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12 août 1795

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      A Saint Pierre Quiberon La Commission Dubois siègeant dans la maison Le Toullec à Kéraude, du 1 au 5 août a fait comparaitre 101 prévenus. 55 (49 Emigrés et 6 Chouans) sont condamnés à mort par fusillade.

Antoine Dubois, chef du Bataillon d'Arras a présidé cette commission, assisté du capitaine Charles Wable, du sous-lieutenant Nicolas Courtois, du sergent Pierre Roty et du caporal Pierre Lemaire.

Le Bataillon d'Arras, sa triste mission remplie est

rentré sur Nantes dès le 7 août.

 

La Commission Dinne, siégeant au manoir de Kerdavid, à Saint Pierre Quiberon du 27 juillet au 10 août n'a pas encore regagné ses quartiers. La Commission Dinne doit son nom à son président Emmanuel Dinne, chef du 2ème Bataillon de Tirailleurs Belges.Elle a fait comparaître 166 prévenus. 113 (111 Emigrés et 2 Chouans) ont été condamnés à mort par fusillade.

Condamné à mort par fusillade ne veut pas dire que chaque condamné a eu en face de lui un peloton d'exécution.

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      Un des principaux lieux d'exécution fut la plage au bout du Port d'Orange, à hauteur du bosquet, à gauche sur cette photo.La raison en est simple, cette plage est à proximité des maisons où siègent les Commissions.Mais d'autres endroits  de saint Pierre furent aussi utilisés.

  Depuis le 10 août, les fusils se sont tus.

 

La Commission Bouillon, à Auray, n'a siégé que le 29 juillet. 18 prévenus, 14 condamnations à mort ( 12 Emigrés et 2 Chouans).

La Commission Druilhe à Auray, siégeant en la chapelle de la Congrégation des hommes (actuel Syndicat d'Initiative) sur 250 prévenus n'a prononcé que 29 condamnation à mort (23 Emigrés et 6 Chouans).

La Commission Lalène, siégeant au même endroit que Druilhe, n'a pas fini son travail, de même que les Commissions Bedos, Bouillon, Levieux à Vannes. Les Commissions Lohée, Honoré, Legrand, Guidal à Vannes, Bonnard à Port Louis n'ont pas encore commencé leur sinistre tâche.

 

doc-1-2621_edited.JPG En ce Douze août, le Bataillon d'Arras, commandé par Antoine Dubois quitte Nantes pour rejoindre Châteaubriant.Sans se douter que leur tâche macabre à Saint Pierre Quiberon et sur Auray va être durement punie.

Dans la côte de La Ceriseraie, entre Carquefou et Nort sur Erdre, Les Chouans de René Victor Palierne-30 ans- et de Esprit Bégnine Blandin-27 ans-au nombre de 3 à 4 mille, attaquent le Bataillon dont peu réchappera d'une mort cruelle, les femmes qui suivaient les Chouans étant souvent les plus acharnées.

D'après les Bleus, 220 hommes seront exterminés.Le général Lemoine dans un mémoire, précise que sur trois bataillons : "j'ai le regret de vous annoncer que tous ont péri, assassinés par nos lâches ennemis. C'est à peine si les états de situation que je viens de parcourir en présentent quelques-uns sur les cadres. Les brigands avaient juré de les faire tous périr et nous ne pouvons plus qu'honorer leur mémoire républicaine".

Pour plus de détails sur cette "affaire" de La Ceriseraie, voir La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne de juin 2010.


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Liban, un arbre déraciné, 4 morts.

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France, un arbre déraciné, 66 morts.

Des sacripants, des provocateurs, des convaincus ?

Un arbre a été déraciné à Bédoin, dans le Vaucluse. La réaction punitive a été immédiate.Il faut punir, la punition sera exemplaire.

Dans la nuit du 1 au 2 mai 1794, l'arbre de la liberté est arraché, et jeté dans le fossé au pied des remparts de la ville de Bédoin (dans le Vaucluse à une dizaine de kilomètres de Carpentras) dans le "Pré aux Porcs". Le bonnet phrygien qui coiffait cet arbre est jeté dans un puits, les affiches de la Convention sont arrachées, lacérées, piétinées.

Un jeu de rôle avant l'heure ? Des provocateurs qui veulent se venger de ce village surnommé "La Vendée du Midi" ? De farouches contre-révolutionnaires ? Un syndrome de Carpentras avant l'heure ?

La réaction va être terrible.

Le lendemain, la Municipalité débute une enquête, sans aucun résultat.Le 4 mai, Agricol Moureau, prêtre défroqué, administrateur du département du Vaucluse et Maignet représentant en mission de la Convention, ordonnent une enquête. Ils arrêtent les membres de la municipalité et du Comité de surveillance, les nobles, les prêtres (essentiellement réfractaires) et tous les suspects que l'on réunit dans l'église paroissiale. Etrange, personne ne dénonce les coupables ni ne se dénonce de ce "crime".

Maignet décrète que le tribunal criminel doit s'installer dans Bédoin pour juger les faits épouvantables.

  "Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est commis à Bédoin que ce n’est qu’en frappant sur le lieu même où il a été commis que l’on pourra porter l’épouvante dans l’âme de ceux qui oseraient encore méditer de nouveaux attentats".

 Cet arrêté ordonne "que le pays qui a osé renverser le siège auguste de la Liberté est un pays ennemi que le fer et la flamme doivent détruire".

 

Le Go (agent national)  et Suchet (Chef du 4 ème Bataillon de l'Ardèche) accompagnés de leurs troupes, s'installent dans le village. Ils perquisitionnent, volent, profanent les objets de culte, la flèche du clocher est renversée.  

Le  9 mai 1794, le tribunal s'installe dans la commune amenant avec lui la guillotine et trois bourreaux. Au terme du procès, 63 habitants sont condamnés à mort, 10 sont "mis hors la loi", une personne est condamnée aux fers, 13 à la réclusion et une à une année de détention. 52 personnes sont remises en liberté, mais restent soumises à l'arrêté du 6 mai

Le 28 mai 1794, le jugement est rendu sur l'emplacement de l'arbre arraché en présence des habitants, 35 personnes sont guillotinées et 28 fusillées.

Chapelle-de-Beccaras.jpgLes corps dépouillés sont ensevelis dans une fosse commune. La chapelle de Becarras, sur la route de Flassan a été bâtie sur l'emplacement de la fosse.

Le 3 juin, les soldats du 4e bataillon de l'Ardèche incendient le village.Trois modérés, André Brun, ancien maire, Louis Abril, procureur, et Pierre-Louis Ripert, ex-curé constitutionnel, sont exécutés le 27 juillet 1794.

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A la demande des survivants, un an jour pour jour après ce crime, les exécutés et le village seront réhabilités et le village reconstruit. Maignet, lui, mourra dans son lit.Agricol Moureau, le renégat du sacerdoce, mourra aussi dans son lit en 1842. Gloire à la Convention !!!


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SAINT PIERRE QUIBERON. 28 à 31 JUILLET 1795

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IMG_2646.JPGDans cette noble maison de Saint Pierre Quiberon, la commission Dinne ne chôme pas en cet été 1795. La Bataille est terminée, la reddition des Emigrés et des Chouans s'est accomplie. Les Représentants en mission du Peuple, Blad et Tallien ont établi ces terribles Commissions Militaires en vertu d'un arrêté qu'ils ont pris.

Louis Lazare Hoche n'est pas concerné par ces décisions politiques qui sont hors de son pouvoir militaire.

Dans la liste des Commissions, ne figure pas celle qui a décidé du sort des premiers exécutés, la Commission Barbaron (ou Barbarou).Elle n'a siégé qu'un seul jour, le 27 juillet, les sentences ont été appliquées le 28 au plateau de La Garenne à Vannes.16 prévenus, 16 fusillés.

Précédemment "Q.G." de Puisaye, devenu celui de Hoche, la Commission Dinne a été installée dans ce logis dès le 27 juillet. Les ancêtres de certains des adhérents du Souvenir Chouan de Bretagne ont été jugés là et fusillés  à deux cents mètres sur la plage, au bout du Port d'Orange. La Commission Militaire Dinne tire son nom de celui du Chef du 2ème Bataillon de Tirailleurs Belges.

Du 27 juillet au 31 juillet, 109 prévenus sont passés devant elle. Il n'y a eu que DEUX condamnations à la prison. 107 sont fusillés sur la plage.

Parmi eux, nous pouvons noter la présence de Charles Sylvain de Béchillon exécuté le 28 juillet.

