LA COMMUNE VUE SUR LE "NET"

Publié le par culture

La Semaine sanglante est une chanson révolutionnaire de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 à Paris où il se cachait et chantée sur l'air du Chant des Paysans de Pierre Dupont[1].

Elle dénonce le massacre des Communards par l'armée du gouvernement provisoire d'Adolphe Thiers siégeant à Versailles. Ce massacre qui fit des dizaines de milliers de victimes fusillées sans jugement du 22 au 29 mai 1871 (environ 30 000) est le plus grand de toute l'histoire de Paris et dépasse de très loin celui beaucoup plus connu de la Saint Barthélémy d'août 1572.

La Semaine sanglante est l'épisode de répression qui mit fin à la Commune de Paris.

 Pas le moindre mot sur les victimes, lâchement assassinées qu'elles soient catholiques Archevêque, prêtres, religieux ou laïcs ou qu'elles soient les défenseurs de la légitimité du pouvoir.

Le paradoxe de 1871 est la reprise des dissenssions de 1793-1794. Thiers est un élu républicain, qui se trouve confronté à des Communards descendants des Montagnards issus eux aussi  de la Révolution. C'est donc une affaire interne entre républicains ou du moins entre Révolutionnaires. Et les Montagnards sont encore minoritaires ; ils cherchent à combler cette carence par leurs crimes, une fois de plus.

Que les Versaillais de Thiers- Pouvoir Légal - n'aient pas été "soft", tout le monde en convient. Mais sur le plan de la légalité, les Communistes, pardon les Communards, n'ont pas de leçon à donner, leurs exactions le démontrent. Et si eux étaient coupables de rebellion et de sédition, ceux qu'ils ont lâchement assassinés n'étaient ni rebelles ni séditieux.

 

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