POUZAUGES, MENTIR COMME UN ARRACHEUR DE DENTS, SEQUENCE II
Le pseudo massacre de 400 personnes dans l'église Saint Jacques de Pouzauges dans la nuit de Noël 1793 demande quelques informations précises sur les faits. La répression du soulèvement des Révoltés contre le pouvoir Jacobin parisien est une chose trop sérieuse pour raconter n'importe quoi.
Il est surprenant qu'une Revue aussi sérieuse que celle du Souvenir Vendéen, qui existe depuis plus de 90 ans, se soit faite piéger par une information, venue d'une personne, prétendant révéler des faits oubliés ; alors que le Souvenir Vendéen a exhumé les faits cachés du soulèvement depuis près d'un siècle et qu'aucun des chercheurs pointus de ladite association ne se soit penché sur un document qu'elle connaissait depuis 1980 : une seule et unique lettre rédigée dans un français sommaire.
Dans le numéro 261 de décembre 2012 de sa revue le Souvenir Vendéen publiait, dans la rubrique Chercheurs et curieux, une analyse du document par Pierre Gréau assisté de Michel Chatry (respectivement Vice-président et Président de l'association), férus d'archives. Cette analyse comporte les termes, d'improbable et messe de Noël hypothétique. Termes mesurés de la part des deux rédacteurs qui sont voisins de la ville de Pouzauges. Pierre Gréau ajoute aussi : testis unus, testis nullus (un seul témoin, témoin nul).
Dans le préambule de l'ouvrage, son auteur annonce que Gilles de Retz a été brûlé sur le bûcher en 1440. Ce qui est faux. Gilles de Retz ayant fait amende honorable et fait pénitence de ses nombreux péchés, volontairement, sans avoir subi la Question ordinaire sera absout par Jehan de Malestroit, évêque de Nantes, Président du Tribunal religieux, qui ordonnera que son corps soit dépendu, après exécution du jugement séculier le 26 octobre 1440, du gibet dressé au-dessus du bûcher avant que les flammes ne l'atteignent. Inhumé dans la chapelle des Carmes (quartier Decré à Nantes) ses restes seront brûlés (en compagnie de François II et de Marguerite de Foix dont les gisants sont dans la cathédrale de Nantes grâce à Michel Crucy qui les a sauvés en octobre 1792) sur la place du Pilori en 1793 mais par les révolutionnaires.
Curieux que le site dédié à ce massacre illustre son site par un vitrail des années 1950 sur lequel figurent les 32 fusillés devant le château (que l'on distingue en arrière plan) en janvier 1794 et non les massacrés de Noël 1793.
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