18 juin, dans le massacre, un Français sauve

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 Sur ce champ de bataille, de massacre, de Waterloo, un homme, chirurgien de son état, court avec ses aides d'un corps à un autre pour sauver le plus grand nombre de blessés.

Dominique Larrey, natif de Baudéan (près de Tarbes) dans les Hautes Pyrénées, compense, par sa science médicale et son désir de sauver les souffrants,les théories criminelles du natif de Tarbes, Bertrand Barère, conventionnel de son état, théoricien des lois barbares et assassines de la Révolution, mort dans son lit. Il est Le vrai responsable des Colonnes Infernales de Turreau, l'inspirateur de la folie criminelle des Carrier, Fouché, Le Bon et autres Courbis, zélés applicateurs de ses discours scélérats.

A Waterloo, en cette fin de 18 juin, Dominique Larrey a été fait prisonnier par les Prussiens - que Napoléon avait crus battus - qui le prennent pour l'Empereur. Ils ne savaient que faire de leur précieuse capture jusqu'à ce qu'il fut reconnu que le prisonnier n'était pas Napoléon ; alors leur désappointement et leur indignation furent tels qu'il fut condamné à être fusillé, et il était décidé qu'on lui banderait les yeux avec un emplâtre agglutinant.Mais ayant été heureusement reconnu par un chirurgien prussien il fut comblé d'égards.(D'après The London and Edimburgh journal for medical science février 1842 SHD Vincennes avril 2010)

(La légende dit que ce fut Blücher qui le sauva car il avait guéri son fils.)

Pendant que Dominique Larrey était à Waterloo, à 800 Km de là, Louis de Sol de Grisolles montait des opérations contre les troupes impériales dans le Morbihan, et les Vendéens dans leur département.Les 100 mille hommes mobilisés manqueront à Napoléon pour faire la différence avec les coalisés.

Un an auparavant, les deux hommes s'étaient rencontrés à Paris, le 20 juin 1814 alors que Joseph Cadoudal (sans particule en 1814), Charles d'Hozier et lui venaient prendre possession du squelette de Georges Cadoudal. En effet, après son exécution, le chirurgien, inspecteur du Service de santé des Armées, avait pris le squelette de Georges afin de l'utiliser pour ses cours à l'Hôtel Dieu.D'après Billard de Vaux cette "récupération" se fit contre espèces sonnantes et trébuchantes.

Il est certain qu'il n'a pas remis le crâne car celui qui repose à Kerléano n'est pas celui de Georges ; cela a été démontré en 1992 (Ouest France du 4 décembre 1992) et fera l'objet d'un autre article, autour de cet épisode, sur ce Blog.

Le 25 juin 1814, une messe de Requiem fut chantée en l'église Saint Paul-Saint Louis à Paris en présence des restes de Georges, dans un coffret.

On doit donc à Dominique Larrey, qui a passé sa vie à sauver les vivants, d'avoir sauvé de la mort du cimetière les ossements du grand Chef Chouan.

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