ONZENEUF, Requiescant in Pace.

Publié le par culture

11 septembre 1795,

Les commissions militaires de Saint Pierre Quiberon, Auray, Port Louis, Vannes ont terminé leur travail. Seule la Commission Guidal se réunira à Vannes à partir du 13 janvier 1796.

Le bilan est tragique. 2752 prévenus -Emigrés et Chouans-ont comparu.

688 condamnations à mort ont été prononcées, soit 25 % des prévenus, suivies de l'exécution. Dans ce nombre on compte 60 Chouans.

 Ce pourcentage de 25% de fusillés est énorme pour des soldats qui se sont rendus.

A notre époque, le responsable de ces exécutions passerait devant le Tribunal Pénal International.

A Auray, la Commission Barbaron (ou Barbaroux) n'a siégé qu'une seule fois, envoyant monseigneur Urbain de Hercé et le comte de Sombreuil ainsi que leurs 14 compagnons devant le peloton. Il semblerait que devant son refus de siéger à nouveau elle ait été renvoyée sur l'ordre du général Lemoine, successeur de Hoche, sur la pression de Tallien et de la Convention. Cette notion de capitulation a été évoquée avec vigueur devant cette commission par le comte de Danceau (qui sera fusillé plus tard sur ordre d'une nouvelle Commission).

Cette notion de capitulation apparaît aussi bien dans les témoignages des prévenus que dans ceux des Bleus.

Encore une fois, ce ne sont pas les soldats de Hoche qui ont réalisé les mises à mort, mais les soldats du Bataillon d'Arras (exterminés à La Ceriseraie) et ceux des Volontaires Belges (qui auraient été exterminés aux alentours de Vitré - recherches en cours). Pour le Bataillon de Paris, les informations manquent. Il ne reste que le "lamento" du général Lemoine exprimant sa rage devant l'extermination de ces trois bataillons. 

Nous rendrons hommage à ces victimes samedi 6 novembre 2010 par la messe qui sera célébrée à 15 h 30 en la chapelle du Champ des Martyrs à Brec'h.



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