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MONTREJEAU 1799, ENCORE UN MENSONGE EN 2019.

Publié le par culture

MONTREJEAU 1799, ENCORE UN MENSONGE EN 2019.

 

En 2019 un Comité du Souvenir des Victimes de la révolution en Midi toulousain a été créé pour organiser l’évocation, le samedi 17 août, non pas de la bataille mais du massacre de plusieurs milliers d’hommes même si, paradoxalement « jusqu’à ce jour il n’y a aucune trace des corps. Ces victimes de la terreur républicaine n’ont donc jamais eu de sépulture ni d’hommage rendu » (comme à Pouzauges). D’après le site royaliste Légitimité.fr (Secrétariat du Duc d’Anjou ; site fermé et remplacé par Légitimité-les Français avec Louis XX) « ce Comité se disant soutenu par le Souvenir Vendéen* qui a souhaité accompagner une démarche analogue à celle menée en Vendée militaire depuis des décennies, a déjà enregistré en particulier les adhésions de M. Jean Raspail, de M. Jean de Viguerie, de M. Reynald Secher, de M. Philippe Pichot-Bravard, du professeur Cyrille Dounot (Professeur d’Histoire du Droit, Toulouse), du colonel Jacques Hogard ».
 * Il n’y a aucune trace d’un tel engagement du Souvenir Vendéen dans ses publications de 2019 !                                                          
Pour sa part le Facebook du Duc d’Anjou communiquait le 12 août 2019 :
COMMÉMORATION] Qui connaît l'insurrection catholique et royaliste de 1799 du Midi Toulousain ?
🧐Cette année marque le 220e anniversaire de l’insurrection catholique et royaliste de 1799 dans le Midi toulousain, qui s’acheva par le massacre de milliers d’insurgés par les troupes révolutionnaires le 20 août 1799 à Montréjeau (Haute-Garonne) et en d’autres endroits.
📣Le Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain se mobilise et organise une journée commémorative le vendredi 17 août à Montréjeau (Haute-Garonne) sous le Haut patronage de Louis de Bourbon, Duc d’Anjou
 
Est évoqué par les organisateurs, comme un mantra, un soulèvement de 4000 à 10000 (voire40000) personnes et des milliers de victimes mais on n’en sait pas vraiment le nombre car on en a perdu la trace ? On ne fait pas disparaître une telle quantité de personnes sans en conserver quelques traces qui représentent des M3 de corps ; les Archives donnent des détails pour les combattants des deux côtés pour quelques-uns, pourquoi pas pour le plus grand nombre ? La détestation de la révolution ne permet pas de dire ou d’écrire n’importe quoi, au risque de se déconsidérer.
S’est fait abuser, aussi, le Prince Louis de Bourbon  fait Membre d’honneur de ce Comité ; il enverra un message qui sera lu :
Chers Amis,

En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les évènements de l’été 1789. La République, ne se contentant pas de mettre à bas les institutions qui depuis huit siècles avaient fait le bonheur de tous et la gloire de la France, était enfantée dans le sang des Français. Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs.

Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants (lesquels puisqu’on n’a pas les identités ?) ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces évènements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité.

Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

Louis de Bourbon, Duc d’Anjou

Pour les organisateurs le but est de« lever le silence sur la vérité historique trop longtemps oubliée et d’ériger une plaque commémorative afin de perpétuer la mémoire du sang versé des « martyrs » de la Révolution ».
Ce qui m’avait fait tiquer c’est lorsque je lus que des révoltés avaient été noyés dans la Garonne ! En plein mois d’août ! « Des milliers de victimes sous-armées et sous-équipées, tombées sous le sabre de troupes républicaines régulières aguerries, mitraillées à bout portant, et pour la plus grande partie noyées dans la Garonne. La plupart des victimes sont restées anonymes et n’ont pas eu de sépulture ; en l’état de nos recherches dans les archives, leurs actes de décès ne figurent pas à l’état-civil. (Site Légitimité.fr) »
Il faut noter que si le débit de La Garonne est de 280 à 300 M3 seconde à la fonte des neiges (avril-mai) le débit en août- septembre tombe à + ou - 20 M3. Je connais suffisamment l’endroit et cette période d’août pour affirmer qu’il est difficile de se baigner le risque est seulement de s’esquinter les pieds dans le peu d’eau. Alors que des royalistes aient été noyés par mesure génocidaire est encore exagéré !!!
La population de Montréjeau aurait été décimée !
Le déficit en population est de 152 habitants entre 1793 (2193) – 1800 (2041) mais ce nombre remonte de 109 entre 1800 et 1806. Il est possible de supposer que sur ces 152 habitants disparus une grande partie a été tué pendant le soulèvement entre le 9 août et le 1er septembre.
Passée sous silence par l’Histoire officielle, cette insurrection reste un épisode très méconnu de la Révolution. Il est frappant de constater que jamais la mémoire de ces insurgés n’a pu être honorée. Et d’abord, le nombre exact de ces victimes n’est pas connu, ni ce qu’il est advenu de leurs dépouilles. L’ensemble des récits des protagonistes – principalement les chefs des troupes républicaines qui commandaient à Montréjeau – font état de plusieurs milliers de morts, certainement environ trois mille, peut-être plus, en un seul combat, en une seule journée, le 20 août à Montréjeau. (Légitimité.fr)
 Les protagonistes :
Chez les royalistes : Général Antoine Rougé (1763-1841), Général de Brigade Guillaume de Paulo (1775-1804), Louis-François de Villèle (1749-1822).
Chez les républicains : Général Marie-Etienne de Barbot (1770-1839 Croix de Saint Louis en 1814), Général de Brigade Jean-Antoine Commès (1762-1804), Général de Brigade Antoine Audugeois de La Borde (1748-1814), Général de Brigade G. Vicose.
MONTREJEAU 1799, ENCORE UN MENSONGE EN 2019.
Il faut signaler un point commun entre les deux chefs royaliste (de Paulo) et républicain : Ils furent tous les deux élèves du Collège royal de Sorèze dans le Tarn, un établissement de très haute réputation dans lequel ils ont du rencontrer Henri de La Rochejaquelein et Pierre-Constant de Suzannet (entr’autres). Leurs noms figurent sur la liste de ce célèbre collège.
Peut-être pouvons-nous supposer que cette ancienne fraternité militaire du Collège royal a joué un rôle dans la suite de cette affaire puisque les royalistes ont pu s’échapper vers les Pyrénées, le Val d’Aran, en passant par Saint Gaudens pour se réfugier à Lès ou Bosost en Espagne.
200 sont faits prisonniers et emmenés à Toulouse ; Jugés par une commission militaire celle-ci prononcera 11 condamnations à mort (pas de trace).
Antoine Rougé ira ensuite au Portugal passera en Angleterre et reviendra en France en 1802, à Toulouse, amnistié par Bonaparte mais surveillé. Il sera fait Chevalier de saint Louis le 5 septembre 1814 par Louis XVIII et nommé commandant militaire du Tarn et Garonne. Il décèdera le 17 octobre 1831 à Saint Orens de Gameville à côté de Toulouse, à l’âge de 68 ans. Il figure parmi les personnalités de la ville.
Guillaume de Paulo se retirera dans son hôtel particulier de Toulouse où il décède le 5 juin 1804 à l’âge de 29 ans après une chute de cheval, place Saintes Scarbes.
Bonaparte à l’occasion de son coup d’Etat réussi le 18 brumaire (8 novembre 1799) décidera de mener une politique d’apaisement. Tous les prisonniers seront relâchés.
Après « épluchage » des Archives départementales, Ariège, Haute-Garonne, Gers, Lot et Garonne, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn et Garonne, et des 39 communes concernées le nombre des morts est très éloigné de ce qui est annoncé par les organisateurs.
Exemples : Auch (32) 117 fusillés annoncés ; en réalité 117 Fusiliers (soldats) morts de leurs blessures à l’hôpital en 1795. Montréjeau 2000 tués ; en réalité 02. Carbonne (31) 68 Bleus tués et 200 prisonniers ; en réalité 1 Bleu tué. Colomiers (31) 150 royalistes tués ; en réalité 18. Lanta (31) 16 royalistes et 2 Bleus. Martres-Tolosane (31) 3 Bleus. Nailloux (31) 1 Bleu. St Bertrand de Comminges (31) 02 royalistes fusillés. Saint Gaudens (31) 2 royalistes annoncés ; zéro en réalité. Saint Lys (31) 01 royaliste tué. L’Isle Jourdain (32) 400 royalistes tués ; en réalité 26 fusillés. Larroque (32) 01 royaliste tué. Samazan (47) 2 royalistes tués. Beaumont (82) 1 Bleu tué. Bonnac (09) 01 royaliste tué. Le Vernet (09) 3 royalistes tués. Toulouse (31) 19 royalistes tués, 31 blessés, 13 prisonniers et 17 Bleus tués.
Sur les milliers de personnes présumées tuées, "l’épluchage" des Archives, dont j’ai mis les références dans l’article de 25 pages de La Revue N°48 de décembre 2019, ne donne le nombre que de 134 Royalistes et 26 républicains. Soit 160 personnes.  Où se trouvent les autres ? Dans la tête des organisateurs !

