10 AOUT 1792, ATTAQUE DES TUILERIES.

Publié le par culture

10 AOUT 1792, ATTAQUE DES TUILERIES.

   Des évènements qui se déroulent à Paris en ce vendredi 10 août 1792, il y a 230 ans, et marquent cruellement notre Hisroire,  certains osent encore parler, ou écrire, de soulèvement spontané du peuple opprimé. Alors que les Marseillais, venus pour soi-disant défendre les frontières en danger, sont arrivés à Paris le 30 juillet et y sont restés. On va les retrouver dans l'attaque du Palais royal des Tuileries défendu par un millier de Suisses. Ce ne sont pas des mercenaires ; c'est François 1er qui est à l'origine de leur emploi officiel comme gardiens de la royauté depuis le Traité de Genève du 7 novembre 1515. Des Gardes nationales sont aussi chargées de la défense du Palais ; sous un prétexte de la Commune de Paris, sur une idée de Danton,  leur commandant Antoine Galiot Mandat de Grancey est demandé, vers quatre heures du matin, à l'Hôtel de ville et là il est massacré. Sans commandant, sans ordres, les Gardes nationales vont abandonner leur poste ou se joindre aux assaillants venus des faubourgs en particulier Saint Antoine. L'attaque a commencé vers huit heures et Louis XVI et la famille royale, sur les conseils de Roderer, se sont réfugiés au sein de l'Assemblée législative dans la salle du manège.

   A dix heures c'est le massacre qui débute, 300 Suisses vont être exterminés mais non sans se défendre puisque l'on parle de 300 assaillants "restés sur le carreau".

10 AOUT 1792, ATTAQUE DES TUILERIES.

   Louis XVI envoie un billet signé de sa main (ou d'un faussaire ?) donnant l'ordre de cesser le feu ; c'est sacrifier 300 Suisses qui vont être tués ou faits prisonniers ; certains vont arriver à s'enfuir, dont Jost Dürler leur commandant, ainsi que les nobles qui étaient restés défendre le roi. Beaucoup seront victimes des Massacres de septembre ; on estime que 350 arriveront dans leur pays natal. Ils recevront de leur gouvernement la médaille Fidélité et Honneur.

   Une plaque commémorant le combat des Suisses sera gravée en novembre 2005 pour être fixée sur un mur de la chapelle expiatoire ; cela ayant été refusé elle est toujours en dépôt aux Invalides.

   Jost Dürler sera fait Maréchal de camp par le comte de Provence, futur Louis XVIII, en 1796. Les Suisses ont eu le souci de se souvenir et un artiste Bertel Thorvaldsen a dessiné ce lion,  sculpté par Lukas Ahorn à Lucerne (Suisse) dans une falaise de grès en 1821, percé d'une flèche il représente l'âcre combat des défenseurs de Louis XVI. Cette sculpture mesure dix mètres de long sur six mètres de haut. Sont mentionnés les noms des 760 assassinés et des 350 survivants. Le cliché a été réalisé par un membre du Souvenir Chouan de Bretagne que je remercie une nouvelle fois.

10 AOUT 1792, ATTAQUE DES TUILERIES.
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