A Auray, le 31 juillet, par la Commission Lalène siégeant dans la chapelle de la Congrégation des Hommes, actuel Syndicat d'initiative, le frère de Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont, dite Charlotte Corday, a été condamné à mort ; orthographié Charles Cordé, Charles-Jacques François de Corday d'Armont avait 21 ans, il sera exécuté en ce lieu appelé maintenant "Le Champ des Martyrs".

La seconde commission de Saint Pierre Quiberon, la Commission Dubois,  ne va commencer son funeste travail que le 1 août.

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MARDI 28 JUILLET 1795

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Après Quiberon, les premières victimes des Commissions Militaires sont tombées ce matin à partir de 10 H sur le plateau de La Garenne à Vannes.

Jugées, hier à Auray par la Commission Barbaron, amenées d'Auray à pied ou en charrette, les victimes ont passé leur dernière nuit dans une salle de la Porte Prison, à Vannes.Elles ont eu connaissance de leur peine après le jugement expéditif qui les condamnait par avance.

Monseigneur Urbain de Hercé, 67 ans, Evêque de Dol de Bretagne

Marquis Charles Vireaux (ou Virot) de Sombreuil, 25 ans, natif de Limoges

Chanoine François de Hercé, 62 ans, vicaire général (de son frère) de Dol de Bretagne

Chanoine François-Dominique Castin de La Madeleine, 58 ans, Evêché de Saintes

Chanoine René Vincent Gilart de Larchantel, 46 ans, Cathédrale de Quimper

Chanoine François-Pierre de Rieussec, 41 ans, vicaire général de la cathédrale de Lyon

Abbé Nicolas Boulard, 57 ans, curé de Tours, natif de Montlouis

Abbé Pierre-François Bréhéret, 37 ans, curé de Bonchamp (Mayenne)

Abbé François Frotin, 34 ans, vicaire de Saint Thual (I et V), natif de Lennen-Pommerit (C d N)

Abbé Jean-Baptiste Gaignet, 34 ans, vicaire de Doix (Vendée), natif du Loroux Béconnais

Abbé Julien-Pierre Gautier, 29 ans, curé de Tréffendel (I et V), natif de Plélan le Gd

Abbé Jean Gérard, 29 ans, Curé de Saint Mervou (I et V) natif de Montauban (I et V)

Abbé Jacques-Pierre Gouraud, 56 ans, curé de Saint André sur Mareuil (Vendée)

Abbé Louis-Raymond Legall, 31 ans, natif de Bréal (I et V)

René Vincent de La Landelle, 30 ans, lieutenant en second de d'Hervilly, natif de Vannes.

François Petit-Guyot, 62 ans, capitaine dans le régiment de Franche-Comté, natif d'Apremont,

sont tombés, pour Dieu et le Roi, selon leurs engagements.

C'est la première fois, depuis 919 et les invasions normandes, que l'on assiste, à Vannes, à une telle tuerie d'un évêque et de douze prêtres.

Si Charles de Sombreuil savait ce qui l'attendait, cen'était pas le cas pour René-Vincent de La Landelle et François Petit-Guyot.

Ce matin, 215 ans après, à l'heure de l'exécution, une gerbe de roses, blanches et rouges, déposée par notre Association, a fleuri la plaque qui rappelle le lieu de cet assassinat.

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AURAY, 27 JUILLET 1795

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  La Commission Militaire Barbaron (ou Barbaroux) se réunit pour la première fois à Auray, dans les vieilles halles du XVè siècle qui servent ainsi de cour de "justice".C'est la première réunion de ces Commissions Militaires créées par la volonté des Représentants en mission, Blad et Tallien pour décider des sanctions à prendre contre les captifs de Quiberon qui ont fait acte de reddition contre promesse de vie sauve.

Louis-Lazare Hoche n'a rien à voir dans la création de ces Commissions.

