Waterloo, il y a 210 ans, sonne le glas des ambitions européennes de l'Empereur. Débarqué, glorieux, sur le sable de Golfe Jouan fin mars, Napoléon est entré triomphalement aux Tuileries ; plusieurs retournements de veste d'officiers et politiciens, ayant fait allégeance à Louis XVIII, lui ont facilité une tâche pas forcément gagnée.
Après une première abdication le 4 avril 1814, qui l'avait envoyée en résidence à l'île d'Elbe, Napoléon abdique le 22 juin mettant fin définitivement à l'ambition d'un Empire européen.. Il sera envoyé sur l'île de Sainte Hélène située dans l'Atlantique à 1.900 Km au large de l'Angola. Il n'y a donc aucun risque d'une troisième abdication faisant mentir le dicton : "jamais deux sans trois".
Le bilan de cette bataille se chiffre ainsi pour l'armée impériale : 5000 à 7000 morts, 18 mille blessés, 4000 disparus et dix mille prisonniers (à Vilnius a été découvert en 2001 un charnier contenant trois mille squelettes datant de la retraite de Russie).
Tout n'est pas perdu pour tout le monde : Nathan Rothschild a fait de bonnes affaires financières en spéculant sur la défaite de Napoléon à Waterloo mais aussi en annonçant auparavant, à Londres, la défaite de Wellington ce qui entraîna un marasme pour la Livre Sterling qui atteint son cours le plus bas ; il en racheta alors d'énormes quantités. Trader avant l’heure ! De cela on est sûr. Mais beaucoup de légendes ont été propagées sur les moyens. Il n’était pas à Waterloo, il n’a pas traversé la Mer du Nord en pleine tempête après avoir soudoyé un pêcheur, il n’a pas envoyé de pigeon voyageur. Par contre il avait un agent en Belgique. Si le volume d’enrichissement n’est pas formellement établi il est quand même très important, entre plusieurs dizaines et un million de Livres Sterling (1815), ce qui représenterait maintenant, en convertissant, 1 milliard 200 millions d'€, somme fabuleuse pour une spéculation sur une bataille !
Pendant ce temps, dans le Morbihan, Louis-Charles de Sol de Grisolles, miraculeusement rescapé, en 1814, des geôles impériales est à la tête des Révoltés, dont les Ecoliers du collège Saint Yves de Vannes. Ils ont déjà battu les Impériaux à Redon et à Pen Mur (Muzillac) ; cela va être un peu plus compliqué du côté d'Auray.