29 ème PRIX DES DROITS DE L'HOMME: REYNALD SECHER

Publié le par culture

En ce mercredi 17 octobre 2012, à Paris, au 274 boulevard Saint Germain, dans la Salle d'honneur de la Délégation des Gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de Wallonie, notre conseiller en Histoire, Reynald Secher, recevait le 29 ème Prix des Droits de l'Homme qui lui a été décerné par le Jury Littéraire des Droits de l'Homme.

Hommage étonnant pour un Historien qui, depuis 27 ans, a été régulièrement menacé depuis sa soutenance de thèse de Doctorat sur le Génocide Franco-Français en 1983. Rien ne lui a été épargné: l'incendie, le vol par effraction dans son studio de Rennes de sa thèse -heureusement polycopiée et déposée en des lieux sûrs - la concussion (offre de 50 mille francs en 1983 soit 375 mille € actuels !!!). S'y ajouteront le rejet de l'Université ("Vous ne serez jamais Universitaire") et son exclusion du collège Saint Sauveur de Redon où il enseignait.

Non ce n'est pas une revanche - ce terme ne fait pas partie du vocabulaire de ceux qui veulent revenir à la rectitude de l'Enseignement de l'Histoire - but du SCB-, ce qui est un très vaste programme et remet fondamentalement en cause la loi Gayssot-Rocard du 14 juillet 1990 - mais une reconnaissance du bien fondé et des travaux indiscutables de notre Historien.

Concernant la loi Gayssot-Rocard, lorsque l'on connaît leurs antécédents négationnistes de la Véracité de l'Histoire, il n'est pas étonnant qu'ils aient fait voter par un tas d'ignares une ineptie.

Le son de la vidéo, ci-dessous, n'est pas excellent mais nous entendons parfaitement la profession de foi en la gauche de Pierre Bercis Président des Nouveaux droits de l'Homme dont le Jury Littéraire, présidé par Philippe de Saint Robert, remet à Reynald le 29 ème Prix des Droits de l'Homme.

Entr'autres bénéficiares de ce Prix, les années passées: Daniel Cohen, Jorge Semprun, Luc Ferry, Pierre Joxe, Geneviève Anthonioz-De Gaulle, Erik Orsenna, Hans Blix,  Jean Ziegler, René Guitton, Maurice Buttin.

 

 

 

Vous aurez un autre écho de cette soirée en allant sur le Blog des Brigands du Bocage

Bonne écoute à tous.

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d'Artagnan 28/10/2012 19:29

http://www.itinerarium.fr/le-genocide-vendeen-et-son-memoricide/

d'Artagnan 28/10/2012 19:12

Certains … ne voient plus d’hommes. Ils ne voient plus que des spéculateurs, des scélérats, des traitres …

Au nom de la Révolution ils en ont oublié la Révolution elle-même !
Ils en ont établi une dictature encore plus féroce que l’ancienne !
Par crainte du retour des tyrans, ils sont devenus tyrans!

Une Révolution qui dévore ses propres enfants n’est plus démocratique.

(Danton)

Elle conduit aux idéologies totalitaires et à tous les génocides du XX siècles qui s’en inspirent. Elle en devient leur Matrice !


Read more at http://www.dreuz.info/2012/03/le-genocide-vendeen-sinvite-dans-la-campagne-presidentielle-francaise/#cQPSoJRSa7CdD7Sj.99

d'Artagnan 26/10/2012 00:54

"Pauvre Bitos"

DE DECKER,JACQUES

Journal LESOIR Page 16

Samedi 7 janvier 1989



Pauvre Bitos: quand Anouilh (et Volter) se paient la tête de Robespierre

Claude Volter avait annoncé la couleur: il ouvrirait l'année du Bicentenaire avec un des textes les plus férocement anti-révolutionnaires qui soient, le Pauvre Bitos de Jean Anouilh. A l'arrivée,
c'est une soirée bien plaisante qu'il propose. Du théâtre qui se moque du tiers comme du quart, qui ne pèse pas ses assertions sur des balances d'horloger, qui enverrait n'importe qui sur
l'échafaud pour un bon mot, un divertissement riche en portraits-charges où l'auteur donne libre cours à ses hargnes plutôt que de sacrifier à la dite vérité historique, un vrai jeu de massacre
pour rire, ce qui vaut bien mieux, tous comptes faits, que ceux qui se soldent par des bains de sang et de larmes.


C'est à partir de cette pièce que la cote d'Anouilh a commencé à sérieusement vaciller: pouvait-on encore considérer comme un «grand auteur français» un iconoclaste qui battait en brèche les
fondements mêmes de la République? Remarquons qu'en cette année «révolutionnaire», ce Pauvre Bitos n'est programmé sur aucune scène de l'Hexagone. On dira, lorsque l'on voudra être amène, que c'est
parce que l'oeuvre est mineure; on haussera les épaules ailleurs, évoquant Anouilh comme un phantasme collectif de la quatrième république. Si c'est à Bruxelles qu'un homme de théâtre a eu
l'estomac de programmer cette comédie grinçante, c'est parce que la liturgie de la révolution a réalisé, en France, le grand rêve robespierriste du culte de l'Etre Suprème. Gare à qui ne s'incline
pas devant le Mystère!

Anouilh ne fait pas le détail, c'est sûr, mais c'est la loi du genre, et que l'on appellera la fantaisie historique. L'auteur de Colombe y rejoint Sacha Guitry, le Sacha des scénarios où il contait
à sa manière, et sans le moindre complexe, l'Histoire de France. Rien de plus grisant, pour un auteur, que d'agiter comme des marionnettes les grands de ce monde, et de leur faire parler son
langage, de montrer au grand jour ses sympathies et ses antipathies, de forcer le trait, d'accuser les contrastes, de ricaner et de faire sourire, de suggérer des éclaircissements. Le spectateur,
qui est traité en adulte - rien de didactique dans ce théâtre - en fera son miel comme il lui chante.

Anouilh a ses têtes dans le grand dramatis personae de la Terreur. Il y a ceux qui ont droit à sa faveur: Danton parce qu'il est un jouisseur, Mirabeau parce qu'il a le sens du relatif, Tallien
parce qu'il sait vivre, Desmoulins parce qu'il est si attendrissant dans son amour pour Lucille, Madame Tallien parce que se frayer dans les lits de l'Histoire une voie jusqu'au titre de princesse
de Caraman-Chimay ne peut que laisser rêveur. Et puis, il y a Saint-Just, devant lequel il demeure perplexe. Il le fait traiter de «petite vipère élégante» et d'«anguille pince-sans-rire» par
Robespierre, mais les crapules staliniennes n'avaient que l'injure de «vipère lubrique» aux lèvres. Non, Saint-Just lui demeure une énigme. Il s'abstient de se prononcer sur son cas et, d'ailleurs,
Claude Volter lui emprunte le pas, en s'adjugeant le rôle, qu'il distille avec délectation. La bête à abattre, la tête à claques, la cible de la pièce, c'est Robespierre, à qui on ne passe
rien.

C'est que derrière l'Incorruptible, Anouilh a vu se profiler un type: l'intellectuel qui voit le monde à travers ses grilles interprétatives, et qui y enfermerait volontiers l'humanité entière. Le
«maître penseur», comme dirait Glucksmann vingt ans plus tard, dont il fait le portrait sur différents plans. Sociologique: c'est le petit bourgeois qui s'élève dans l'establishment bureaucratique
et qui mange à la table de ceux qu'il rêve d'humilier. Psychologique: c'est l'enfant mal grandi que la vie épouvante et qui veut en faire passer le goût aux autres. Affectif: c'est le pervers qui
envoie son ami de collège au peloton et qui croit se racheter en offrant une poupée à la fille de l'exécuté.

