CELA NE FAIT PAS L'OMBRE D'UN DOUTE.

Publié le par culture

P1030008-copie-1Dans un article précédent, nous avons vu qu'il y avait eu des manques dans ce film par ailleurs excellent.

Il a manqué en particulier le reportage qui avait été réalisé, en fin de matinée du 3 janvier 2012, dans les caves de l'ancien Entrepôt des cafés.

C'est le seul endroit restant qui puisse faire imaginer ce que fut cet enfer concentrationnaire.

Il est dommage que n'ait pas été mentionné le "Dachau français avant l'heure".

De la boue, certes, mais nous en sommes sortis vivants et décorés de belles toiles d'araignées.

Cette cave, par des détours, mène à la Chézine, rivière se déversant dans la Loire. C'était aussi un passage pour emmener, discrètement, les futurs noyés vers leur ultime voyage.

Il n'a pas été dit que la chaire de l'église Sainte Croix (alors club Vincent la montagne), que nous voyons dans le film, est celle de laquelle aboyait Carrier, celle d'où il annonça la première noyade du 16 novembre 1793. Mais aussi l'endroit d'où Julien Minée, évêque constitutionnel de Nantes, abjura sa foi.

Un détail qu'il ne faut pas oublier ; Carrier n'est pas un cas isolé. Il y eut Fouché à Lyon, Francastel à Angers, Le Bon à Arras, Chateauneuf-Randon dans le midi etc...etc...etc...

Ces représentants en mission étaient omni puissants, des plénipotentiaires en quelque sorte, qui ne rendaient de compte qu'en cas d'excès, ou  s'ils n'étaient plus présentables, ce qui fut le cas de Carrier. Fouché fut un aussi grand assassin !

Oui, le Comité de Salut Public de la Convention fut bien un ramassis de tarés et d'assassins ! Cela ne fait pas "L'Ombre d'un doute".

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