JEUDI 29 NOVEMBRE 1792, BARERE de VIEUZAC...

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445px-Barere edited-copie-1Elu par le département des Hautes-Pyrénées à la Convention, le 2 septembre 1792 avec 274 suffrages sur 278 votants Barère entre en scène dans la nouvelle assemblée censée représenter "le peuple". En réalité, l'idée de la Démocratie est largement bafouée puisque la nouvelle Assemblée a été élue par moins de 10% de la population ! Les éléments contraires, style royaliste, en sont exclus.

Parcours plutôt sinueux que celui de ce parangon des vertus révolutionnaires. Royaliste bon teint avant la révolution auteur d'un hommage à Louis XII, émule de Jean-Jacques Rousseau, il deviendra un des défenseurs de la Monarchie constitutionnelle. Puis, au gré du vent changeant, il deviendra révolutionnaire, tendance molle en siégeant dans la Plaine (ou Marais), avant de se rapprocher de Robespierre (qu'il trahira) et des Montagnards, devenant ensuite le premier Procureur contre le Roi, lors de sa mise en accusation en décembre 1792.

Ce triste individu, pourtant glorifié encore à Tarbes dont il est natif, personnifie le dicton d'un autre homme politique des temps récents: Edgar Faure - auquel on doit la destruction de l'Enseignement en France - politicien de la Vème République, qui répondait, cyniquement à une question:"Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent qui change".

Bertrand Barère, maître en philosophie venteuse d'Edgar Faure, va tourner  en fonction des vents changeant. Et il va se trouver dans le bon sens du vent tout au long de cette période qui va le voir monter des centaines de fois à la tribune de la Convention. Nous y reviendrons au fur et à mesure des évènements dont nous rappelons le 220ème anniversaire.

En ce Jeudi 29 Novembre 1792, Barère est nommé à la présidence de la Convention. Il va y sièger jusqu'au 13 décembre. Nous allons le suivre et ne le lâcherons pas tout au long de son parcours.(Parcours est utilisé volontairement pour rappeler une exposition qui lui fut consacrée en 2005 à Tarbes sous ce titre, rappelant le "Barère qui a fait Tarbes et le visionnaire de l'Europe, suivant son flair politique" - Gérard Trémège Maire UMP de Tarbes Maire à priori ayant de graves lacunes sur le Barère que, dans l'Ouest, nous connaissons très différemment !))

Marat disait de lui: " Barère est l'un des hommes les plus dangereux, un politique fin et rusé, habitué à nager entre deux eaux et à faire échouer toutes les mesures révolutionnaires par l'opium du modérantisme".

Entre "pourris" on peut faire confiance à Marat pour son jugement !!!

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