VINGT ET UN JANVIER MILLE SEPT CENT QUATRE VINGT TREIZE

Publié le par culture

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 10 H 24  Place de la révolution, ci-devant place Louis XV,

Le Roi de France, XVI ème du nom vient de rendre son âme au Créateur.

Après un procès dont on pourrait dire qu'il est grotesque de mensonges, de trucages, de faux témoignages, s'il ne s'achevait par la mort injustifié d'un homme innocent de ce dont il est accusé, d'une famille, d'un système politique dont deux cents ans de République ne nous donnent pas le droit de le juger critiquable, le Roi est mort.La procédure ne respecta pas les droits de la défense ; la Convention, au mépris du Droit, fut juge d'instruction, accusateur, juge du fond, témoin à charge. Une ignominie quand on pense que certains osent encore se gargariser des valeurs de la Révolution.

Depuis son enfermement, depuis le 10 août où il fut assailli aux Tuileries, par un coup d'état fomenté depuis plusieurs semaines, car ce n'est pas la crainte de l'envahisseur austro-prussien qui souleva les foules mais bien un complot organisé, Louis XVI a subi humiliation sur humiliation. De la confiscation de son rasoir et de ses objets de toilettes, ciseaux et autres objets, de son épée, puis de ses rubans de l'Ordre de Saint-Louis et d'Espagne, pour son dernier repas pris le 20 au soir où on lui retira son couteau et sa fourchette, ne lui  laissant que sa petite cuillère.

On lui lia les mains dans le dos et on les lui laissera attachées après sa mort. L'ignoble Santerre ne lui laissera même pas le temps de parler à son peuple, l'interrompant par un roulement de tambour.Saisi par les aides du bourreau, lié à la planche qui bascule le couperet met fin à la vie de ce monarque auquel on doit, que certains le veillent ou non, certainement des plus grandes découvertes et avancées, ou les bases de celles-ci, de l'époque. Il ne faut pas craindre le ridicule pour parler encore d'un petit gros, serrurier, cocu, benêt, plus ou moins attardé, et d'un peuple misérable, accablé d'impôts et de misères ( voir page précédente).

L'écoulement du sang attira toute une bande de vauriens sacrilèges qui se badigeonnèrent, mais aussi de pieux fidèles qui en firent des reliques. Son chapeau fut vendu, dans la foulée, aux enchères, son habit, jeté à la foule et débité, son ruban de cheveux vendu. Heureusement on n'appliqua pas la demande d'un conventionnel nommé Legendre, ancien boucher qui avait coiffé Louis XVI d'un bonnet phrygien, qui voulait découper le corps en 84 morceaux pour faire de l'engrais pour les 84 arbres de la Liberté plantés en France !! Il fallait oser soumettre cette idée aux membres de la Convention!

Jeté dans un panier d'osier son corps fut transporté au cimetière de La Madeleine, inhumé la tête entre les jambes, recouvert d'une importante couche de chaux vive à une profondeur d'environ 2 m 70. Demandée par deux prêtres constitutionnels, une cérémonie religieuse lui sera refusée.

Exhumé le 18 janvier 1815, reconnu par sa grande taille et la couche de chaux le recouvrant, alors que de Marie-Antoinette on retrouvera, outre son squelette ses cheveux et ses bas ainsi que quelques vêtements,il sera inhumé, lors d'obsèques solennelles, en la basilique de Saint Denis.

La stupeur se répandra dans le pays : "ils ont osé faire ça!"



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vrignaud 09/02/2011 00:40


Et nos politiques d'aujourd'hui prétendent être les héritiers de "ces" révolutionnaires.....mais alors nous sommes dirigés par des psychopathes ?