Cette Commission est présidée par Raymond Barbaron, chef du 1er Bataillon de la Gironde. Viennent ensuite: Ducarpe, capitaine au même bataillon, Moysset, lieutenant au 1er bataillon du 8è régiment d'infanterie, Bouvet, sergent-major au 1er bataillon des 83 départements, Cuny, caporal au même bataillon, Husson, secrétaire.

cartes-postales-photos-La-Vieille-Halle-AURAY-5640-copie-1ay hallesSeize prévenus comparaissent:

Monseigneur Urbain de Hercé, 67 ans, Evêque de Dol de Bretagne

Marquis Charles Vireaux (ou Virot) de Sombreuil, 25 ans, natif de Limoges

Chanoine François de Hercé, 62 ans, vicaire général (de son frère) de Dol de Bretagne

Chanoine François-Dominique Castin de La Madeleine, 58 ans, Evêché de Saintes

Chanoine René Vincent Gilart de Larchantel, 46 ans, Cathédrale de Quimper

Chanoine François-Pierre de Rieussec, 41 ans, vicaire général de la cathédrale de Lyon

Abbé Nicolas Boulard, 57 ans, curé de Tours, natif de Montlouis

Abbé Pierre-François Bréhéret, 37 ans, curé de Bonchamp (Mayenne)

Abbé François Frotin, 34 ans, vicaire de Saint Thual (I et V), natif de Lennen-Pommerit (C d N)

Abbé Jean-Baptiste Gaignet, 34 ans, vicaire de Doix (Vendée), natif du Loroux Béconnais

Abbé Julien-Pierre Gautier, 29 ans, curé de Tréffendel (I et V), natif de Plélan le Gd

Abbé Jean Gérard, 29 ans, Curé de Saint Mervou (I et V) natif de Montauban (I et V)

Abbé Jacques-Pierre Gouraud, 56 ans, curé de Saint André sur Mareuil (Vendée)

Abbé Louis-Raymond Legall, 31 ans, natif de Bréal (I et V)

René Vincent de La Landelle, 30 ans, lieutenant en second de d'Hervilly, natif de Vannes.

François Petit-Guyot, 62 ans, capitaine dans le régiment de Franche-Comté, natif d'Apremont

Le jugement consiste en une simple affirmation d'identité.

Pour les prêtres, condamnation à mort pour n'avoir pas prêté le serment

Pour Charles de Sombreuil, seul chef de l'expédition, la mort,

Pour les deux autres civils, émigrés rentrés, la mort.

 

Cette condamnation est exécutoire dans les vingt quatre heures ; dans l'après-midi les

condamnés prennent, à pied, le chemin de Vannes, pratiquemment sans escorte, ayant donné leur parole de ne pas fuir.A Vannes, ils seront enfermés, pour leur dernière nuit, dans une des tours de la Porte Prison dont subsiste la cheminée.

 

 

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BATAILLE DE QUIBERON: La fin. Le début des tueries.

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Parti pour tenter de prendre Hoche à revers, détourné de son objectif par l'Agence Royaliste de Paris, tombé dans une embuscade à Coëtlogon, loin de Quiberon, Vincent de Tinténiac a été tué. Il repose encore à quelques centaines de mètres du château près duquel il a été piégé.

A Quiberon, pris dans la nasse comme dans un chalut, l'armée des Chouans et des Nobles dirigée par Charles de Sombreuil s'est rendue à Hoche le 21 juillet, du côté du Port d'Orange.Le récit en est fait dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne parue au début de ce mois de juillet.

Si dans son rapport, Blad le Conventionnel en mission nie toute négociation de reddition contre promesse de vie sauve, il semble difficile de le croire:

-Ce propos a été tenu à ses officiers par Charles de Sombreuil lui-même après un entretien avec Hoche.Entre des officiers tels que Hoche et Sombreuil, la parole donnée est suffisante.

-Hoche, contrairement à l'usage, quitte le terrain sur lequel il est victorieux immédiatement après la reddition des Chouans et Emigrés.

-Des commissions militaires (voir détail dans La Revue du SCB) sont installées ; elles sont constituées d'autres unités que celle de Hoche.

-Le long défilé des prisonniers, on parle de 4 à 8 mille personnes, va de Quiberon à Auray sous une insignifiante garde ; il n'y aura aucune évasion.Curieux pour des soldats au courant des lois de la guerre !

Mais les prisonniers ne savent pas encore quel sort leur réservent Blad et Tallien ; il faut se souvenir que ce dernier est en "coquetterie" avec la Convention.

Les responsables de l'opération ne sont plus là. D'Hervilly a été évacué après avoir reçu un biscayen dans la poitrine ; il en mourra quatre mois plus tard, à Londres.

Quant à Joseph de Puisaye, personnage ambigüe, il a rembarqué préférant prendre une distance londonienne avec la suite des évènements: In fugam salutem.