Le personnage donne le frisson. Il tient redoutablement bien la route. Bitos, puisque c'est ainsi que se nomme l'avatar moderne de Robespierre dans la pièce, est une des figures les plus achevées,
les plus ciselées qu'Anouilh ait créées. Et elle a droit, dans le spectacle, à une interprétation de grande classe. Michel de Warzée, qui n'a décidément pas fini de nous étonner, y fait une
composition d'une subtilité rare. Parce qu'il ne réduit pas Bitos à une caricature: il laisse affleurer les souffrances dont naissent les monstres, les effrois qui engendrent les fléaux.

Autour de lui et de Volter, une distribution où chacun s'acquitte brillamment d'un rôle à double fond. Quel plaisir de retrouver Jean Rovis dans Mirabeau: il y met la pondération de l'homme qui en
a tant vu que seul le fanatisme l'indigne encore. Pascal Racan est un Danton hénaurme de vitalité et d'appétits de tous ordres. Bossair est un Tallien savoureux, Jacques Monseu un Desmoulins
émouvant, Dominique Wagner une Lucille à qui Anouilh laisse le dernier mot, Jacqueline Paquay une Marie-Antoinette parfaitement dans le ton, et Béatrice Bencsik une Madame Tallien dont les beaux
yeux ne laissent rien échapper: dame, il s'agit d'ouvrir ses quinquets si l'on veut naviguer finement dans les turbulences de l'Histoire. Serge Hutry se paie le luxe, lui, de jouer à la fois Louis
XVI et, en compagnie de Pierre Dumaine, un sans-culotte: les caprices de la comédie autorisent ces téléscopages.

Volter, qui aime, lui aussi, en remettre, a rédigé un texte de programme qui tient, comme de coutume, du pamphlet. Il vaut mieux le lire après le spectacle, parce qu'il pourrait faire monter
inutilement l'adrénaline. De même que l'exhibition, derrière Robespierre haranguant la Convention, d'une croix gammée. S'il avait cru bon de faire cet amalgame douteux, Anouilh ne s'en serait pas
privé. Son propos est suffisamment clair: restons-en là.

JACQUES DE DECKER.

A la Comédie Claude Volter, 98 avenue des Frères Legrain, 1150 Bruxelles.

d'Artagnan 25/10/2012 16:04

Quelle est la morale de cette république qui, par des lois, conceptualise, organise et réalise l’extermination et la déportation d’une partie de sa population au nom de la liberté ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui a inventés les mots “Terreur”, “Terroristes” et Terrorisme pour tout l’humanité ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui réalise des “mariages républicains” en attachant nus deux par deux à une pierre, un père et sa fille , une mère et son fils ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui massacre les enfants en les brûlant dans des four à pains ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui cloue par le cou les enfants des Vendéens comme des chouettes sur les portes des églises ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui écrase des enfants dans le ventre de leurs mères écrasées dans des pressoirs à vin ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui se confectionne des culottes avec les peaux de ses ennemis ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui tanne les peaux humaines à Meudon et produit de la graisse humaine par la crémation de ses ennemis ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui ordonne l’extermination d’une race impure dont le sang, comme il est chanté dans la “marseillaise” doit couler dans le sillon de sa terre ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui a été la matrice de tous les génocides de XXème siècles en inspirant Staline, Lenine, Maodsedong, Polpot et Hitler ?
Quelle est la nature profonde de cette république négationiste qui nie, efface en essayant veinement de détruire les preuves de ses crimes imprescriptibles contre l’humanité, dont les documents
originaux sont aux archives de l’Armée ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui immole un enfant innocent, Louis XVII, ou à sa place, un enfant de la république, sur l’autel de la liberté républicaine ?
Quelle est la nature profonde de cette république qui terrorise un enfant afin de l’utiliser pour accuser sa mère d’inceste afin de l’assassiner ?
Quel est la nature profonde de cette république qui abandonne seul jusqu’à la mort un enfant innocent, Louis XVII ou l’enfant républicain auquel on l’a substitué, dans la pénombre au milieu de ses
excréments, des rats et des insectes ?
Quelle est cette république qui donne à ses écoles et inscrit sur son Arc de Triomphe le nom de ses bourreaux ?