BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE

Publié le par culture

BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE
BEHUARD, EN CE JOUR, 8 SEPTEMBRE 2018, DE LA NATIVITE DE LA SAINTE VIERGE

A Condac, près de Ruffec en Charente, en mars 1442 le dauphin Louis, âgé de 19 ans,  est, en compagnie de son père le roi Charles VII et de quelques hommes de la Cour, sur une barque qui glisse sur la Charente lorsque tout à coup, à une écluse d’un moulin celle-ci, prise par le courant, chavire. La situation est désespérée. Le Dauphin Louis se souvient, au moment où il va se noyer,  de la dévotion que sa mère, Marie d’Anjou sœur du Roi René, portait à  la Vierge Marie, Notre Dame de Béhuard, Vierge à l’Enfant, et l’implore.

Ils furent tous rejetés sur la berge, sauvés de la noyade.

 

Toute cette région d’Anjou avait été évangélisée par (le futur saint) Maurille, disciple de Saint Martin, et ce qui était un temple païen, en l’honneur de Gaïa la déesse mère, avait été christianisé par lui et dédié à la Sainte Vierge à la suite du Concile de Nicée (431) reconnaissant la Vierge comme Mère de Dieu. Maurille avait installé là une statue de la Vierge à l'Enfant, sur la pointe du rocher émergeant de l' île entre deux bras de la Loire au sud-ouest d’Angers.

Vers le milieu du XIème siècle toutes ces terres appartenaient à Geoffroy Martel comte d’Anjou qui en fit don à un de ses chevaliers, breton, pour les bons services rendus, un nommé Buhard. A la mort du comte Geoffroy Buhard en fit don à l’abbaye Saint Nicolas d’Angers.

Notre-Dame de Buhard, dont le nom est devenu Béhuard, est la madone des mariniers de Loire, profession très active en ce temps là.

 

La renommée va venir avec la reconnaissance du Dauphin Louis, devenu Louis XI à la mort de son père et de son élévation sur le Trône. Le roi va tenir la promesse que le Dauphin avait faite d’ériger à sa salvatrice un sanctuaire, à la place du petit oratoire de Maurille, en reconnaissance de son sauvetage.

En 1462 il fait un premier voyage à Béhuard ; en 1469 il lance le chantier de construction de l’église que nous pouvons admirer maintenant, le chantier sera terminé en 1482 (ou 1472).

Roi prévoyant – gouverner c’est prévoir disait Adolphe Thiers – pressentant le réchauffement climatique et la fonte des pôles à venir ( C'est évidemment une boutade), il fait construire l’édifice sur la hauteur du rocher que ceinture l’église ; elle est simple mais de toute beauté dans sa simplicité et inatteignable par les inondations souvent violentes (près de 7 mètres en 1910).

 

Louis XI est venu plus de 20 fois à Béhuard où il logeait dans ce qui est toujours appelé le « Logis du Roy ». Il vint supplier, en 1470, la Vierge de lui donner un fils ; ce sera le futur Charles VIII. Il a offert une cloche qui est installée dans le chœur ; elle sonne un mi-bémol.

Cette église, enchâssée pour partie dans le rocher qui sert de mur en un endroit, n’a pas souffert des Guerres de religion (lorsque les catholiques détruisaient leurs églises – encore une boutade) ni de la révolution, ce qui est étonnant. Ou alors elle a bénéficié d’une protection divine ou plutôt mariale ?

Elle trône sur son rocher, à l’abri des crues. Ses voûtes sont en bois, en forme de coques de navire inversées et parsemées des lys d’Anjou. L’époque n’était pas déjà sûre : à preuve le tronc pour recueillir les offrandes, en cœur de chêne, est ferré !

Monseigneur Freppel a relancé l’activité cultuelle dès 1873.

Le Pape Pie XI a autorisé le couronnement de la statue de la Vierge en 1923.

 

Chaque 15 août réunit plus de mille personnes, cette église est ouverte tout le temps et la messe y est célébrée régulièrement, samedi, dimanche. Ce lieu n’est pas neutre.

Elle présente la particularité que la nef perpendiculaire la plus importante n’est pas la nef principale qui est dans l’axe de l’autel, laquelle est surmontée d’une tribune qui était le lieu où s’installaient les moines puis les chanoines. Outre la Saint Vierge qui trône en majesté on voit, accrochés en sa proximité, des fers de galériens dont le petit, et très bien fait, livret de visite nous dit qu’ils sont un ex-voto de prisonniers chrétiens, de la même facture que les fers utilisés par les pirates en méditerranée ; mais pas un mot de l’ethnie de ces pirates et de leurs cibles privilégiés : les chrétiens !

Cette église est appelée à tort chapelle alors qu'elle a été consacrée (ce qui n'est pas le cas d'une chapelle en général bénie) et contient la Présence réelle.

Ce lieu marial, beau par sa simplicité, fut une belle découverte en ce jour où nous avons fêté la Nativité de la Sainte Vierge, Patronne principale de notre pauvre France.

 

 

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