VENDREDI 28 DECEMBRE 1792 ; le régicide est évoqué.

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Journal de la République française, par Marat, L’Ami du peuple,… n° 86. Vendredi 28 décembre 1792.Sarde-espagnol d’origine, né en Suisse, plus précisément dans le lieu de prédilection de Calvin : Genève, Marat va faire des études de médecine – générale bien entendu puisqu’à part la chirurgie il n’existe pas de filières spécialisées – puis se lancer dans le "journalisme" avec le « journal » qu’il va créer : L ‘ami du peuple.

 La Révolution ne va pas lui être "un long fleuve tranquille" : En effet sa destinée sera, dans six mois et demi,  brutalement modifiée par sa rencontre avec Marie Charlotte de Corday d’Armont qui, lors de la discussion qui s’ensuit, oppose à son délire un argument tranchant.

 Mais en ce vendredi 28 décembre 1792, il ne peut encore présager de son avenir. Il se contente simplement d’évoquer – dans son Hara-Kiri de l’époque (ou Charlie Hebdo, au choix) – le procès qui vient d’être imposé à Louis XVI, le tyran, vilipendant le ministre Girondin Roland qu’il accuse, carrément, de vouloir soustraire le despote à un juste châtiment. Marat est un type curieux dont la lecture de certaines de ses apostrophes révèle un individu controversé, psychopathe, capable d’être un vrai dénonciateur. Il est plus élégant, dans ses écrits qu’un Hébert dans son « Père Duchesne » déclarant : « Il est bon, Foutre ! que le peuple souverain s’accoutume à juger les rois ».

Marat, en ce vendredi 28 décembre 1792, répand l’idée, dans le peuple, que le Roi, qui vient d’être jugé dans des formes non légales, peut être exécuté. En effet cette idée de mise à mort, faisant suite à un procès (inimaginable quelques semaines auparavant), auquel a été donnée une allure juridique, n’était jusqu’à la publication du torchon de Marat qu’une idée des Conventionnels. Il suscite une forme de pensée extravagante : Le Roi de France peut être exécuté !!!

 

 

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