COMITE DE SALUT PUBLIC 1793, GOUVERNEMENT 2020. AUTRES TEMPS, MÊMES MOEURS!

Publié le par culture

COMITE DE SALUT PUBLIC 1793, GOUVERNEMENT 2020. AUTRES TEMPS, MÊMES MOEURS!

 « On ne gouverne pas en temps d’exception selon les méthodes normales : il faut donc accepter les moyens révolutionnaires. La bourgeoisie ne peut s’isoler du peuple : il faut donc satisfaire ses demandes. Mais la bourgeoisie doit demeurer l’élément dirigeant dans cette alliance : la Convention doit donc prendre l’initiative des mesures révolutionnaires».

C’est Bertrand Barère qui prononce cette phrase du haut de la tribune de la Convention ; il s’exprime en sa qualité d’éloquent porte-parole du Comité de Salut public dont il est un des onze membres.

Déjà lors de sa création, le 5 avril, Barère avait prononcé, de la tribune de la Convention qui avait formé ce Comité, cette «anthologie» de démocratie,  sentant bon la devise fondatrice de la république : Liberté, Egalité, Fraternité. Qui était quand même suivie de « ou la mort » !

« Le comité que vous avez organisé, dit-il, ne peut pas travailler efficacement au salut de la patrie. Nous délibérons beaucoup et nous agissons peu. Votre comité est un club… Dans tous les pays, en présence des conspirations flagrantes, on a senti la nécessité de recourir momentanément aux autorités dictatoriales, à des pouvoirs supra-légaux »

Qui compose ce Comité qui est, en quelque sorte, le gouvernement de la révolution en 1793-1794 ? Il a tout pouvoir pour imposer ses vues à la Convention et les faire voter :

Barère, Billaud-Varenne, Carnot, Collot d’Herbois, Couthon, Jeanbon-Saint-André, Lindet, Prieur de la Côte d’Or, Prieur de la Marne, Robespierre, Saint-Just. Ce Comité tombera le 27 juillet 1794, en même temps que les têtes de Couthon, Saint-Just, Robespierre ; les autres mourront dans leurs lits sauf Collot dans une case en Guyane.

Le gouvernement de la république en 2020 est aussi une sorte de Comité de Salut public qui agit par une forme de dictature :- En n’acceptant pas la contradiction comme nous avons pu le voir récemment avec la crise de nerfs du ministre de la maladie à la Chambre des députés.- En ayant recours au vote bloqué (permettant de ne retenir des amendements que ceux qui plaisent au gouvernement).- En menaçant du 49,3 permettant de faire passer une loi sans vote ; mais cela n’a pas été nécessaire les députés, dociles, ayant revoté le texte de la veille dans le sens souhaité par le ministre.

Et le président de ladite république osera nous parler des « valeurs de la république » alors que la démocratie (dont ils se vantent tant) et la Liberté sont bafouées chaque jour davantage.

Certains diront que cet article est politique ; c’est une simple mise en perspective de l’Histoire d’il y a 227 ans et les faits qui se déroulent sous nos yeux. Croyez-vous que ceux dont nous honorons la mémoire auraient porté, dans des circonstances analogues un masque ? (Sauf pour se dissimuler aux yeux de l’adversaire).

Il y a 227 ans régnait la guillotine sanglante ; maintenant c’est la guillotine sèche !

Il y a 227 ans les églises étaient fermées au culte catholique romain ce qui révolta le peuple.

En 2020 les églises sont une nouvelle fois fermées en ignorant la supplique des évêques enfin réveillés ; mais les grandes surfaces sont ouvertes !

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