EXHUMATION DE FRANCISCO FRANCO, CHOQUANT ET DEPLACE.

Publié le par culture

EXHUMATION DE FRANCISCO FRANCO,     CHOQUANT ET DEPLACE.EXHUMATION DE FRANCISCO FRANCO,     CHOQUANT ET DEPLACE.

 

Peut-être certains lecteurs se demanderont ce qu’un article sur celui qui n’est plus appelé que « dictateur Franco » vient faire sur le Blog du Souvenir Chouan de Bretagne ?

Il faut remonter aux origines de ce qui a amené l’évènement peu reluisant pour la « démocratie » espagnole arrivé hier : l’exhumation de celui qui fut à la tête de l’Etat espagnol de 1939 à 1975 et qui fut le vainqueur de la Guerre civile saignant ce pays de juillet 1936 à avril 1939. Car il y a une analogie de causes entre les soulèvements des Révoltés de 1793, partout ou presque en France et le soulèvement militaire espagnol de juillet 1936 : les libertés bafouées y compris la liberté religieuse.

La royauté, de type constitutionnel, a été abolie par les députés républicains le 14 avril 1931 ; la république s’installe, Alphonse XIII part en exil et Azaña est élu Président. Ce nouveau gouvernement est incapable de faire respecter l’ordre et le respect des institutions ; les « forces » de gauche comprenant les socialistes, les communistes (à la solde de l’URSS), les communistes du Poum (Parti ouvrier unifié marxiste), les trotskystes, sans oublier les anarchistes, s’en prennent rapidement (surtout les trois derniers) à l’Eglise catholique, ses édifices (églises et couvents) et à ses Membres (Evêques, prêtres, religieuses et religieux).

Les différents ministres (Priéto, Caballero - "nous ne nous différencions en rien des communistes, nous implanterons la dictature du prolétariat" - ) sont incapables de défendre ces citoyens, menacés dans leurs corps et leurs biens ainsi que ceux de la population qui ne suit pas les républicains (ce qui correspondait à « la droite » avait obtenu près de 40% des voix). Le désordre s’accroît en 1934. Un putsch militaire a lieu et échoue lamentablement le 18 juillet 1936.Quatre généraux putschistes font alors appel à Franco qui est au Maroc ; il débarque en août à Séville à la tête de 23.000 hommes.

C’est l’évêque de Salamanque, Monseigneur Enrique Pla Y Deniel, qui assimile le soulèvement, le 1 octobre, à une Croisade lui donnant alors une connotation religieuse qu’il n’avait pas auparavant.

D’après Arnaud Imatz (La Guerre d’Espagne revisitée), rarement mis dans les sources bibliographiques, le conflit a fait 160.000 morts au combat et 140.000 victimes de la répression (60 mille sur le territoire du Front populaire et 50 mille sur le territoire des nationalistes.

Quatre millions ayant été membres du Frente popular seront arrêtés et 400.000 jugés ; 28 mille seront exécutés (nous sommes loin des + ou - 100 mille de l’Epuration en France 1944). Chiffre à mettre en parallèle avec le génocide cambodgien, les millions de morts en URSS communiste etc. En Espagne ce nombre d'exécutés correspond à 0,7 % des combattants-assassins rouges ! Nous sommes loin d'un massacre !

Retenons ce témoignage de Albornoz, ministre en 1933 :"Si nous avions gagné la guerre le communisme se serait installé en Espagne. On s'étonnera de lire que je ne désirais pas gagner la guerre civile mais Azaña (Président de la république) ne le souhaitait pas non plus car nous aurions du quitter l'Espagne" déclaration à Luis Otero en avril 1975

Les grands média, désinformateurs comme à leur habitude, ne font que reprendre en boucle les mêmes sornettes, les mêmes mensonges. Une clique minoritaire a mis le pays à feu et à sang, rage assortie, comme celle de nos révolutionnaires de 1792 à 1798, de la haine du catholicisme. Simplement en Espagne cette clique n’a pas gagné ; sinon que serait devenu le pays ? Une annexe du Goulag ? Sans aucun doute. Et personne ne remet en cause la sagesse du « Caudillo » lors de la Seconde guerre mondiale.

Les Média oublient aussi de citer certains chiffres :

- 13 évêques,

- 41814 prêtres,

-2365 religieux,

-283 religieuses (outragées en plus) assassinés !

Sans compter les monarchistes et les militaires assassinés en zone républicaine.

L’abjection est poussée à son comble avec le viol de sépultures de religieuses et de prêtres, les corps sortis des cercueils comme cela s’est fait à Barcelone ! Comme cela s’est pratiqué à Saint Denis, en France, en août 1793 !

Il faudrait aussi tenir compte des purges staliniennes réalisées dans les rangs du Front populaire par les agents à la solde de Moscou dont le français André Marty surnommé le « boucher d’Albacete » !

Le Général Franco avait voulu le mémorial de la Valle de Los Caïdos pour réunir dans le tombeau les adversaires et il avait décidé de reposer au milieu d’eux. Maintenant que sa volonté posthume n’a pas été respectée le monument perd un peu de son sens.

Le journal électronique Huffington Post pose la question et propose la réponse à l’aide de son historien (???) de service Christophe Barret :

 « Vouloir donner une nouvelle signification au mausolée pour qu’il ne soit plus un lieu d’apologie du franquisme. Plusieurs hypothèses sont aujourd’hui avancées outre une éventuelle exposition permanente, l’inscription de panneaux d’information tout au long de la visite, certains estiment que la meilleure manière de faire de cette vallée un lieu de réconciliation du peuple serait d’en supprimer les aspects totalitaires. Au premier rang desquels la gigantesque croix de 200 tonnes ou encore les murs ornés de menaçantes statues d’archanges et de scènes inspirées de l’Apocalypse biblique, un style assez glacial estime Christophe Barret.

Il poursuit à propos des combattants reposant en ce lieu : Seulement les deux camps ne sont pas sur le même pied d’égalité dans l’ensemble que forme Valle de Los Caidos ; les nationalistes y sont enterrés avec les honneurs et surtout l’accord de leurs familles. Les républicains, eux, ont été récupérés dans des fosses communes sans qu’on demande l’avis à qui que ce soit ».

Et comme un leitmotiv tout le monde reprend (car j'ai regardé pratiquement tous les journaux électroniques) les mêmes couplets : Dictateur, fasciste, extrême-droite ; [c'est d'ailleurs curieux de le voir traité d'extrême-droite et en même temps de fasciste laquelle idéologie est de gauche dure, anti-communiste certes, mais d'un socialisme exigeant (pour les autres !]. Donc aucune originalité dans les rédactions ; le seul qui pourrait se détacher du lot c'est le torchon stalinien L'Humanité qui ignore la chute du système soviétique et reste fidèle à ses écrits style années 50.

Des Espagnols courageux, dans les temps à venir, pourront redonner un bon sens à l'Histoire de leur pays, sans se décourager ; après tout cette guerre civile n'a que 83 ans. En France les évènements identiques ont plus de deux cents ans et la polémique n'est pas close ! Alors ......

A souligner l’attitude courageuse de Louis de Bourbon, que certains appellent Louis XX, qui, non seulement est venu, mais porte le cercueil de son arrière-grand-père, et a fait quelques déclarations bien senties ! Bien que je ne sois pas un inconditionnel du Prince je me permets de terminer en disant :

Bravo Monseigneur ! Votre courage vous honore face à la lâcheté de beaucoup de vos concitoyens !

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