IL Y A 220 ANS, ILLEGALITE FONDATRICE EN AOUT 1792

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Marie_Antoinette_at_the_Temple_Tower.jpgVenue se mettre sous la protection de l'Assemblée Législative,  en son siège de la Salle du Jeu de Paume jouxtant le château des Tuileries, la Famille Royale est maintenant prisonnière, dans la petite tour du Temple.

Alors que, par son statut de Roi ayant accepté la Constitution, Louis XVI est, légalement, sous la protection de la Constituante qui a donné naissance à l'Assemblée Législative, celle-ci a cédé aux pressions de la Commune Insurrectionnelle de Paris ; elle a totalement, par peur, abdiqué tous ses pouvoirs. Ainsi, la Famille Royale qui devait, d'abord, être domiciliée au Palais du Luxembourg, sous la protection de l'Assemblée - composée d'élus - va se retrouver prisonnière d'individus sans mandat du peuple.

C'est la Commune Insurrectionnelle qui, prenant autorité sur l'Assemblée, va décider, au nom de son combat de la prise des Tuileries le 10 août, de s'assurer des personnes de la Famille Royale.

Nous avons vu, dans un précédent article, comment ces voyous, sans aucun mandat officiel, vont diriger le Roi, la Reine, leurs enfants, leurs fidèles vers le Palais du Grand Prieur - où un dîner leur sera servi et où ils seront invités à visiter les appartements qui leur sont destinés  - avant de les emmener, pour y être enfermés, vers la petite tour du Temple.

Ainsi, sans aucune décision légale - il serait utile de se rappeler cette mention - le Roi et sa famille, qui sont légalement protégés par la Constitution à laquelle le Roi a adhéré, se retrouvent prisonniers, de fait, par la volonté des Sans-Culottes de la Commune Insurrectionnelle de Paris. Cette Commune n'a aucun mandat électif, il est normal d'insister sur ce fait.

Pendant ce temps, lors de l'enfermement du Roi, l'Assemblée peureuse qui a déchu Louis XVI, sous la pression de la Commune, décréte des lois contre les prêtres insermentés et ceux qui ont rejeté le serment qu'ils avaient prêté, leur donnant quinze jours pour quitter le territoire, ce qui sera fait par une trentaine de milliers demandant protection et accueil à l'Angleterre (protestante anglicane) et à l'Espagne.

A la demande de Danton, ministre de la Justice, on va créer les visites domiciliaires, de nuit et de jour, pour rechercher des armes et des moyens de transport ; trois mille personnes vont être incarcérées, arbitrairement, dans les prisons de Paris et de province. Les incarcérés de force ne présagent pas de la suite qui les attend.

Sur ce portrait, Marie-Antoinette montre toute la douleur de sa déchéance.

Jamais il n'y a eu d'exemple identique dans l'Histoire de la France.

Les révolutionnaires ont osé l'inconcevable.......c'était il y a 220 ans, exactement.

Ce sont les VALEURS DE LA REPUBLIQUE.

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Bertrand Tièche 20/09/2012 15:02

Mon sentiment balance entre la tristesse et la moquerie, lorsque je constate qu'après 220 ans, la République nourrit toujours en son sein de pauvres hères nostalgiques de leur servitude passée.
Continuez de pleurer sur vos maitres déchus, cela vous consolera de votre ressentiment d'impuissants.
Au hommes libres de choisir s'il doivent en rire ou en pleurer...

Chambretaud 31/08/2012 09:46

Ce portrait est superbe !