 

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POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?

Publié le par culture

Dans le dernier numéro (310) de la revue du Souvenir Vendéen, un article est consacré au massacre de 400 personnes la nuit de Noël 1793. Le rédacteur en chef a, sans aucun doute, été abusé. Dans son éditorial le Président du Souvenir Vendéen, revendique, à juste raison, pour ladite érudite association, les références historiques de ses articles et la valeur de référence de son corpus. Nous ne saurions moins en attendre d’une association qui, bientôt centenaire, a toujours tenu à présenter des articles étayés.
L’article incriminé est basé sur un seul témoignage, la lettre de Nogaret (peut-être officier d'intendance d'après l'auteur) à son père.
(Jean-Baptiste Louis Dominique de Nogaret, né le 23 juin 1768 à Grignan, Drôme, baptisé le 26 juin par le chanoine Menval Vicaire général de Monseigneur Georges Plan des Augiers évêque de Die, fils de Louis-Dominique de Nogaret, parrain un Lieutenant du Baillage. Page 246 AD 26, BMS 5MI315R8).
Il se vante d’une expédition avec ses 100 cavaliers et 6 Hussards dans l’église de Pouzauges pour y massacrer 400 personnes lors de la nuit de Noël. (L’orthographe très approximative de Jean-Baptiste de Nogaret, presque celle d’un illettré, est surprenante pour quelqu’un issu de la petite noblesse qui a sans aucun doute bénéficié d’une bonne instruction, et qui parle de la bataille du Mans, 13 décembre 1793, après son soi-disant massacre de la nuit de Noël, 24 25 décembre).  
Quelle église ? Notre Dame du Vieux Pouzauges est trop petite pour contenir 400 personnes
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
Seule reste donc l’église Saint Jacques, un peu plus grande. Exterminées dans une église la nuit de Noël les victimes seraient alors considérées comme des Confesseurs de la Foi.
Est-ce ce possible argument qui aurait séduit Monseigneur François Jacolin, évêque de Luçon, qui doit bénir une plaque le 27 septembre dans ladite église saint Jacques, rappelant ce crime profanatoire ?
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
L’article du Souvenir Vendéen inspire quelques réflexions :
- C’est la première fois que l’on apprend qu’une messe, surtout de Noël, est célébrée dans une église, lesquelles sont fermées. Il n’y a qu’un cas précis à Questembert (56), mais c’est en Bretagne sous haute surveillance des Chouans. En général les rares courageux prêtres réfractaires, qui ne portaient pas la soutane, interdite depuis avril 1792 et gênante pour se dissimuler, célébraient dans les granges ou au fond des bois, discrètement, des postes de gardes entourant le lieu de culte.
- Là, à Pouzauges, en plein quartier de protestants (souvent favorables aux républicains), sans gardes en protection, en plein pays insurgé, où les Vendéens se sont fait étriller 5 jours auparavant (le 19 n’est pas un jour saint donc ce sont de pauvres bougres) par les troupes du général Joba, où les Bleus rôdent en grand nombre, et dans les villages alentours.  L’auteur de l’article ne précise pas si l’on a fait carillonner les cloches (c’est une boutade, il n’y avait plus de cloches envoyées à la fonte).
- La porte par laquelle seraient passés les cavaliers Bleus mesure 1,90 m de hauteur et 94 cm de large. Un cavalier ne passe pas (à moins qu’il ne soit jockey mais alors il ne serait pas soldat) en hauteur et en largeur, un peut-être mais pas cent, les fidèles ne se seraient pas laissés faire. En effet le portail principal, qui mesure 2 m 40 de hauteur, débouche sur huit marches intérieures étroites (dénivelé de 2m40 sur 2m50 de longueur) pour descendre dans la nef, difficiles pour un piéton, impraticables pour un cheval de combat et non de cirque.
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
- Il n’y a aucun rapport sur ce massacre commis par Nogaret, pas même par son supérieur le général Joba qui se félicite pourtant d’un massacre de 200 à 300 personnes qu’il a commis à Saint Fulgent dans la même période (Savary Guerre des Vendéens et des Chouans) rien de la part du général Desmares, le supérieur de Joba, l’inventeur de la fable du petit Bara, en difficulté avec la Convention, qui aurait pu, par ce massacre, redorer son blason auprès d’elle. 
- Dans l’historique de la commune apparaît un déficit de 164 habitants entre 1793 et 1800, correspondant aux pertes, sans doute, des combats du 19 décembre 1793 et du 26 janvier 1794.  
- Sur la magnifique verrière du transept droit, des vitraux de belle facture, des années 1950, retracent les figures emblématiques d’André Ripoche, de la grâce de Bonchamps, de la messe dans les bois et de l’exécution de 32 Vendéens fusillés dans la cour du château de Pouzauges mais aucun sur un éventuel massacre dans l’église de Pouzauges. Pourtant les verrières rappellent des sévices des Bleus à l’encontre des populations révoltées comme il est possible de le voir sur les œuvres de vitraillistes dans les églises des Lucs sur Boulogne, du Pin en Mauges, Saint Florent le Vieil, Courlay etc. ; ici rien ne rappelle qu’un massacre ait eu lieu dans cette église.
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?