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QUIBERON, 1795, la Bataille est en cours

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Plouharnel Hoche

Du haut du clocher de la chapelle de Sainte Barbe, Hoche, le responsable des opérations militaires, commandant l'Armée des Côtes de Brest, met en place la souricière dans laquelle il va enfermer les Chouans et les Emigrés. Nous avons comme lui sous les yeux la fermeture de la Presqu'Île de Quiberon, et les restes des fascines qu'il a faites édifier (les deux traits parallèles sur la photo).A cette époque, comme expliqué lors de notre promenade du 1 juillet, la mer vient lécher les arbrisseaux et le sol est toujours marécageux.

Depuis deux jours, Vincent de Tinténiac, qui commande les Chouans, entame la prise à revers de Hoche, ayant passé de Port d'Orange à Sarzeau sur les chasse-marées commandés par Jean-Marie Hermely.Secondé par Georges Cadoudal et Sol de Grisolles, entr'autres ; il reçoit, à Plumelec, l'ordre curieux de se diriger vers les Côtes du Nord, afin de rencontrer un émissaire des Princes à Coëtlogon.Cela sent, avec le recul la traîtrise dans laquelle sont mêlées l'Agence Royaliste de Paris et Louise du Bot du Grégo, épouse du second de Tinténiac, le vicomte d'Amphernet de Pontbellanger.

Vincent de Tinténiac n'a plus que quatre jours à vivre....

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14 juillet 1790........14 juillet 2010

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Sur proposition du député d'extrême gauche, Benjamin Raspail, le 21 mai 1880, l'assemblée nationale adopte le 6 juillet suivant la loi faisant du 14 juillet la Fête Nationale de la République. Cette date marque en réalité, par son choix, la commémoration de la Fête de la Fédération.La Fête de la Fédération avait, volontairement, été célébrée pour l'anniversaire de la Reddition de la Bastille, montrant la volonté de signifier, par cette fête de la réconciliation, la fin de la Révolution ; la monarchie absolue (ab solus, sans lien) se dirigeant benoîtement vers une monarchie constitutionnelle. Las ! malgré la bonne volonté de Louis XVI, ceux qui ont mis en route la machine infernale vont se faire déborder très vite par les ultras populistes et gauchistes. On connaît la suite de l'histoire écrite avec une plume dégoulinante de sang et de malheurs.

La messe fut célébrée par celui que l'on n'appelait pas encore le diable boiteux, Talleyrand ; on lui prête cette confidence à l'abbé Grégoire, juste avant de célébrer:"surtout ne me faites pas rire"!!!

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Il est intéressant de noter que lorsque la Révolution prendra son rythme de croisière sous la Terreur, ce terme -fédération, fédéraliste- deviendra dès juin 1793 synonyme de guillotine, machine à appliquer l'égalité.

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SAMEDI 27 JUIN 1795, ABSINTHE 9 MESSIDOR AN III

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ILS  ARRIVENT !!!!        DEGOUEZHOUT a REONT  !!!!!     

                 

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Du haut du tumulus Saint Michel, à Carnac, c'est peut-être le cri qui a retenti en ce samedi 27 juin 1795. En effet, arrivés en baie de Quiberon le 25 juin, après quelques âpres disputes entre le comte Joseph de Puisaye - 40 ans depuis le 6 mars- et Louis-Charles d'Hervilly -39 ans depuis le 6 février- la décision est enfin prise de débarquer ! Puisaye voulait débarquer tout de suite, d'Hervilly voulait d'abord inspecter la côte où les attendaient les Chouans. Deux jours avaient été perdus par bêtise ! Deux jours mis à profit par Louis-Lazare Hoche pour lancer des appels au secours, car il n'avait que trois mille hommes sous la main.Deux jours incompréhensibles si l'on ignore que les Anglais assurent la logistique c'est à dire le transport par vaisseaux, la nourriture, les armes, les uniformes, les chaussures, le ratafia, tout ce qui est utile pour une armée en vue de la guerre. Les Anglais ont été assez généreux, diront certains.Non ce n'est pas gratuit, ils se feront rembourser ultérieurement leur note de frais.

Il ne faut pas oublier que les Anglais, au moins certains ainsi que leurs cartes marines, connaissent cet endroit où ils ont débarqué 49 ans auparavant, le 15 octobre 1746 ; cet épisode n'est pas oublié par les Bretons, même si la majorité ne connaît cette histoire que par les contes des veillées.Les dégâts seront estimés à 22000 livres( près de 60 mille €) ; ils ont emmené les bêtes, les bateaux, les stocks d'alimentation pour une somme de 400 mille livres(un million d'€), détruit les villages, les chapelles les églises, pillé, violé.

