MORT D'UN EX-PRESIDENT de la république.

Publié le par culture

MORT D'UN EX-PRESIDENT de la république.

Giscard est décédé et chacun y va de son couplet louangeur sinon on risque de se heurter, en cas de critique, à un « on ne fait pas ça lors de la mort d’une personnalité ».

Il est quand même utile de rappeler quelques points, notes discordantes, afin de recadrer un peu la légende dorée.

Je ne sais pas où son âme va aller ; elle sera escortée de quinze millions d’âmes (dix millions fruits de l’avortement dont, avec chirac, il a fait porter le chapeau à Simone Veil, auxquels il faut ajouter, la « loi » ayant 45 ans, ceux qui auraient pu concevoir des enfants, estimés à plus ou moins 5 millions). Ces enfants qui ont tant manqué à la France.

Un prêtre ami parle de IVGE : Interruption Volontaire de Giscard d’Estaing !

Pour faire simple ce grand bourgeois [dont le père, Edmond, par une manigance sans scrupule avait fait de sa famille, en 1922, des nobles portant le fier nom d’Estaing], condescendait à aller manger des œufs brouillés aux truffes chez le smicard (trié sur le volet) mais sous l’œil, quand même, des caméras de télévision. Pour faire simple il jouait de l’accordéon, il chantait (faux) se présentait en chandail ; pure démagogie.

Pour faire moderne il refusa de mettre la "Queue de pie" pour recevoir le Grand cordon de la Légion d'honneur, lors de son élection à la Présidence de la république (elle lui fut présentée sur un coussin) puis descendit en complet-veston les Champs Elysées à pied "pour faire peuple" mais dénaturant la charge.

Pour flotter sur le Palais de l’Elysée il fit frapper le drapeau tricolore du faisceau de licteur (des dictateurs de l'Empire romain à la mode chez les Jacobins de 1793), emblème honnis des Conventionnels révolutionnaires de 1793 alors qu'il se réclamait, de façon usurpée, de la noblesse par rattachement à l'amiral d'Estaing (guillotiné sur décision de la Convention en avril 1794). A preuve, les Cincinnati, qui gèrent le souvenir des combattants auprès des Insurgent anglo-américains, ont toujours refusé qu'il en soit membre malgré ses nombreuses insistances (même lorsqu'il fut, par tromperie, Président de la république). Devenu Conventionnel à son tour, à la Présidence de la Convention de l’Europe, il refusa que soient mentionnées les racines chrétiennes de celle-ci.

Élu contre le candidat du Programme commun, Mitruand, il n'eut de cesse de faire une politique de gauche à tel point que, dès la fin 1975, son ministre de l'Intérieur, Michel poniatowsky, déclarait, hilare : « nous sommes en train de vider le Programme commun de la Gauche de son contenu » ; ce pourquoi cet individu, candidat déclaré de droite, n'avait pas été élu ! Ce qu'il paya en 1981.

Vae victis !

Ayant appris que la famille souhaitait des funérailles dans la stricte intimité familiale, elle évitera un grattage de tête à l'épiscopat : comment accorder des obsèques religieuses officielles à un individu qui voulut l'avortement et ses millions de morts, qui est à l'origine du déclin de la France, président amoral, se souciant du christianisme comme d’une guigne, qui eut sur les bras les affaires Fontanet, de Broglie (prononcer Breuil) et Robert Boulin ; qui se révéla être un grand chasseur de toute sorte de gibier. On avait fait des gorges chaudes, à l’époque, de l’épisode du « camion du laitier » qu’il avait heurté, avec la 604 présidentielle, en rentrant à l’Elysée, seul, aux aurores.

Il avait déclaré, « Là où il y aura une volonté, il y aura la France » ; il honora son slogan lors du déclenchement de l'opération salutaire de Kolwezi (Congo), pour sauver du massacre des Français et des européens, par les forces du 2ème REP sous le commandement du colonel Philippe Erulin.

Battu en 1981 par la vraie gôche, il promet qu’il ne se présentera plus à aucune élection ; promesse tenue quelques mois. Le virus le tient et ce sont les élections cantonales puis législatives qui le remettent en scène.

Il n'a jamais travaillé, il a toujours vécu de nos impôts et, contrairement au protocole, il parlait anglais avec ses interlocuteurs en France alors que la reine d'Angleterre, en France, parlait en français !

Il acheva le tour de passe-passe de fausse noblesse en cherchant à racheter l’ancien château de l’amiral guillotiné à la municipalité d'Estaing (Aveyron). Les religieuses de saint Joseph, alors propriétaires ayant refusé les offres intéressantes de l’ancien Président (la loi Veil ?), l’avaient vendu (à perte et sous condition), en 2000, à la municipalité de Estaing ; mais en 2005 la municipalité passant par dessus la condition le vendit aux Giscard ; et sans vergogne, les fois où il était là, Giscard guidait la visite en parlant de ses ancêtres !
On lui doit néanmoins la gratuité de la belle autoroute trans-Auvergne, de Clermont-Ferrand à Millau ! C'est au moins ça !

 

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