30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:05

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Sincèrement, qu'ont pu penser de cette phrase prononcée par Victor, le fils de Joseph Sigisbert Hugo - général des armées de la Convention qui se faisait appeler Brutus - les DEUX CENT ONZE PERSONNES qui reposent sous ce mausolée, dans le cimetière de Bouguenais en Loire Atlantique ?

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Arrêtées le 31 mars 1794, hommes, femmes, enfants, personnes de tous âges furent fusillées dans la foulée, alors qu'elles avaient été arrêtées par le "Héros au sourire si doux" alors chef d'état-major (à moins de 21 ans ???) et résidant au château d'Aux à La Montagne.

Leur faute ? Avoir refusé les bienfaits de la Révolution qui les affamait et les ruinait, eux, tout petits paysans.

Il aurait, pour l'excuser de sa sauvagerie, fait grâcier onze femmes. Mais pour les autres ? Avait-il le sourire si avantageux face aux assassins de la commission Bignon ( CINQ MILLE condamnations à mort en cinq mois soit TRENTE exécutés par jour).

"Mon père, ce héros au sourire si doux" Brutus de surnom, n'aurait-il été qu'un lâche opportuniste, lavé du déshonneur par un fils aussi opportuniste, à géométrie politique à sens variable comme les girouettes ?

Assassin, certes, mais pour la cause victorieuse, donc un type bien.

Vae Victis ! (en français: malheur aux vaincus).

On rejoint ainsi l'histoire de cette période comme le précise Reynald Secher: les bourreaux sont glorifiés, les victimes sont honnies.

Oui vraiment: Vae victis.

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