TOUSSAINT du BREIL de PONTBRIAND

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Toussaint_du_Breil_de_Pontbriand.jpgLe 20 février 1844, le colonel vicomte Toussaint du Breil de Pontbriand décède en sa maison de La Ville Robert à Saint Lormel dans les Côtes du Nord.

Grand chef de la Chouannerie, il était né à Dinan le 2 septembre 1776 et avait épousé, à l'âge de 20 ans une soeur d'Aimé du Boisguy, Colette Appoline Picquet du Boisguy.

Ayant appartenu à l'Association Bretonne du marquis de La Rouërie il est obligé d'émigrer ; il revint en France en 1792. Arrêté en débarquant, emprisonné à Saint Malo, condamné à mort (émigré rentré) il s'évade grâce à la complicité d'un gardien le trouvant trop jeune pour mourir.

Contraint de signer dans l'armée républicaine, il est envoyé sur le front de l'Est ; il s'en échappe et revient, en 1795, dans sa Bretagne natale rejoint les Chouans de la région de Vitré et devient, avec Henri du Boishamon un des deux lieutenants de Alexis du Bouays de Couësbouc.

Il livra de nombreuses batailles dans les cantons de Fougères et Vitré sous les ordres de son beau-frère Aimé du Boisguy.

Rentré à la maison lors de la pacification de juillet 1796, il put convoler en justes noces au mois de septembre.

Il reprendra les armes contre le Directoire, agonisant et persécuteur, en septembre 1799 pour la région de Dinan ayant levé une nombreuse armée de plusieurs milliers d'hommes. En février, trouvant des conditions honorables pour lui, ses soldats et les prêtres réfractaires, il mettra bas les armes devant le Consulat.

Il refusera de servir le Consulat et l' Empire et recevra la croix de Chevalier de Saint Louis des mains du roi en 1814.

Lors des Cent Jours, il fait le coup de feu dans le secteur de Dinan et, comme Sol de Grisolles, exige des Prussiens qu'ils n'occupent pas le territoire royaliste. Ce qui sera respecté.

De décembre 1816 à décembre 1817 il occupe divers commandements dans le Jura,  dans les îles d' Hyères puis de Ré et rentre chez lui pour se consacrer à sa famille.

Le métier le démangeant il obtient, en 1823, un  commandement dans la région de Tolède, lors de la Guerre d'Espagne. A l'issue de cette campagne il reçoit la Croix de la Légion d' Honneur et celle de commandeur de l'Ordre de Saint Ferdinand des mains du roi d'Espagne.

En 1828 il rentre définitivement en son château de La Ville Robert pour avoir enfin une vie de famille et écrire ses pittoresques mémoires.

Il y décède le 20 février 1844 à l'âge de 68 ans. Il repose dans le cimetière de Pluduno.

 

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