19 SEPTEMBRE 1797, LOUIS LAZARE HOCHE

Publié le par culture

19 SEPTEMBRE 1797, LOUIS LAZARE HOCHE

La nouvelle de la mort, à l’âge de 29 ans,  de Louis-Lazare Hoche vient de parvenir à Paris. Le général est décédé dans de très grandes souffrances le 19 septembre 1797 dans son poste de garnison à Wetzlar en Allemagne. Dès l ‘annonce de cette nouvelle le Directoire ordonnera une autopsie en raison des conditions brutales du décès du grand militaire qu’il fut.

Les viscères sont envoyés, dans de l’eau de vie, au Directoire à Paris avec un compte-rendu attribuant le décès à une forme de tuberculose.

La tuberculose est une maladie virale ; lui seul l’a attrapée !

Le docteur en médecine légale, Henri M. de Vannes, à la demande du Président du Souvenir Chouan de Bretagne avait relu ces analyses décrivant des masses noires correspondant à des hémorragies internes. La tuberculose ne donne pas ce genre d’effet. Peut-être l’absorption de « sublimés » (médicaments) ? Mais peut-être aussi le général aurait mangé du pain de seigle ergoté ?

Le seigle, en fonction des conditions climatiques, est souvent contaminé par un champignon parasite dont la forme le fait appeler ergot (en référence aux ergots des pattes du coq). Cet ergot contient une centaine d’alcaloïdes, certains utilisés dans la composition de médicaments pour leurs vertus vasodilatatrices ou vasoconstrictrices. Il y en a un, des plus toxiques, bien connu de certains politiques ou artistes : l’acide Lysergique ou LSD. Cet ergot broyé avec le grain de seigle participe à la farine. La consommation du pain obtenu entraîne des effets secondaires de type hallucinatoire voire des cas de gangrènes des membres supérieurs.

Or ni Hoche ni aucun membre de son entourage n’a manifesté de tels symptômes.

Il n’a pas été trouvé de signe correspondant à un état syphilitique puisque la littérature, pas très romantique mais plutôt scabreuse, a évoqué que certaines femmes de l’aristocratie se seraient ainsi vengées de la mort d’un être cher fusillé après la bataille de Quiberon !

Ce qui fait un peu grotesque et n’est guère flatteur pour les femmes de la noblesse ou de la Chouannerie !

 

Le Souvenir Chouan de Bretagne n’a pas pour vocation d’être un défenseur impénitent des révolutionnaires mais il n’y eut pas que des Rossignol, Turreau, Crouzat etc. Il y eut aussi des Krieg, Brune, Travot, Hédouville etc. Louis Lazare Hoche a fait la guerre, de façon impitoyable parfois, mais en militaire. Il lui est toujours fait le reproche des fusillades d’après la bataille de Quiberon alors qu’il aurait promis une reddition dans l’honneur.

 

Ce dernier point semble avéré par les différents témoignages en particulier devant la Commission militaire Barbaron d’Auray le 27 juillet 1795. La tentative de suicide du marquis de Sombreuil à Auray serait liée au fait que la parole donnée ne sera pas respectée.

Cette première Commission militaire qui va « juger »Monseigneur de Hercé, Sombreuil et 14 autres personnes dont 12 prêtres a été instaurée à l’initiative du général Louis Lemoine sous la pression des Représentants en mission Blad et Tallien. Louis-Lazare Hoche était parti pour Vannes le 22 juillet avant de revenir à Quiberon le 23. Il quitte Vannes le 24 avec douze bataillons pour Saint Malo. Il n’était donc pas présent lors de la création des Commissions militaires établies le 26. Il n’est pas possible de l’accuser de trahison de la parole donnée même si cela est repris « en boucle » à partir d’informations erronées.

 

Il avait eu comme maîtresse, en Bretagne, Louise du Bot du Grégo épouse de Antoine d’Amphernet de Pontbellanger ; ce qui explique qu’il a eu des renseignements de première main. Ce qui explique aussi que Louise a pu garder la jouissance de tous ses biens immobiliers.

Il aura  épousé, le 11 mars 1794, Anne Adélaïde Déchaux ; ils auront une fille prénommée Jenny, née en 1796,  laquelle épousera le comte des Roys (du nom d’un village du Velay.

 

Son cœur est déposé dans l’église Notre Dame de Versailles. Inhumé le 21 (pour d’autres le 22) près du général Marceau dans la citadelle de Petersberg il sera exhumé en 1919 pour être transféré dans un tombeau réalisé par ses soldats de « Sambre et Meuse » à Weissenthurm en 1798.

19 SEPTEMBRE 1797, LOUIS LAZARE HOCHE
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