A LA BAUDIERE, CHOCS ENTRE BLANCS ET BLEUS

Publié le par culture

Samedi et dimanche 21 et 22 mai, La Baudière à la Réorthe en Vendée retrouvait une ambiance de guerre du Bocage telle qu'elle s'est malheureusement déroulée en 1793 et 1794, avec son cortège de férocités.

A l'instigation des Brigands de Vendée ( www.brigandsdubocage.com ) dirigés par leur présidente Ghislaine, les Blancs nous offrirent le spectacle de quelques "chocs" avec les Bleus de "Le Garde Chauvin" ( garde.chauvin@laposte.net ) sous les ordres de leur commandant Daniel, le soutien musical étant excellemment assuré par "Fifres et tambours d'Aunis et Saintonge" ( fifrestambours17.fr/ ) et un remarquable ménétrier assurant inlassablement le soutien musical, en relais de "Fifres et Tambours", au son de la vieuze ou du violon ou de la flûte.

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Bien entendu il ne s'agissait que de combats pacifiques, qui ne firent pas de victime, par des amateurs agissant avec une rigueur toute professionnelle, depuis la marche au pas jusqu'aux traditionnels maniements d'arme.

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Les musiciens de "Fifres et Tambours d'Aunis et Saintonge assurant un répertoire de musique varié, pour le bonheur des oreilles des spectateurs,

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 parfois heurtées par les détonations des fusils ou du canon.

 

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  Entre deux "chocs" (pour les non-initiés, c'est ainsi que les Vendéens et les Chouans appelaient leurs accrochages avec les Bleus), la vie reprenait son cours avec les danses.

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 Mais la guerre reprenait aussi son emprise sur la vie ordinaire, avec le tonnerre du canon.

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 Le soir, au son de la vieuze du ménétrier Patrick Proust, se déroula un joli et prenant spectacle évoquant une veillée vendéenne pendant la période des persécutions de ce peuple qui n'acceptait pas la définition faite par Saint-Just:

"Nous ferons le bonheur du peuple même contre sa volonté".Photo 014-copie-1

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Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs.....Chapeau ! et merci pour ces deux superbes journées qui permirent d'entendre deux conférences ; Reynald Secher sur le Génocide vendéen (les lois des 1er Août et 1 Octobre 1793  autorisant la destruction de la Vendée et de ses habitants, présentées au Comité de Salut Public par Bertrand Barère et Lazare Carnot, furent voter par le Comité de Législation de la Convention  dont Cambacérès  était le président), le président du Souvenir Chouan de Bretagne sur les débuts de la Révolution, la dette de 1789 comparée à celle de 2010, l'implication de l'anglais William Pitt dans le financement des diverses tendances de la Convention (voir dans La Revue de juin du SCB) et"qu'est-ce que la Chouannerie".

Il est bon de rappeler une fois encore que le mot Vendée devint pour les conventionnels un terme générique englobant tous ceux qui se soulevèrent et pour lesquels ces lois devinrent un permis de tuer, la chasse ayant été ouverte dès juillet 1793.

Merci Ghislaine pour ces heureux moments que regretteront ceux qui n'ont pas voulu se déplacer et bravo pour tout ce travail des tiens et de ton équipe.

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