ABBE MARTIAL DE SAVIGNAC, 10 MAI 1796.

Publié le par culture

ABBE MARTIAL DE SAVIGNAC, 10 MAI 1796.

Martial de Savignac naît au châreau des Vaux en la commune de La Jonchère (près de Limoges) le 23 février 1758. Après de bonnes études il entre au Grand séminaire de Limoges et est ordonné prêtre par Monseigneur Louis-Charles d'Argentré du Plessis en 1784 et nommé curé de Antran à côté de Châtellerault. 

L'abbé Eutrope de Chardeboeuf de Pradel, Vicaire général de Limoges et abbé commandataire de l'abbaye d'Evron, dit l'abbé Pradel, (aumônier des Chouans fusillé le 10 août 1796) le fait nommer curé de Vaiges en Mayenne le 19 septembre 1786.

La révolution arrive ; très aimé par ses paroissiens il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Il se retire à Evron mais vient quand même célébrer la messe de Noël dans son église de Vaiges le 24 décembre 1791. Lorsque la persécution s'aggrave il refuse de partir en exil et vit caché célébrant dans les bois, donnant les sacrements, absolvant les malades.

Il accompagne les troupes du général de Chouans Tercier dont il est devenu l'ami et sera présent en particulier lors du sanglant combat de Bazougers qui vit la défaite des Bleus. Il sera accusé pour cela, lors de son "jugement" d'être un chef de Chouans, ce qu'il n'a jamais été n'accompagnant les Révoltés qu'en sa qualité de prêtre pour les assister.

Le 29 avril 1796 il est arrêté à Bazougers lisant son bréviaire. Il est jugé, le 7 mai 1796, et condamné à 15 ans de fer ; mais le général Louis François Chabot, passé du royalisme au républicanisme, veut la peau des réfractaires. L'abbé Martial de Savignac passe devant un autre tribunal, le 9 mai 1796. Condamné comme réfractaire et chef de Chouans (ce qu'il n'était pas) il est condamné à mort.

Le 10 mai 1796 l'abbé Martial de Savignac est fusillé sur la place du Gast à Laval à midi. Il avait  38 ans, ; c'était il y a 230 ans !

L'abbé de Savignac avait deux frères qui participèrent à l'expédition du débarquement de Carnac ; ayant survécus à la désastreuse bataille de Quiberon ils furent fait prisonniers. Charles, Volontaire dans Damas fut condamné par la Commission militaire Dinne et fusillé à Saint Pierre Quiberon le 29 juillet 1795 et son frère, Joseph, 38 ans, Lieutenant dans Damas, condamné par la Commission Lalène d'Auray, fusillé le 2 août 1795 au Champ des martyrs (La Revue SCB de septembre 2023)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :