IL Y A 220 ANS, INJUSTE CELEBRITE A VENIR...

Publié le par culture

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24 avril 1792, L'Assemblée Nationale fait livrer le nouvel instrument d'exécution au bourreau Charles-Henri Samson.

Conçu sur des conseils médicaux pour donner la mort sans causer de souffrances inutiles il ne porte pas de nom. Certains ont proposé "la Louison" ou la "petite Louisette" en rapport avec le nom de son inventeur, le docteur en médecine Louis, chirurgien. D'autres, "Mirabelle", pour rappeler le nom de Mirabeau.

Rien ne prédestinait le docteur en médecine Joseph Ignace Guillotin à assurer la pérennité de son nom  par cet appareil.

Si on retrouve son nom attaché à la création de la première Académie de médecine, à la vaccination antivariolique, à la modernisation des études médicales, il ne sera jamais qu'un consultant dans la mise au point de "la simple mécanique" ; car tel est le premier nom donné à cet instrument de mort qui va faire des ravages pendant la révolution.

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Né à Saintes en 1738, il effectue ses études médicale à Paris Hôtel Dieu (en face de Notre-Dame). Il soutient sa thèse de doctorat à Reims (ça coûtait moins cher). En 1788 il participe, à la demande du Roi, à un rapport sur l'opportunité de réunir les Etats Généraux. Il siège à l'Assemblée Nationale du 15 juin 1789 au 30 septembre 1791 comme représentant du Tiers.

Le 10 octobre 1789, il demande, à l'Assemblée, que l'exécution se fasse au moyen d'un simple mécanisme tranchant la tête du condamné pour des questions de dignité de la personne humaine et "d'égalité...sociale !

Il participe à la création du Comité de salubrité, prône le remplacement du latin par le français pour les études médicales et l'introduction des notions de physique et chimie dans les mêmes études.

En juin 1791, l'Assemblée Nationale décréta:"Tout condamné à mort aura la tête tranchée". La-dite Assemblée s'adressa au chirurgien Antoine Louis afin qu'il conseille un instrument à décollation rapide. Il insista sur l'importance de l'utilisation d'une lame tranchant de manière oblique. Antoine Louis fit les premiers plans d'une machine. Guillotin, qui n'était plus député, ne fut en rien concerné par ces travaux ni même par la première expérimentation de l'engin.

Menacé sous la Terreur, il fut sauvé par la chute de Robespierre, de même en 1795 lorsqu'il fut accusé, à tort, de publication d'écrits illégaux.

Le 25 avril 1792, la première utilisation de la machine trouve sa première victime en la personne de Nicolas Jacques Pelletier, un simple voleur d'assignat.

Les spectateurs furent déçus par la rapidité du supplice.

Dans les milliers qui vont suivre ce voleur, des milliers n'auront même pas l'excuse d'avoir volé des assignats : Ils seront exécutés simplement pour ce qu'ils étaient. Mais nous ne sommes pas encore arrivés à cette période car, en avril 1792, seuls ceux qui vont déclencher les sanglants bouleversements le savent. A part quelques troubles, conséquents certes, le pays est encore assez calme. Le calme avant la tempête.

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