12 JUILLET 1792 DANS LE MIDI

Publié le par culture

IMG_3022_edited.JPG

Réalisé à l'initiative de l'abbé Claude Allier, prieur de Chambonas, les différents rassemblements de Jalès, qui ont réuni jusqu'à trente mille personnes, voit le dernier se terminer par un échec du au manque de mobilisation ; la foule, sous les ordres du comte de Saillans, se dirigea alors vers le château de Bannes, en Ardèche, et le prit aux troupes du général d'Albignac, au bout de quatre jours de siège, puis se dispersa dans la campagne alentours afin d'augmenter ses conquêtes.

D'Albignac revenant en force, avec huit mille hommes, les 1800 hommes du comte de Saillans dispersés entre Bannes, Jalès, Saint André de Cruzières ne font pas le poids et c'est la curée.

Saillans et le chevalier de Mélon, avec leurs 400 hommes, ne peuvent résister longtemps aux attaques du subordonné d'Albignac, le colonel Murol, succombent sous le nombre et s'enfuient du château dans la nuit du 11 - 12 juillet 1792.   CROIX LES VANS

Arrêtés peu après, ils sont amenés aux Vans.

Les chefs seront exécutés, au sabre, sans jugement, sur la place de Grave, la tête reposant sur un affût de canon le 12 juillet 1792, Louis XVI étant encore roi de France ; le roi avait d'ailleurs condamné, dès septembre 1790, par un arrêté d'accusation, le rassemblement de Jalès et ses organisateurs, l'abbé Allier et le comte de Saillans ainsi que 55 autres personnes qui se levaient pourtant déjà, pour la défense de l'autel et du trône.

Sur la place de Grave une croix rappelle leur mort ainsi que celles de ceux qui vont bientôt les suivre.

Les troupes du général d'Albignac vont mettre le feu au château de Bannes qui brûlera durant cinq jours et cinq nuits, puis il sera transformé en carrière de pierres. Il n'en reste que les infrastuctures qui n'ont pu être démolies par manque de temps et d'argent.

BANNES-9.JPG

Grâce à cela, il est possible d'admirer les anciennes écuries taillées dans le roc, mesurant 54 mètres de long sur 8 de large, supportant une grande partie du bâtiment.

BANNES-8.JPG

Si le village ne fut pas incendié, il fut par contre totalement pillé et dévasté, les barriques éclatées, le vin et l'huile répandus.

Heureusement les habitants avaient fui, ayant la mémoire des massacres.

Nous reviendrons dans d'autres articles sur ce qui s'est passé dans cette région des Cévennes, où le clivage protestants - catholiques, fut un accélérateur de la persécution contre les "papistes" huit mois avant le soulèvement de l'Ouest. Contactés, le comte de Puisaye et le général d'Autichamp n'avaient pas donné suite !

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article