CHOUANS ET CURIOSITÉS RADIOPHONIQUES PARISIENNES

Publié le par culture

CHOUANS ET CURIOSITÉS RADIOPHONIQUES PARISIENNES

Comme il fait trop chaud pour jardiner, ainsi que le dit la chanson, en nettoyant un peu mon ordinateur j'ai retrouvé ce dossier de juin 2016. Je ne puis égoïstement le garder pour moi et vous le fais partager.

Émission de Franck Ferrand sur les Chouans citant en préambule des extraits de l'ouvrage d'Honoré de Balzac : ça démarre sur les chapeaux de roue !

Quelques-uns des paysans, écrit Balzac, et c'était le plus grand nombre, allaient pieds nus ayant pour tout vêtement une grande peau de chèvre qui les couvrait du col jusqu'aux genoux et d'un pantalon blanc d'une matière grossière dont le fil mal tendu accusait l'incurie industrielle du pays ; les mèches plates de leurs longs cheveux s'unissaient si habituellement aux poils de la peau de chèvre et  cachait si  complètement leur visage baissé vers la terre qu'on pouvait facilement prendre cette peau pour la leur et confondre, à première vue, ces malheureux avec la peau dont étaient faits leurs vêtements. Leur tête était surmontée d'une sale toque de laine rouge semblable à ce bonnet phrygien que la république adoptait comme emblème de la liberté. Tous avaient sur l'épaule un gros bâton noueux au bout duquel pendait un long bissac de toile peu garni.

Flatteur pour les Chouans !

Les chouans sont aux côtés des Emigrés évidemment et des Anglais (????). Les Chouans sont vêtus de guenilles - c'est toujours sympathique à entendre - chaussés de sabots rembourrés de paille. Et ils n'ont pas la télé !!

On parle toujours du débarquement de Quiberon alors qu'il a eu lieu sur les plages de Carnac le 27 juin 1795. Et toujours les mêmes rengaines sur la mésentente entre Puisaye et d’Hervilly sans analyser le fait de la répartition des commandements tels que voulue par le gouvernement de Pitt. Manque de précision aussi sur la séparation existante entre Emigrés et Chouans à tel point que l'on parle brièvement de la messe pour les Chouans sur la plage (alors qu'elle fut célébrée à plusieurs centaines de mètres par l'évêque de Dol, Monseigneur de Hercé), (alors que c'est un prêtre ordinaire qui a célébré pour les émigrés à la demande d'Hervilly dans l'église Saint Cornély de Carnac). On apprend que "La chemise utilisée par le chevalier de Tinténiac comme signal pour les émigrés n'est pas d'un blanc immaculé ; elle est sale"… On apprend aussi que, lors de la prise du Fort Penthièvre, Puisaye, très anglophile, a fait  hisser le drapeau britannique sur le fort !!!

On ne sait d’où vient ce scoop inédit !

Geoffroy Cailler, rédacteur en chef du Figaro Histoire vient mettre son grain de sel avec Carrier retourné à Paris en  janvier (février en réalité) après avoir noyé trois mille personnes (aux alentours de huit mille en réalité) (sans citer les victimes religieuses).

On apprend aussi qu’à la bataille de  Cholet  (17 octobre 1793)« le général de Lescure va y mourir » (le saint du Poitou rend son âme à Dieu le 4 novembre près d’Ernée en  Mayenne).

Ah ! si Ferrand, Cailler et autres avaient connu La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne avec ses articles, en particulier, consacrés à l'expédition de Carnac et à la Bataille de Quiberon ainsi qu'à Monseigneur de Hercé ; cela aurait évité bien des sottises !