- Un érudit local, écrivain historiographe (titre que je préfère à celui, galvaudé, d’historien), natif de Cerizay, Richard Lueil, qui connaît parfaitement son secteur (il habite à 15 Km de Pouzauges), doute fortement de la réalité de ce massacre, tant par la configuration des lieux que par la période et ses conditions. Il a été mon guide en ce début août pour me montrer les lieux. Il pose devant la porte qu’auraient empruntée les 100 cavaliers.

POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
- La lettre de Nogaret a été publiée, pour la première fois, dans la revue du Souvenir Vendéen en mars-avril 1980 ; sans aucun commentaire des érudits de l’association.
- Dans la revue 261 du Souvenir Vendéen de décembre 2012, rubrique Chercheurs et Curieux, un écrivain historiographe, Pierre Gréau, ancien officier, Vice-président de l’association (décédé), répondant à la question d’un lecteur, remettait fortement en cause la valeur du seul témoignage de Jean-Baptiste Nogaret, membre de la troupe qui aurait commis ce crime, précisant en outre une règle du Droit romain : testis unus, testis nullus, un seul témoignage, témoignage nul. Mais Pierre Gréau doutait fortement en cause les travaux de l’auteur de « Enquête sur un massacre de Vendée en 1793 » qui arguait « qu’il y avait eu une perte de mémoire de cet évènement et de l’ensevelissement des victimes », (et du désir d’oublier ?) mais « qu’il n’y avait pas de doutes sur la réalité du massacre ». Pierre Gréau soulignait aussi que les officiers municipaux n’en parlaient pas, de même que Dominique-Aristide Dillon, curé renégat de Pouzauges, révolutionnaire à tout crin, qui se serait sans doute fait une gloire de ce massacre (Dillon qui a déclaré que la commune de Pouzauges et quelques autres, se sont comportées constamment dans le sens de la révolution, sont exemptées de l’anathème qui peut avoir été prononcé contre le département de la Vendée – in Savary déjà cité).  Pierre Gréau, qui habitait à 20 Km, écrivait son article avec des compléments de M. Michel Chatry, qui habite à 15 Km de Pouzauges, alors Président du Souvenir Vendéen, dont les connaissances historiques sont indiscutables.
- Pouzauges se souvient des 32 fusillés dans la cour du château en janvier 1794 mais a oublié les 400 massacrés de Noël 1793. Etrange. Les fusillés font l’objet d’une partie du vitrail.
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
- Enfin les villages martyrs alentour ont su se souvenir, lors de la reconstitution des actes d’état-civil, de leurs victimes : Les Herbiers, Saint Mesmin et ses victimes mais aussi deux hommes assassinés par un nommé Ribard, Montournais, Réaumur, Le Boupère, La Flocellière dont 3 victimes reconnues par Dillon.
La haine de la révolution, la détestation de la république, qui n’aime pas l’Eglise, n’autorisent pas les inventions d’histoires : les fait suffisent. Nous devons honorer la mémoire de ces malheureuses victimes de la persécution religieuse, au nom de la vérité, et non pour une récupération mercantile.
 
