Mardi 30 juillet 1793, la Convention décrète, décrète...

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Le 27 juillet, la Convention a nommé Maximilien de Robespierre au Comité de Salut Public. Ce qui ne rassure pas franchement ceux qui sont pour un apaisement de la Révolution. Les premiers qui vont apprécier cette nomination sont les 31 Girondins déjà "mis sous clé" depuis le dimanche 2 juin, sous la pression des Montagnards : déjà le "coup d'Etat permanent" cher à un politicien de la Vème république. C'est le décret suivant qui doit faire trembler ces 29 députés et deux ministres  :

Décret du mardi 30 juillet qui met en état d'arrestation Montané, Président du Tribunal extraordinaire.

Montané est le Président du tribunal qui a jugé Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont le 17 juillet et l'a condamnée à mort à l'issue du réquisitoire de l'Accusateur public, Fouquier-Tinville. Or, celui-ci avait accusé Montané de "Modérantisme", ce qui, à l'époque, était une semi-condamnation. Il aura chaud pour son cou, sera emprisonné puis libéré après la chute de Robespierre et mourra tranquillement après 1805. Il était accusé de sympathie pour les Girondins.

Mais la Convention a aussi des préoccupations bucoliques ; à une question posée sur l'abolition des droits de pêche posée par un administrateur de Charente elle répond:

Décret du mardi 30 juillet 1793: La Convention nationale après avoir entendu la déclaration d'une délibération des administrateurs de la Charente précise que les droits de pêche et de chasse étaient des droits féodaux, abolis par les décrets précédents, comme tous les autres.

 

Par Décret du même jour, le député Antoine-François Fourcroy (chimiste de formation qui travaillera sur l'utilisation des gaz contre les Révoltés - prédécesseur d'un certain Manuel Gaz) est nommé au Comité d'Instruction publique.Il a fallu l'ouvrage de Reynald Secher "Du Génocide au Mémoricide" pour rappeler la page peu glorieuse - et bien cachée -  de ce précurseur de la guerre chimique.

 

 

 

 

 

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