2 - 9 septembre 1792 : LES MASSACRES

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Si cette photo montre un des endroits où furent assassinés dans des conditions  ignobles  les malheureux prêtres et religieux détenus dans l'église du séminaire des Carmes, rue de Vaugirard à Paris, si ce lieu reste emblématique de la sauvagerie terroriste, cette dernière ne s'est pas abattue que sur la région parisienne ou à  Versailles où deux plaques rappellent cet évènement.Quant à Paris outre les Carmes, il y eut les prisons du Châtelet (des repris de justice) de La Force, de l'Abbaye, de la Salpêtrière(des filles de joie et des "fous"), les Bernardins, le séminaire des lazaristes etc..

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 Cette violence dirigée majoritairement  contre le clergé séculier ou régulier s'est étendue à tout le pays, de façon curieusement simultanée- l'époque étant dépourvue de téléphones mobiles ou fixes et de systèmes radio, le télégraphe de Chappe n'en étant qu'à ses balbutiements-et si elle fut encouragée par Danton, au nom d'une menace d'invasion du territoire national par les troupes autrichiennes ("le tocsin sonne la charge sur les ennemis de la patrie ; de l'audace, encore de l'audace et la France sera sauvée!" rien ne fut fait pour la réfréner.

Le bilan du sauvetage de la France est lourd et doit équivaloir les fameux massacres de la Saint Barthélémy. Il ne semble pas que ces massacres aient été commis par la lie du peuple, mais de façon assez organisée.

Sur la photo à droite:Notez bien la différence de rédaction entre la plaque posée par la mairie et celle apposée par une Association privée !!!!

On doit signaler qu'un prêtre réfractaire, natif de Questembert, Pierre Grayo de Kéravenan aura la chance de pouvoir s'enfuir des Carmes après s'être caché. Pas rancunier, il mariera Danton à sa nouvelle épouse (qui voulait que son union sacramentelle lsoit par un prêtre réfractaire) le 17 juin 1793 et l'accompagnera, plus tard lorsque, la roue ayant tourné, Danton ira à la guillotine et recevra de lui l'absolution le 5 avril 1794.

En aucun cas, cette violence terroriste ne se justifiait sinon pour vider les prisons, car même s'il y eut une majorité d'innocents assassinés, ceux qui étaient déjà prisonniers n'étaient nullement condamnés à mort.

Ces massacres dureront du 2 au 9 septembre 1792, la monarchie sera abolie le 21 septembre. Le pouvoir va passer des mains du Tyran à celles des doux démocrates de la Convention qui amènera l'encore plus sympathique Comité de Salut Public et son ère de libération - souvent définitive- des gens du peuple auxquels on va imposer le bonheur.


 

 

 

 

 











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