NB: Le titre de cet article, qui reprend un dicton du XVIème siècle concernant ceux qui arrachaient les dents en disant que cela ne faisait pas souffrir, est avec l’accord du Vice-président du Souvenir Chouan de Bretagne, ancien Haut magistrat
 
Ci-dessous fresque de l'Annonciation (XIIème siècle) dans l'église Notre-Dame.
POUZAUGES, NOËL 1793 : MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS ?
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BENIE SOIT SA GLORIEUSE ASSOMPTION

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BENIE SOIT SA GLORIEUSE ASSOMPTION
L’Assomption est la plus grande fête célébrant Sainte Marie depuis le VIème siècle. Elle marque l’événement de la Sainte Vierge élevée corps et âme auprès de Dieu et qui a eu lieu vers l'an 44.
Le roi Louis XIII, s'il obtenait un fils, avait fait le vœu de consacrer sa couronne, le royaume de France et sa population à la Sainte Vierge Marie, en la faisant Sainte Patronne de la France, ce qu'il fit le 10 février 1638, il y a 387 ans, avec des fêtes et processions dans tout le royaume le 15 août.
Cet acte de consécration et de procession fut confirmé par son fils Louis XIV le 25 mars 1650 en la Fête de l'Annonciation et renouvelé par Louis XV en 1738 (Source BNF).
Cet acte de procession est aboli par l'Assemblée législative le mardi 14 août 1792. "La section Notre Dame demande la révocation de l'Edit de Louis XIII portant création d'une procession pour célébrer la naissance de Louis XIV. Cette révocation est décrétée" Le Moniteur Universel du 16 août 1792. (Il y en a encore qui prétendent que la révolution ne fut pas dressée contre la religion catholique).
Il est remis en vigueur par Louis XVIII le 15 août 1814.
Il est aboli de nouveau par le Frère Trois points Louis-Philippe le 11 août 1831 "le Gouvernement a jugé convenable d'ôter à cette solennité le caractère civil qui lui avait été rendu, non relative au vœu de Louis XIII, et inviter, comme autrefois, les autorités à assister à la procession" (Le Moniteur Universel du 11 août 1831).
Le 2 mars 1822, le Pape Pie XI proclame Notre Dame de l'Assomption Patronne principale de la France.
C’est à une demande de longue durée du peuple catholique que Sa Sainteté le Pape Pie XII (Vénérable toujours en attente d’une légitime canonisation !) a répondu en prononçant le Dogme - Expression de la Foi, Vérité de l'Eglise - de l’Assomption le 1 novembre 1950.
 
La solennité de l'Assomption est restaurée par le cardinal archevêque de Paris, Monseigneur Jean-Marie Lustiger le 15 août 1987 et avec un faste exceptionnel le 15 août 1988. 
Le peuple catholique est resté majoritairement fidèle à Marie en célébrant, de façon plus ou moins grandiose, Sa Sainte et Glorieuse Assomption.
BENIE SOIT SA GLORIEUSE ASSOMPTION
A l'intérieur de l’église Notre Dame, à La Chapelle Basse mer (44), cette œuvre d’art coiffe le tabernacle du Maître-autel ; œuvre sublime du sculpteur nantais Joseph Vallet (1841 La Boissière du Doré, Nantes 1920), réalisée en 1890. D’un bloc unique de marbre de Carrare, dans une scène pleine de finesse, de sveltesse et de beauté, l’artiste a fait jaillir la Vierge Marie, encadrée de deux chérubins soutenant sa personne pleine de grâce dans sa montée vers les Cieux où son Fils l'appelle afin de lui épargner la décrépitude du tombeau, l'ayant préservée du destin habituel de l'humanité, de la conception à la mort.
Mieux qu’un tableau aussi beau soit-il, et Dieu sait qu’il y en a de nombreux, cette magnifique sculpture donne, par son aspect tridimensionnel, un grand réalisme à l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.
 
