UN FUTUR PUY DU FOU ????? QUI SAIT.............

Publié le par culture

Un nouveau spectacle se prépare dans les Mauges, précisément à Sainte-Christine (49). Initié par une association très prometteuse, ce son et lumière fait revivre le passé des gens du pays au temps de la Grande Guerre de 1793, dans un cadre naturel remarquable.

Un authentique chemin creux
mène au Moulin de Turpin.

L'idée de ce spectacle a germé lors d'une visite au vieux moulin ruiné de Turpin un beau jour de septembre 2009. Les animateurs de 1, 2, 3 musique, association fondée en décembre 2002 dans le but de soutenir la création de spectacles dans la commune, virent là un site idéal qui s'offrait à eux, une véritable scène de théâtre en plein air dont le décor était déjà posé. Le terrain appartenant à Elie Jarry, lui-même président de l'association, ce dernier accepta de bon cœur cette idée défendue avec enthousiasme par le jeune metteur en scène de l'association, Jérémy Bellanger.

Le projet a muri à force de travail et de mobilisation. On retrouve ici la belle énergie des gens de la région qui avait présidé à la création de spectacles restés dans les mémoires, comme Le loug-garou des Mauges présenté à Gesté en 1993. L'heure est à présent aux répétitions dont le rythme va s'accélérer à l'approche de la première représentation le 5 août.

Extrait des répétitions, le samedi 11 juin 2011.

 

 L'histoire commence en 1759, année de la naissance de Cathelineau, mais aussi celle de Jacques, le fils du meunier de Sainte-Christine. Sa vie se déroule sous nos yeux en plusieurs tableaux, la vie d'un homme simple dont la Révolution va bouleverser le cours, pour lui, pour sa famille et pour ses amis.
Les membres de l'association s'y sont totalement investis. La soixantaine d'adhérents recevra en outre le renfort d'une vingtaine de nos Brigands du Bocage toujours prêts à se mobiliser pour soutenir ceux qui font vivre l'histoire de nos aïeux. Il faudra bien ça pour occuper l'immense aire scénique qui se déploie au flanc de ce coteau reculé, perdu au fond de la vallée du Jeu.
Cinq dates sont annoncées : les 5, 6, 12, 13 et 14 août 2011, à partir de 22h. La pénombre nous plongera alors deux siècles en arrière, pour 2 heures de spectacle qu'on attend déjà avec impatience…

Merci à Nicolas - guerredevendee.canalblog.com - pour la rédaction de cet article.

 

Réflexion: Il est intéressant de noter, une fois de plus, l'intérêt voire la passion des Vendéens pour leur Histoire ce qui n'est pas le cas en Bretagne où il n'existe pas de spectacle régulier sur la Chouannerie.

On ressent ce désintérêt, sinon suspicion, dans le regard des personnes où lorsque l'on parle de Chouannerie on évoque Mandrin, les Chauffeurs, pas encore Cro-Magnon mais...

Il faut dire que, même dans les mouvements amis, à la suite de la Convention, du Directoire, de la police impériale, cette mauvaise réputation est colportée ; je me souviens d'un différent avec une grande association dont la publication d'un article, il y  onze ans,  mettait les Vendéens dans les niches des églises et les Chouans dans les bandits.

Les procédés "canailles" - selon le mot de François Furet à l'encontre d'un véritable historien qui nous est proche - furent mis en place pour décrédibiliser la Chouannerie, vaste soulèvement d'un peuple honnête excédé par les oukases révolutionnaires.

Selon le témoignage du général Krieg, c'est la mise sur les routes de galériens et autres gibiers de potence qui a eu pour impératif de détruire l'image de la Chouannerie, par leurs excès, viols et pillages : les faux chouans.

Ces procédés ne furent jamais utilisés en Vendée, où pourtant les révolutionnaires montrèrent toutes leurs capacités en cruauté et sadisme. On n'entend pas parler, on ne lit pas que de telles crapuleries furent utilisées  en Normandie ni dans le Maine ; un peu dans le sancerrois, parait-il, dans le Languedoc.

Et 218 ans après les mêmes clichés subsistent causant du tort à ceux dont nous défendons la mémoire ; alors, retroussons les manches et parlons sans préjugés, sans sous-entendu de ces braves gens qui ne se sont pas posés tant de questions pour défendre leurs libertés, leur foi, leur honneur.

 

 

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