commission Lalène d'Auray, fusillé le 2 août 1795 au Champ des martyrs (La Revue SCB de septembre 2023)

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URSULE THIERRIER, EPOUSE PIERRE TAUPIN 4 MAI 1794.

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URSULE THIERRIER, EPOUSE PIERRE TAUPIN 4 MAI 1794.

Née le 16 août 1755 (non le 15) et baptisée le 17 à Montfort-L'Amaury (Seine et Oise actuellement Yvelines, AD 78, BMS 1732-1755 11-E dépôt 13, fille de Jean-Baptiste Tiérrier, journalier) Marie Catherine Ursule, fille mineure de feu Jean-Baptiste Thiérrier, épouse le 23 septembre 1777 à Saint Firmin (Oise, actuellement Vineuil-Saint Firmin) un nommé Pierre Taupin né à Omméel (Orne) le 31 mars 1753, fils mineur de Louis, cultivateur, alors domestique du comte d'Auteuil (et non du prince de Condé) (AD 60, BMS 1MI/ECA 695 R2).

En ce quatre mai 1794 Ursule Taupin monte à l'échafaud dressé sur la place du Martray à Tréguier. Son crime ? Etre l'épouse de Pierre Taupin qualifié  d'émigré alors que, intendant et Valet de chambre de Monseigneur Le Mintier évêque de Tréguier qui a émigré, de force, le 14 février 1791, il l'a accompagné dans l'exil par fidélité. Elle a de plus, crime épouvantable, hébergé deux prêtres réfractaires qui, après avoir émigré sont revenus pour s'occuper des âmes des catholiques. Les abbés Lageat et Le Gall, trouvés dans la maison de Madame Taupin, après un jugement qui n'a de jugement que le nom, sont guillotinés à Lannion le 3 mai 1794.

La guillotine est ramenée à Tréguier le 4 mai. Devant ses cinq enfants Ursule Taupin est exécutée.

Pourquoi rappeler ce crime 232 ans plus tard ? Parce qu'il va y avoir un dénouement dans 26 jours et deux ans plus tard.

Le corps de Marie Catherine Ursule Thiérrier, épouse Taupin, est jeté dans une fosse anonyme du cimetière de Tréguier. Ses enfants sont pris par des familles aimantes, l'aînée par son parrain de Rennes.

URSULE THIERRIER, EPOUSE PIERRE TAUPIN 4 MAI 1794.
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