MERCREDI 1 AOÛT 1792, IL Y A 220 ANS, PROVOCATION ???

Publié le par culture

L'annonce du "Manifeste de Brunswick" vient d'arriver à Paris. Publié à Coblence le 27 juillet il menace les révolutionnaires de sérieuses rétorsions en cas d'atteintes aux personnes du Roi et de sa famille.

Texte maladroit et provocateur il provient de résistants de l'extérieur - il y aura d'autres exemples dans l'Histoire -  qui n'ont aucune connaissance des difficultés dans lesquelles se débat le Roi de France.

Baptisé "Manifeste de Brunswick" du nom du Chef des Armées Austro-Prussiennes sa rédaction est due à un Émigré français: le marquis Jérôme Joseph Geoffroy de Limon ancien intendant des finances de Philippe d'Orléans - comme par hasard- futur Philippe Égalité.

Le petit marquis, qui vit tranquille à Coblence, loin des tracas que doit affront le chef de l'exécutif, Louis XVI, fait signer par le Chef des Armées coalisées, le duc de Brunswick,  un brulôtqui va accélérer le processus de désintégration du royalisme monarchique.

Qu'annonce ce texte ?:"S'il est fait la moindre violence, le moindre outrage à leurs Majestés, le Roi, la Reine et la Famille royale, s'il n'est pas pourvu immédiatement à leur sûreté, à leur conservation et à leurs libertés, les Majestés Impériales et Royales étrangères en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion, et les révoltés coupables d'attentats aux supplices qu'ils auront mérités".

N'est - ce pas un texte pour mettre le feu aux poudres dans un contexte explosif ???

Ne peut-on s'interroger sur le rôle et la position du marquis de Lignon ? Ne retrouvera-t-on pas son "patron" Philippe  Égalité dans une position très trouble lors du "jugement" du Roi Louis XVI ?

Suspectée d'être à l'origine de ce Manifeste, la Reine n'en sera pas accusée  lors de son "procès" inique en octobre 1793 alors que l'on n'hésitera pas à l'accuser des plus infamantes accusations par rapport à son fils. Ce qui démontre bien l'inanité de cette accusation.

Par contre il est intéressant de citer une de ses dernières lettres au comte de Fersen en date du 1 août 1792, il y a 220 ans :"Depuis longtemps, les factieux ne prennent plus la peine de cacher le projet d'anéantir la famille royale. Si on n'arrive pas, il n'y a que la Providence qui puisse sauver le Roi et sa famille".

Pauvre famille royale qui ignore qu'elle n'a plus que 9 jours de liberté devant elle.

Et quels neuf jours !!!

Mercredi 1 août 1792, il y a 220 ans.

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