3 SEPTEMBRE 1801, ABBÉ FRANCOIS BOUREL

Publié le par culture

3 SEPTEMBRE 1801, ABBÉ FRANCOIS BOUREL

François-Efflam Boure! est né à Plouégat-Guerrand (Finistère) en 1756. Il est ordonné prêtre par Monseigneur Toussaint François Conan de Saint Luc, évêque de Quimper,  en 1783. Il est nommé  vicaire à Lanmeur où il exerça son saint ministère. Il refuse le serment de 1790 et vivra en se terrant dans son pays de Cornouailles. Après l’accalmie de la Convention thermidorienne qui apporta une (très) relative liberté de culte, il refusa le serment de haine à la Royauté de mars 1796 Il mena de nouveau une vie de proscrit mais le 13 mai 1797 au matin  il fut arrêté chez son frère Pierre, à Kerellou en Lanmeur où il se dissimulait tout en participant aux travaux de la ferme.

« Bourel, déclare l’agent municipal, est chef de ménage a  des enfants et une ferme conséquente ; cette ferme serait négligée si Bourel était obligé de la délaisser. Aussi connaissant la responsabilité et la solvabilité du citoyen Pierre David de Kerohant en Lanmeur il s’admet à se prêter caution pour représenter Bourel  toute fois et quantes qu’il en sera requis sous obligation de tous ses biens en général et à pouvoir y être contraint par corps ».

Pierre Bourel, comme la ferme, fut ainsi sauvé bien qu’ayant caché un proscrit (nous sommes en plein dans la période des persécutions relancées par le Directoire). Le frère fut envoyé dès le 17 mai en prison à Quimper ; le 24 juin 1798 il entrait à la citadelle de Saint Martin de Ré.

Le 3 septembre 1801 François-Efflam y rendait son âme à ce Dieu qu’il avait tant servi. Il avait 45 ans.

Le Concordat avait été signé le 15 juillet, mais son application ne se fera qu’à Pâques 1802 soit neuf mois plus tard.

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