Déjà, il y a 220 ans, IMMIXION DE L'ETAT LAÏQUE DANS LA SPHERE RELIGIEUSE.

Publié le par culture

Décret du 17-29 juillet 1793. Décret portant qu'aucune loi ne peut priver de leur traitement les ministres du culte catholique qui se marient: La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de ses Comités de législation et des finances réunis sur la citation du citoyen Blanc-Poupirac, curé du Coudray (district de Corbeil) motive qu'aucune loi ne peut priver de leur traitement les ministres du culte catholique qui se marient, renvoie au ministre de la Justice pour faire exécuter les lois et poursuivre les auteurs des troubles et actes arbitraires dans la commune du Coudray , relativement au mariage dudit Blanc-Poupirac.

Décret du 29 juillet 1793. La Convention nationale décrète que les évêques (constitutionnels donc assermentés ! NDB) qui apporteraient, soit directement soit indirectement quelque obstacle au mariage des prêtres seront déportés et remplacés.

Avec le décret du 27 juillet sur la suppression des cloches, une seule par paroisse, c'est une fois de plus une immixion dans les affaires autres que celles d'un Etat laïque. Il n'est nulle part prévue, dans la Constitution Civile du clergé de juillet 1790, une quelconque possibilité, pour les clercs assermentés, de se marier. De dérapages en dérapages, on se dirige vers ce que Peillon, 220 ans plus tard, appellera une "religion républicaine".

En ce 29 juillet, un autre décret envoie le général Adam de Custine devant le tribunal révolutionnaire ; on lui reproche son indépendance - teintée de mépris - envers la Convention. Proche des Girondins, il ne lui reste qu'à compter les jours.

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