OUEST-FRANCE PARLE DES NOYADES DE NANTES enfin, grâce à un lecteur...

Publié le par culture

OUEST-FRANCE PARLE DES NOYADES DE NANTES enfin, grâce à un lecteur...

Philippe H, assidu participant aux commémorations des Noyades de Nantes, m'a envoyé, ainsi qu'à Nicolas Delahaye,un article paru dans le Forum des lecteurs de Ouest-France. Ce journal est peu disert sur le sujet et la dernière fois qu'une de ses journalistes fit un article sur cette réunion c'était le lendemain du 19 novembre 2006.Presse-Océan avait pour sa part passé une annonce et fait ensuite deux généreux compte-rendus. L’Écho de l'Ouest avait aussi fait un bel article en pleine page.

En 2013 le journal Internet Breizh Infos fera des annonces et un compte-rendu de qualité.

En 2006 une demande de pose d'une plaque au propriéMaire de Nantes avait essuyé un refus net, le Duc de Nantes prétextant l'existence d'une plaque sur le mur de l'ancien Dachau nantais.

Nicolas Delahaye a réalisé un bon article sur son Blog Vendéens et Chouans.

 

Se souvenir des noyades pendant la Terreur

Nantes forum : Bernard Cognaud, à Orvault, revient sur les noyades de Nantes, qui ont fait plusieurs milliers de morts, pendant la Terreur, au XVIIIe siècle.

« C’est avec émotion que Nantes s’est recueilli, le 10 mai, au Mémorial de l’esclavage, sur ce quai qui vit partir tant de navires pour leur abominable mission de déportation des esclaves africains.

Se souvenir des crimes de l’Histoire est un devoir de mémoire et celui de l’esclavage, 170 ans après son abolition définitive, est l’obligation de tout homme de cœur. Il ne faudrait pas pour autant oublier que sur ce même quai de la Fosse, des embarcations très particulières ont mené vers leur mortel destin des milliers de personnes. Je veux parler des Noyades de Nantes qui, jusqu’à ce jour, n’ont eu droit qu’à une très modeste pancarte dont voici le texte :

En cet endroit, durant l’hiver 1793-1794, furent entassés dans des embarcations des milliers de personnes de toute origine : prêtres, religieux, religieuses, agriculteurs, artisans, commerçants, plus de 300 enfants, des femmes, des vieillards afin d’être noyés dans ce fleuve baptisé torrent révolutionnaire ou baignoire nationale.

Cette décision fut prise et appliquée à partir du 16 novembre 1793 par Jean-Baptiste Carrier, proconsul de la République, représentant en mission de la Convention. Il s’agissait de désengorger les prisons de Nantes, rapidement et à faible coût. Sur ces sept à huit mille personnes, seul un prêtre survécut. La Terreur fit à Nantes plus de vingt mille morts.

La proximité de ces deux lieux de souvenir, avec tant de dissemblance, mériterait que l’on y réfléchisse pour que les noyades de Nantes ne soient pas considérées comme un fait divers de l’Histoire. »

Source : Ouest-France – Mardi 22 mai 2018
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