LOUIS XVI, LE ROI BIENFAISANT. Professeur Jean de Viguerie

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LOUIS XVI, LE ROI BIENFAISANT. Professeur Jean de Viguerie

Dans son excellent ouvrage, paru en 2003, le Professeur Jean de Viguerie qualifie ainsi le souverain maltraité.

Le 26 décembre 1793 l'ignoble Barère, alors président en exercice de la Convention, notifie à Louis XVI, parmi les plusieurs fausses accusations, qu'il a fait l'aumône aux pauvres "au profit de son parti". Accusation qui disparaîtra à l'ouverture du "procès".

Merci à Pascal de Guillac, Membre chaleureux du Souvenir Chouan de Bretagne, qui m'a rapporté le texte figurant ci-dessous :

21 janvier 1784
Un monument est élevé à Louis XVI, par la reconnaissance des malheureux qu'il avait secourus. L'hiver de 1784, presqu'aussi rigoureux que ceux de 1776 et de 1709, fut également signalé par les bienfaits du roi et de la reine.

Ce fut alors qu'on éleva au roi un monument dans un genre tout à fait nouveau. Tous les malheureux qui lui devaient la vie, se portèrent en foule à la place Louis XV, et là ils élevèrent un obélisque immense avec de la neige, où ils attachèrent cette inscription remarquable, témoignage de leur reconnaissance :

Louis, les indigents que ta bonté protège,
Ne peuvent t'élever qu'un monument de neige ;
Mais il plaît davantage à ton cœur généreux
Que le marbre payé du pain des malheureux
 

Pour compléter cette information voici ce qu’en écrit  Pierre Jean-Baptiste Nougaret (1742-1823) dans Spectacles et tableaux mouvants de Paris, page 169 :

"Les soins paternels du roi, lors de la durée du froid de 1784, excitèrent aussi dans tous les cœurs la plus vive sensibilité. Le peuple du Quartier Saint Honoré imagina d’élever à  l’entrée de la rue du Coq, en face de la porte du Louvre, une pyramide de neige pour consacrer et les bienfaits et la reconnaissance.

Notre auguste souverain obtiendra par la suite des monuments plus durables mais qui ne prouveront point davantage l’amour de ses sujets. Cette pyramide fut couverte d’inscriptions par des poètes anonymes qui n’en étaient que plus sincères. Les vers que la vérité leur dicta  restèrent six semaines sous la sauvegarde publique. Voici trois de ces inscriptions dignes d’être conservées :

Ce faible monument aura faible existence
Tes bontés, Ô mon Roi, dans ces temps de rigueur
Bien moins que sur l’airain, ont mis au fond du cœur,
Un monument certain, c’est la reconnaissance.
 
 
Louis, les indigents que ta bonté protège,
Ne peuvent t'élever qu'un monument de neige ;
Mais il plaît davantage à ton cœur généreux
Que le marbre payé du pain des malheureux 
 
 
Le premier monument  que le peuple éleva
Attesta de mon roi l’auguste bienfaisance.
Dans nos calamités son cœur nous soulagea,
Et dans le seul bienfait trouva sa récompense. "
 
9 ans plus tard c'était le 21 janvier 1793.

 

 

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