L‘église de La Chapelle Basse-Mer, de style néo-gothique en faveur au XIXème siècle, consacrée en 1879, par Monseigneur Jules-François Le Coq, est construite à l'emplacement de celle incendiée et partiellement détruite lors des Guerres de Vendée en mars 1794 par la colonne de Cordelier-Delanoüe (qui tua aussi 78 personnes et non 900 !). Trop petite, "replâtrée" à la va-vite, devenue dangereuse l'église fut démolie. Elle avait comme principale relique un morceau du voile de la Vierge disparu lors des pillages de 1793. L’église sous le patronage de Notre Dame a été la seule église du bourg ; il n’y en a jamais eu d’autre comme le prétend un écrivain local.
Si le 14 juillet est la fête de la Nation, le 15 Août est la Fête nationale de la France !
 
Que la Sainte Vierge prenne en pitié la France dont elle est la sainte Patronne principale et qui a grand besoin de sa protection.
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PORT D'ORANGE, UN HEUREUX RESCAPE DES FUSILLADES 1795

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PORT D'ORANGE, UN HEUREUX RESCAPE DES FUSILLADES 1795
Pierre-Auguste de Boisairault d'Oiron (ou d'Oyron), carabinier, a débarqué avec les troupes du marquis de Sombreuil le 19 juillet sur la plage de Port Haliguen, à la pointe de la presqu'île de Quiberon. Né à Saumur en 1768 il a donc 27 ans.
Après l'échec de la Bataille le 21 juillet il est fait prisonnier comme plus d'un millier de combattants lors de la reddition de Port Haliguen. Il est présenté devant la Commission militaire Dubois qui se tient dans la maison Le Toullec (ou Le Tallec) au village de Kéraude à Saint Pierre Quiberon, distante de 60 mètres de la plage du port d'Orange.
PORT D'ORANGE, UN HEUREUX RESCAPE DES FUSILLADES 1795
Cette Commission militaire, créée sur ordre du général Lemoine, est présidée par Antoine Dubois, Chef du Bataillon d'Arras ; il a comme assesseurs le capitaine Christian Wable, le sous-lieutenant Nicolas Courtois, le sergent Pierre Roty, secrétaire le caporal Pierre Lemaire. Elle siègera du 1er au 5 août 1795. 
101 combattants comparaissent ; 55 sont condamnés à mort, soit 54%, 49 Emigrés et 6 Chouans. Parmi eux Jean Auguste Fournier dont le nom est gravé dans le marbre des tables mémorielles de La Chartreuse de Brec'h. 
Le 1er août, avec 29 autres condamnés à être fusillés, il est conduit sur la plage du port d'Orange. On leur bande les yeux mais les exécuteurs, âpres au gain, lui demande de l'argent. Il jette quelques pièces que les soldats se précipitent pour les ramasser. Il a un genou au sol lorsque le commandant ordonne le feu pendant que les soldats qui doivent l'exécuter ramassent les pièces qu'il a jetées.
Il en profite pour arracher son bandeau et avec l'agilité de ses 27 ans s'enfuit à toutes jambes et sème ses poursuivants. Il est neuf heures du soir, la nuit commence à tomber, il se cache dans un champ. Penauds ses poursuivants abandonnent leurs recherches. Grâce à la complicité d'une paysanne, Marie-Anne Belz, il se cache dans le grenier d'une ferme au Petit Rohu pendant cinq jours.
La jeune fille prenait sur sa nourriture qu'elle partageait avec lui ; Marie-Anne lui trouvera un asile plus sûr chez la veuve Julienne Véry, puis au bout de six semaines chez la veuve Guégan qui parviendra à lui faire rejoindre les troupes de Georges. Il rejoindra ensuite Stofflet dans le Maine et Loire. 
Pierre-Auguste Fournier de Boisairault, baron d'Oyron, se mariera, aura quatre enfants, sera fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, ayant eu une vie très mouvementée il rend paisiblement son âme à Dieu en son château d'Oiron, dans les Deux-Sèvres. Agé de 69 ans et demi (AD 79), il meurt dans son lit, le 23 janvier 1837, ayant failli mourir sur le sable d'une plage 42 ans plus tôt !
Sur les tables mémorielles de La Chartreuse il faudrait retirer, outre son nom, ceux de 21, morts après ou en dehors de l'Affaire de Quiberon, ceux de 20, acquittés, 30 doublons mais 40 autres noms de valeureux oubliés devraient y être gravées ; soit 929 noms de victimes fusillées.
PORT D'ORANGE, UN HEUREUX RESCAPE DES FUSILLADES 1795
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