SOUVENIR CATHOLIQUE EN LANGUEDOC

Publié le par culture

Septembre-2011-074-copie-1.jpg

 

Comme chaque année, à la fin de la dernière semaine de septembre, l'Association Père Yves-Marie Salem Carrière - Souvenir Catholique en Languedoc- s'est réunie samedi 24 autour de son monument érigé dans les Bois de Saussines, dans l'Hérault, afin de faire mémoire des victimes de la Révolution, dans ce coin de France du Sud, où le beau temps et la douce chaleur  ne font pas imaginer la sauvagerie et l'implacabilité des combats qui se déroulèrent dans cette région qui était heureuse sans la folie des révolutionnaires voulant imposer leur lois débiles et radicalement anti-catholiques, dans un pays où, déjà, le clivage protestants-catholiques est intense.

Ainsi, dès septembre 1790, les massacres des catholiques par les descendants des Huguenots allèrent bon train. Mais il faut veiller au respect des termes galvaudés par certains. Si, pour leur défense, les catholiques tuaient sans sauvagerie, les révolutionnaires prenaient plaisir à outrager leurs victimes, avant et après leur mort.

La messe, célébrée en plein air, par l'abbé Gaud, selon le rite de l'époque comme la célébra l'abbé Pialat dans les bois de Païolive, rappela le souvenir de ces victimes de la Foi, tombées pour leur intense conviction catholique. Au cours de sa belle et prenante homélie le célébrant rappela que, contrairement à d'autres régions de France où tout le monde vivait tranquille ou presque, la chasse aux catholiques commença dès les débuts de la Révolution, la hargne des protestants s'exerçant dès les prémices des lois anti-cléricales.

Comme il le rappela justement, l'Eglise, contrairement à ce qui est raconté, n'était que la collaboratrice du pouvoir et des différentes institutions y compris professionnelles ; ainsi chaque corps de métier et chaque association étaient sous la protection d'un saint patron. Ce qui pourrait expliquer pourquoi, dès le début de la Révolution, dès 1790, Isaac Le Chapelier, député rennais, demanda la suppression des associations professionnelles. Première attaque contre l'Eglise à travers sa présence dans le monde du travail.

100 4197Avant la messe, Jacques Plane, membre du SCB avait rendu un vibrant et émouvant hommage à monsieur Pierre Causse décédé le 31 mars dernier, soulignant le travail intense qu'il avait réalisé pour l'expansion du Souvenir Catholique en Languedoc et pour faire connaître les méfaits, dans cette région, de la Révolution.

A un an d'écart, nous étions ensuite réunis dans le même restaurant où le président du Souvenir Chouan de Bretagne rendit encore un juste hommage à notre ami, homme rare qui avait amené le Souvenir Catholique en Languedoc dans la Coordination des Chouanneries, ramenant l'homme du midi qu'il était dans ses origines bretonnes.

Au cours du déjeuner, nous entendîmes le Professeur agrégé en Sciences Politiques Jean-Claude Manifacier évoquer le déclin de notre pays en termes très percutants et - hélas !- indiscutables, puis un exposé par l'Association pour la défense de la basilique de Saint Denis et les périls menaçant ce bâtiment historique, enfin un exposé de Catherine André présidente du cercle royaliste catholique de Nîmes sur les commémorations de Jeanne d'Arc.

Le président du Souvenir Chouan de Bretagne fit une mini conférence sur les responsabilités de William Pitt dans le financement de la Révolution et de la Convention. Evoquant ainsi les malheurs pour le peuple qui se souleva très tôt, bien avant les régions de l'Ouest, et qui, après la réunion du camp de Jalès se vit persécuté et ses chefs exécutés. Ainsi, Marc-Antoine Charrier, notaire de Nasbinals en Lozère, qui, après de brillants combats, termina sa vie sous le couperet de la guillotine à Rodez le 16 juillet 1793, premier d'une série de nombreux assassinés dont le Curé-prieur de Chambonas, l'abbé Claude Allier, pris le 18 août 1793 et guillotiné le 5 septembre.

A Nasbinals on voit la maison du notaire, à Chambonas les travaux réalisés dans son église par le vaillant et convaincu Prieur Claude Allier.

Mais dans cette région où l'oecuménisme a pris le pas sur la réalité de l'Histoire, il est beaucoup plus difficile que dans notre région de faire étalage de la vérité historique.

Cette belle journée se termina par le verre de l'amitié. Merci à Jacques Plane qui a maintenant la lourde tâche de veiller à la pérénnité du Souvenir Catholique en Languedoc.

Commenter cet article

Chambretaud 05/10/2011 10:00


Merci de nous faire connaître la vie de cette association et la tragédie vécue par les catholiques de cette région languedocienne. Ces événements peuvent nous sembler bien loin de notre Bocage, et
pourtant ils sont si proche de nous par le cœur et l'histoire.