MARDI 16 OCTOBRE 1792, IL Y A 220 ANS...

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En ce mardi 16 octobre 1792, la reine Marie-Antoinette ne peut pas présager des épreuves nouvelles qui l'attendent jusqu'à sa mort dans un an.

Sa préoccupation est celle du quotidien, qu'il lui est difficile de comprendre vu l'aspect irrationnel de la situation.

Comme  Monarques du Royaume de France, le Roi, sa famille et elle se sont mis sous la protection de l'assemblée Législative, garante de la Constitution. Or depuis la prestation de serment du Roi à la Constitution, la royauté est de type constitutionnel.

L'assemblée Législative ne peut pas, légalement et juridiquement, abolir la Royauté. sans se parjurer et se déclarer en même temps abolie ! D'où l'artifice utilisé de la "suspension du Roi". Et ce sera la Convention qui, dès sa première réunion le 21 septembre prendra la décision - toute aussi illégale et juridiquement rejetable - de l'abolition de la Royauté. Mais on ne peut reprocher cette illégalité là à une Convention qui va fourmiller l'illégalités. Il n'est pas interdit de penser que là est peut-être la raison de la déclaration en catimini de l'An I de la République et non sa proclamation au son du canon, des trompettes et des feux d'artifices (refusés par Pétion).

Depuis le 29 septembre que le Roi a été déménagé de la Petite Tour, leur prison, pour être emménagé dans la Grande Tour au troisième étage, les rencontres ne se font que pour le dîner (le déjeuner de maintenant) et parfois pour le souper. Et encore ces moments de rencontre sont ils fortement surveillés par les Tarés (membres de la Commune Insurrectionnelle de Paris) jusque dans leurs pièces privées !

Certains pensent qu'elle doit regretter le bon temps de Versailles et Trianon. N'est-elle pas plutôt préoccupée par l'avenir de son mari, de ses enfants et de ses amis. Le 2 septembre elle a appris le sort terrible fait à son amie la princesse de Lemballe. Elle constate la sauvagerie barbare de ses geôliers, que son sort est entre les mains de fous furieux, que sa seule protection en cette prison est le nommé Pierre-Louis Manuel, procureur de la Commune. Curieux homme, qui, révolutionnaire, finira guillotiné pour avoir voulu - par le droit - sauver Louis XVI !

Ce que Marie-Antoinette a certainement de la peine à analyser, avec juste raison, c'est qu'on l'accuse, elle la Reine de France, d'avoir cherché - par les moyens qui faisaient partie des pouvoirs royaux et confirmés par la Constitution (acceptée par le Roi même si la Reine a fortement, et fort justement, renâclé à le faire) - à sauver la France incarnée par la Royauté.

Cette malheureuse femme ne sait pas, heureusement pour elle, les épreuves qui l'attendent en ce 16 octobre 1792.


 

 

 

 

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