MARDI 16 JUILLET 1793. MARC-ANTOINE CHARRIER MARIE-ANNE CHARLOTTE DE CORDAY
Ce mardi 16 juillet 1793, il y a 230 ans, Marc-Antoine Charrier a subi son "procès" devant le tribunal criminel de Rodez en Aveyron. Ce tribunal est établi selon la procédure du Tribunal révolutionnaire créé à Paris le 10 mars 1793, sans possibilité d'Appel ni de Cassation, à l'instigation de Danton, Guadet et Levasseur pour "juger" les états de rébellion ou contre-révolutionnaires.
Marc-Antoine Charrier n'a pas nié les valeurs de son combat, reconnaît sa révolte et en assume l'entière et totale responsabilité par lui seul ; il couvre sa femme et son fidèle Laporte. Il a du apprendre que 62 de ses fidèles ont été guillotinés à Mende.
En conséquence le tribunal le condamne à la peine de mort dans les 24 heures ainsi qu'à la confiscation de tous ses biens. Sa femme Marie Victoire, son fils Charles Marc-Antoine et Jean-Pierre Laporte sont remis en liberté. Châteauneuf-Randon son ennemi, noble renégat et régicide, doit éprouver une grande satisfaction.
Ce même mardi, à 600 Km plus au Nord, Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont annonce à son père que son "procès" va se tenir le 17 à partir de 8 heures du matin.
Remarquons que Marie-Anne Charlotte de Corday signe sa lette à son père de son seul "Corday".
A suivre le dernier épisode demain.
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