MARC MENANT ET SES APPROXIMATIONS : LOUIS XVI A DUNKERQUE.

Publié le par culture

MARC MENANT ET SES APPROXIMATIONS : LOUIS XVI A DUNKERQUE.

Dans l'excellente émission de C News, avec Christine Kelly, Marc Menant nous délivre une page d'Histoire sur Louis XVI, 31 ans,  qui s'est rendu à Dunkerque pour créer un port de guerre contre l'ennemi anglais. J'ai pensé découvrir une nouvelle page que je ne connaissais pas. Mais, après tout, n'apprenons-nous pas tous les jours ?

Le problème est que Louis XVI ne s'est jamais rendu à Dunkerque ; s'il a effectivement ordonné les fortifications de cette ville face aux Anglais il n'y est jamais allé.

Son premier contact avec la mer, plus exactement avec l'Océan,  aura lieu en 1786. Si, effectivement il a décidé en 1776 (il avait 22 ans) de renforcer la défense des côtes, en particulier à Cherbourg, c'est à cause des souvenirs de la guerre de Sept ans (1756-1763) et de l'invasion des Anglais sur les côtes de France.

Le 22 juin 1786 ( il a moins de 32 ans) il est à Cherbourg (et non Dunkerque) ; le Roi est accueilli par une immense ferveur de son peuple. Un arc de triomphe a été dressé pour l'accueillir. Il est logé à l'abbaye du Vœu : il se couche à minuit ; le 23 il se lève à trois heures du matin, assiste à la messe et prend son déjeuner. Après sa toilette il se rend aux chantiers navals et visite le port. Il discute avec les uns et les autres qui sont étonnés de ses connaissances navales ; il connaît tout d'un bateau, les noms, les manœuvres, les différents éléments d'un navire.

Le 24 juin il assiste à une revue navale ; il est entouré par la foule enthousiaste, il écrit à sa femme, Marie-Antoinette, "L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon cœur ; jugez si je ne suis pas le plus heureux roi du monde".

Le 26 juin Louis XVI quitte Cherbourg, acclamé aux cris de "Vive le Roy" et fait remettre, sur sa cassette personnelle, 2 mille Livres au Curé de la paroisse et 8 mille Livres au maire pour l'hôpital. Il rentre à Versailles par Saint Lô, Le Havre, Rouen.

 

MARC MENANT ET SES APPROXIMATIONS : LOUIS XVI A DUNKERQUE.

Enfin, lorsque Marc Menant parle des Etats-généraux et des trois États il qualifie la Noblesse d'Aristocrates puis d'Aristos (avec son sourire en coin habituel aurait-il trop vu le film Les Aristos ) , il semble ignorer que ce terme est appliqué par les révolutionnaires, dès 1790, à ceux qui s'opposent à la révolution.

Sacré Marc Menant, laïcard invétéré !

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