LE SOUVENIR MAIS AUSSI LA JEUNESSE ET L'HUMEUR BONNE

Publié le par culture

 

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Dans un  bel élan, relevant de son engagement et de  sa fougue, François-Athanase Charette de La Contrie, Bretano-Vendéen, avait lancé: "Sommes la jeunesse de Dieu, Messieurs, Sommes la jeunesse du monde".

Samedi 2 juillet, Blain a été traversée, au milieu des boutiques de la brocante, par le souvenir, la jeunesse et l'humeur bonne. Pas de slogans, pas de boniments, la joie d'être, de participer et de témoigner de ce que fut l'horreur de la répression de ceux qui ne voulaient pas du bonheur contre leur volonté proposée par la Convention dans les années 1793-1795. Mais, comme cela a été dit, voire asséné, au journaliste de "Ouest-France" par le président du Souvenir Chouan de Bretagne: "sans aucun esprit de vengeance ou de demande de repentance, cela ne relève pas du tout de la pensée des personnes de la Contre-Révolution". De questions insidieuses, voire pernicieuses, en propositions "d'entretien Off", pour nous faire endosser un éventuel engagement anti-républicain qui aurait été publié en "non Off" la réponse a été claire: "Nous sommes une Association, dont les statuts sont déposés en Sous-préfecture, à but culturel et historique ; à ce titre nous sommes autorisés à délivrer des reçus fiscaux"."Chacun des adhérents a ses convictions, au cours d'échanges internes peut les exprimer sans crainte de voir la foudre tomber sur lui, mais ne peut les exprimer au nom de l'Association, cela est clair et net". "D'autre part, il serait malséant de faire la confusion entre Contre-révolution et anti républicain".

"Si, en effet, convoqués par le roi Louis XVI, les Etats Généraux devaient apporter des idées pour réformer la gestion de l'Etat royal, ils n'ont en aucun cas remis en question la place et la personne du Roi. La Révolution se termine le 14 juillet 1790 par la Fête de la Fédération qui est la date de la vraie Fête Nationale, et non celle de la reddition de la Bastille. Nous sommes contre la Révolution qui émerge avec toutes ses violences, ses massacres, ses horreurs et ses déshonneurs dès le 10 août 1792".

Ce n'est pas du tout la même chose.

Notre Association commémore des faits, sans besoin de broder ou d'inventer, les faits sont consignés dans les Archives, il suffit de savoir ou de vouloir lire. A Savenay, entre autres endroits, la Bataille militaire du 23 décembre 1793 est terminée à hauteur du lieu appelé "La Croix des Vendéens" dès midi,  ce qui se passe après relève de la Haute-Cour de justice de Nuremberg.

 Il n'y a aucune excuse au refus du respect de la parole donnée par les militaires à ceux qui se rendent à condition  de promesse de vie sauve contre leur reddition, laquelle se termine à la Butte de Sem par l'exécution de 600 personnes, combattants désarmés, enfants, femmes, vieillards sur ordre des Représentants en mission, Bourbotte et Prieur.

Les deux cents cavaliers, n'ayant pas écouté Cadoudal sur la fourberie du système, qui se rendent sont amenés à Nantes et fusillés, sur ordre de Carrier, dans les carrières de Gigant. Ce ne sont pas les seuls ordres de Carrier, ce sont les ordres de la Convention, comme ce sera le cas, 19 mois plus tard, pour ceux qui feront leur reddition à Quiberon.

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Une heureuse incompréhension, récupérée à bon escient, nous fit traverser en un très beau cortège une partie de Blain au son de la veuze du Veuzou des "Brigands du Bocage" venus costumés. Les badauds présents ont marqué un temps pour regarder cette belle troupe défilant dans la bonne humeur de ses membres.

La visite à Blain fut marquée par la visite de la salle ou se réunit l'Etat-Major de l'Armée Catholique et Royale ; là fut élu Fleuriot de La Freulière qui eut la lourde charge de mener les quinze à seize mille personnes à Savenay où le combat meurtrier se termina en massacre.Un coup de talon sonore répéta celui de Philippe de La Trémoïlle (prononcer Trémouille) devant son désappointement de ne pas avoir été élu Généralissime.

 Il quittera, avec Jean Chouan, l'Armée Catholique et Royale. On peut imaginer les conséquences dans l'esprit de ceux qui restèrent, et les conséquences sur la défaillance de ces troupes.

L'Armée Catholique et Royale dut à l'absence de munitions sa défaite laquelle entraîna l'extermination de plus de dix mille personnes.

Les 120 personnes présentes se rendirent ensuite, pour le déjeuner, à l'abbaye de Blanche Couronne, remarquablement reçus par les Compagnons qui s'efforcent de restaurer ce bâtiment qui a bien souffert de la Révolution et de son délaissement mais qui reste néanmoins la seule abbaye cistercienne à peu près complète en Loire Atlantique.

La mairie socialiste de La Chapelle Launay ayant donné son accord après quelques tractations, nous pûmes déjeuner dans l'abbatiale où le repas avait été livré par les "Traiteurs du Loc'h" de Grand Champ (Morbihan). Auparavant l'apéritif  à base de "Brigantine" concoctée par la mystérieuse alchimie des "Brigands du Bocage" nous fut servie dans le cloître. Ce fut d'ailleurs le moment choisi par le très aimable journaliste de Presse-Océan pour faire la photo de groupe. (Tous droits réservés)

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L'ambiance était excellente, le plaisir de se retrouver évident, ce qui entraîna une difficulté à se quitter après la présentation de l'Association des Compagnons de l'Abbaye de Blanche Couronne par le Président et un des membres du bureau qui après intervention verbale musclée et à propos du Veuzou, put expliquer le combat de leur Association pour préserver ce très bel ensemble que nous vous invitons à visiter www.abbaye-blanche-couronne.fr/ Merci Jean-Yves

Les deux autocars nous transportant pour cette journée nous amenèrent ensuite à Rohars où les rares survivants de décembre 1793 purent embarquer, traverser la Loire, et retrouver leur pays sur lequel vont se déchaîner les Colonnes Infernales, mais ce ne fut pas le propos de cette journée qui se termina par le cidre et autres boissons de l'amitié après avoir manifesté notre vif intérêt pour les Compagnons qui restaurent la chapelle sainte Anne que connurent, forcément, les fugitifs avant de confier leur vie au passeur Legland qui a laissé des mémoires, lues par un membre du Souvenir Chouan de Bretagne, dont l'épouse, couturière de qualité, a façonné il y a onze ans l'étendard du Souvenir Chouan de Bretagne et vient de restaurer le Sacré-Coeur qui "frappe"notre drapeau.

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 Merci à tous pour cette superbe journée qui restera dans les mémoires.

Allez voir aussi le meilleur article consacré à ce beau moment sur le site ami guerredevendee.canalblog.com  à droite de cette page, remarquablement rédigé par Nicolas que je remercie.

Quelques tardifs ont terminé cette soirée chez le Président du Souvenir Chouan de Bretagne et ont pu assister au Feu d'artifice "tiré" en leur honneur ! Non, cela est un mensonge révolutionnaire, le feu d'artifice était celui des pompiers qui normalement a lieu le 15 Août et cette année a eu lieu le 2 juillet. Qui sait encore ce qu'est La Somption ?

Faute d'aurtograffe volontaire !

 

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Nicolas 04/07/2011 12:45


Merci à Noël pour tous les efforts que requiert l'organisation d'une telle manifestation.
Le temps nous a manqué pour boucler le programme, mais nous avons passé tous ensemble une formidable journée du souvenir.
Encore bravo !

Nicolas