Aujourd'hui ils assurent la logistique d'une opération à laquelle ils ne participeront pas, sauf quelques coups de canons vers la fin de la bataille.Mais ils ont donné les ordres distribuant le commandement entre Puisaye chargé du commandement des troupes et d'Hervilly commandant des troupes en mer ! La confiance ne régnait pas entre  les deux hommes et l'Agence Royaliste de Paris (étonnant, non? sous la Convention et comportant deux conventionnels !) excitait la zizanie. Finalement, ils se partagèrent le commandement: les Emigrés à D'Hervilly et celui des Chouans à Puisaye.

Ce manque d'unité persistera même pour la célébration de la messe ; les nobles dans l'église Saint Cornely de Carnac, les Chouans dans la lande de Carnac (où se dresse un calvaire maintenant) où la messe fut célébrée par Monseigneur Urbain de Hercé, ancien évêque de Dol, sur un garde-manger sur pied, qui appartient à une famille qui le montre parfois.

Il y a deux cent quinze ans, malgré ces anicroches, l'espoir règne, à défaut de l'entente.

A Carnac, sur la plage de Légénèse, le débarquement est engagé sous la protection des Chouans de Vincent de Tinténiac, de Georges Cadoudal, de Sol de Grisolles................

 


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18 juin, dans le massacre, un Français sauve

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 Sur ce champ de bataille, de massacre, de Waterloo, un homme, chirurgien de son état, court avec ses aides d'un corps à un autre pour sauver le plus grand nombre de blessés.

Dominique Larrey, natif de Baudéan (près de Tarbes) dans les Hautes Pyrénées, compense, par sa science médicale et son désir de sauver les souffrants,les théories criminelles du natif de Tarbes, Bertrand Barère, conventionnel de son état, théoricien des lois barbares et assassines de la Révolution, mort dans son lit. Il est Le vrai responsable des Colonnes Infernales de Turreau, l'inspirateur de la folie criminelle des Carrier, Fouché, Le Bon et autres Courbis, zélés applicateurs de ses discours scélérats.

A Waterloo, en cette fin de 18 juin, Dominique Larrey a été fait prisonnier par les Prussiens - que Napoléon avait crus battus - qui le prennent pour l'Empereur. Ils ne savaient que faire de leur précieuse capture jusqu'à ce qu'il fut reconnu que le prisonnier n'était pas Napoléon ; alors leur désappointement et leur indignation furent tels qu'il fut condamné à être fusillé, et il était décidé qu'on lui banderait les yeux avec un emplâtre agglutinant.Mais ayant été heureusement reconnu par un chirurgien prussien il fut comblé d'égards.(D'après The London and Edimburgh journal for medical science février 1842 SHD Vincennes avril 2010)

(La légende dit que ce fut Blücher qui le sauva car il avait guéri son fils.)

Pendant que Dominique Larrey était à Waterloo, à 800 Km de là, Louis de Sol de Grisolles montait des opérations contre les troupes impériales dans le Morbihan, et les Vendéens dans leur département.Les 100 mille hommes mobilisés manqueront à Napoléon pour faire la différence avec les coalisés.

Un an auparavant, les deux hommes s'étaient rencontrés à Paris, le 20 juin 1814 alors que Joseph Cadoudal (sans particule en 1814), Charles d'Hozier et lui venaient prendre possession du squelette de Georges Cadoudal. En effet, après son exécution, le chirurgien, inspecteur du Service de santé des Armées, avait pris le squelette de Georges afin de l'utiliser pour ses cours à l'Hôtel Dieu.D'après Billard de Vaux cette "récupération" se fit contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Il est certain qu'il n'a pas remis le crâne car celui qui repose à Kerléano n'est pas celui de Georges ; cela a été démontré en 1992 (Ouest France du 4 décembre 1992) et fera l'objet d'un autre article, autour de cet épisode, sur ce Blog.

Le 25 juin 1814, une messe de Requiem fut chantée en l'église Saint Paul-Saint Louis à Paris en présence des restes de Georges, dans un coffret.

On doit donc à Dominique Larrey, qui a passé sa vie à sauver les vivants, d'avoir sauvé de la mort du cimetière les ossements du grand Chef Chouan.

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