REYNALD SECHER PARLE DANS LE POSTE

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Ceux qui n'ont pu se connecter sur Europe 1 lundi à 13 H 15 pour écouter Reynald Secher dans l'excellente émission de Franck Ferrand, peuvent  le faire en cliquant sur l'image de notre conseiller en Histoire.

Il faut souligner le terme de "Vendée" terrain d'expérimentation qui se serait étendu au Pays Basque et à la Bretagne. En effet si l'on parle beaucoup de Carrier à Nantes -  et nous en parlerons largement lors de la Commémoration des Noyades de Nantes le 20 novembre prochain - il ne fut pas le seul pendant la Révolution.

Il y eut Fouché et Collot d'Herbois à Lyon, Chateauneuf-Randon dans la région du Velay, Le Bon (le mal nommé) à Arras, Billaud-Varenne et Sevestre dans le Morbihan, Hentz dans le Maine et Loire, Tallien en Gironde, Maignet à Bédoin, Fréron à Marseille et Toulon, Fayau dans les Deux-Sèvres, Soubrany (ex noble) dans les Pyrénées-Orientales, Le Bas en Alsace puis dans le Nord, Edouard Jean-Baptiste (re prénommé cumin) Milhaud envoyé aux Armées du Rhin. L'Histoire doit à ce dernier cette belle citation: 

"Il faut que la France lance sur des vaisseaux la tourbe des ennemis de l'humanité et que la foudre nationale les engloutisse dans le gouffre des mers "

Ou celle-ci dûe à Francastel en mission en Anjou:

"Tu feras trembler les brigands, auxquels il ne faut faire aucun quartier ; nos prisons regorgent des prisonniers en Vendée ! Il faut achever la transformation de ce pays en désert. Point de mollesse ni de grâce ! Ce sont les vues de la Convention, je le jure, la Vendée sera dépeuplée."

Ces quelques noms ne sont qu'un faible exemple. Comme on peut le lire dans l'iconographie de "Vendée du Génocide au Mémoricide" les ordres donnés par le Comité de Salut Public doivent s'appliquer non seulement aux brigands de la Vendée mais à tous les  brigands sur tout le territoire de la République !

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Il est bon de rappeler ce passage des Mémoires du général Dumas, père d'Alexandre, qui avait été envoyé en Vendée et demanda son rappel après avoir découvert les massacres commis:

"Les Vendéens n'avaient plus besoin du prétexte de la religion et de la royauté pour prendre les armes ; ils étaient forcés de défendre leurs chaumières, leurs femmes qu'on violait, les enfants que l'on passait au fil de l'épée. Je voulus discipliner l'armée et mettre à l'ordre du jour la justice et l'humanité ; des scélérats, dont la puissance a fini avec l'anarchie, me dénoncèrent. On calomnia le dessein que j'eus d'arrêter le sang qui coulait, on m'accusa de manquer d'énergie."

"On", c'est le Comité de Salut Public. La situation dans le temps de cet épisode est septembre 1794. Or Robespierre est tombé le 9 thermidor, 27 juillet 1794 !

Ou alors, serait-ce la Convention Thermidorienne ?


 

 

 

 

 

 

 

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