FÊTER LA NATIVITÉ SANS CHANTER SA JOIE?

Publié le par culture

FÊTER LA NATIVITÉ SANS CHANTER SA JOIE?

 L’affligeante décision de la Circonférence des Evêques de France sera-t-elle maintenue ? Ne pas pouvoir chanter la naissance du Fils de Dieu serait une avancée remarquable dans la persécution qui touche l’Eglise. Du jamais vu depuis la période 1793-1799 en France et encore les églises desservies par des prêtres constitutionnels furent-elles dans un premier temps ouvertes avant d’être fermées par le décret du 6 novembre 1793 ; les enterrements se feront sans prêtre et sans croix. Enfin, en décembre, le débat est clos ; les églises sont fermées ; elles ne rouvriront qu’avec le Consulat (n’oublions jamais que la période dite libérale du Directoire fut une période aussi persécutrice du catholicisme que celle de la Terreur).

Interdire de chanter en église est une atteinte à une forme de prière qui faisait dire à Saint Augustin (évêque d’Hippone – Bône sous l ‘administration française de l’Algérie) que « chanter c’est prier deux fois ». Les cœurs et les âmes ne sont ils pas élevés par le chant plus que par l’oraison ? A priori nos évêques, à de rares exceptions près, ont perdu tout contact avec la réalité et ce qu’est un prêtre. On voit des prêtres (et des évêques) célébrer en portant le masque ; le pire est encore que, venant de consacrer les Saintes Espèces, ils se rincent les mains au gel hydro-alcoolique afin de donner la communion ! Penseraient-ils que Jésus-hostie ne s’est pas lavé ?

Ce virus aura été le révélateur, outre d’une maladie, de l’extension du manque de discernement et, pour certains, de l’altération du sens du sacré et de la confusion des genres ; il a quand même fallu que ce soit un Israélite qui rappelle, sur un plateau de télé profane, la différence, par rapport aux autres, du culte catholique (soutenu par un des intervenants, Jean-Sébastien Ferjou – site Atlantico – qui annonce « l’Eucharistie » et  à la question effarée de Marc Menant répond « je suis catholique »). Alors que le Président de la Circonférence des évêques de France parle beaucoup du soutien entre les diverses religions les mettant ainsi sur le même plan d’égalité.

Pourquoi nous interdirait-on de chanter ?

Comme lu dans l’article du 8 décembre :  Un Centre pour le Contrôle de la Recherche et de la Prévention (Center for disease Control and Prevention des maladies (américain) a publié une information (américaine) reprise par le journal « Nature » (américain) au sujet d’une chorale (américaine) d’une cinquantaine de personnes réunies pour une répétition de chants pendant deux heures et demi ; deux personnes seraient ensuite décédées du covid. Sur le plan clinique l’information ne tient pas trop car il n’y a pas d’historique des personnes (déjà infectées, antécédents, positivité, facteurs associés, autres cas  etc.).

Conclusion, sans la moindre preuve : ces personnes chantent sans masque, donc elles ont « brumatisé »  leur salive, donc elles ont propagé le virus donc il ne faut pas chanter en public, par prophylaxie !

Comme une traînée de poudre l’information se répand et la décision est prise par quelques tyranneaux que le chant est propagateur de la maladie donc doit être interdit. Le tout accepté et empaqueté par nos évêques qui ne sont plus à une stupidité près : Chanter dans une église est dangereux pour la santé alors on ne chante plus ! Que les églises et les séminaires se vident ne leur pose pas de question sur la santé de l’Eglise.

Jeudi soir sur Cnews il était possible de voir et entendre un médecin consultant régulier de l’émission pétaudière l’Heure des Pros, Jean-Paul Hamon, pratiquant l’amalgame, affirmer : les cinémas avec masque et 1 siège sur 3 sont fermés ; les théâtres avec le masque et 1 siège sur 3 sont fermés, dans les églises les fidèles peuvent chanter ! A croire que ce brave homme s’il est aussi bien informé sur le virus gagnerait à se taire ! Et puis imagine-t-on de chanter pendant la projection d’un film ou durant une pièce de théâtre ? Ah le stupide parallèle !

Un chercheur du CNRS a découvert qu’en chantant, fort, on émettait de fines gouttelettes de salive susceptibles de transmettre la maladie. Quant on apprend à chanter on apprend d’abord à chanter la bouche sèche (en avalant sa salive), déjà pour éviter des effets sonores désagréables, pour des questions de savoir-vivre et pour ne pas salir les partitions (qui sont à une trentaine de centimètres) ni faire prendre une douche par les voisins de chant !

Lorsque l’on chante c’est comme Bianca Castafiore et non comme le capitaine Haddock lorsqu’il parle !

Peut-on imaginer la nuit de Noel sans « Il est né le Divin Enfant » ou sans « Les anges dans nos campagnes » , sans chanter le Dieu Invisible qui se rend visible  ?

Chouans en avant !

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