AU SUJET DES VALEURS DE LA REPUBLIQUE

Publié le par culture

Il a été souvent entendu un ancien président de la République nous parler, comme d'un paravent, des "Valeurs de la République". Il est bien écrit"Valeurs" et non "Voleurs". Ne pas faire dire à cet article ce qu'il ne voudrait pas dire....

Une voyelle change tout.

Déjà, un évènement survenu au XVII ème siècle montre un retournement de l'opinion en faveur d'un individu, haute personnalité de l'Etat, arrêté à Nantes par d'Artagnan et "embastillé" sur l'ordre de Colbert à la demande de Louis XIV.

Les versions les plus éculées sur le pauvre Nicolas Foucquet(ou Fouquet), car c'est de lui dont il s'agit, circulent toujours -[nous en savons quelque chose, avec les Chouans, des mensonges qui ont la vie dure] - et souvent, la larme à l'oeil, avec le regard entendu de celui qui sait, on cite la jalousie de Louis XIV à l'encontre du propriétaire de Vaux le Vicomte: "Je suis le Roi et il a un plus beau château que moi !"

Le vrai motif, démontré par Jean-Christian  Petitfils  dans son livre "Fouquet" (1998) est l'enrichissement personnel sur le dos de l'Etat, et comme cela s'appellera au XXI ème siècle: Prise illégal d'intérêt, concussion, détournement de fonds publics etc...

La peine de mort devait sanctionner ce palmarès ; Louis XIV la transformera en bannissement à vie. Nicolas Fouquet terminera son existence au fort de Pignerol dans le Piémont italien.

Ses biens seront confisqués et mis à la disposition de l'Etat, celui-ci voulant récupérer ce qui lui a été volé.

Le jugement a t-il été totalement régulier ? Y a-t-il eu des pressions sur le Procureur Séguier ? Qui peut donner des leçons à l'heure actuelle ?

Comme la télévision n'était pas présente dans la salle des débats, les sceptiques pourront toujours arguer "qu'ils ne l'ont pas vu à la Télé" donc jugement discutable.

Quant à Nicolas Foucquet, il se sera trompé d'époque: vivant au XXI ème siècle, en la République Française, il aurait simulé des troubles de mémoire, on lui aurait pardonné ses malversations et son enrichissement personnel, il aurait bénéficié de l'indulgence populaire, gardé tous ses biens et aurait terminé ses jours dans son château de Vaux le Vicomte en narrant devant un public en-amouraché ses bagatelles qui n'étaient pas encore un parc.

Pauvre Nicolas. O tempora, O mores !




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