DESTINÉE : QUAND CE N'EST PAS L'HEURE !

Publié le par culture

DESTINÉE : QUAND CE N'EST PAS L'HEURE !

Dans le château d'Oiron, Pierre-Auguste Fournier de Boisairault meurt dans son lit le lundi 23 janvier 1837 après une vie bien remplie, âgé de 68 ans. Une fin assez banale.

Il est né le 1 juillet 1768 à Oiron (Deux-Sèvres).

Il a débarqué à la pointe de la Presqu'île de Quiberon avec les troupes du marquis de Sombreuil et fait prisonnier à Port Haliguen le 21 juillet. Emmené avec ses compagnons d’infortune à Auray ils sont ramenés onze jours après à Saint Pierre Quiberon et passent le 1er août (14 thermidor) devant la Commission militaire Dubois sise en la maison Le Toullec au village de Kéraude. Ils sont 29 condamnés à mort, non pour avoir porté les armes mais pour être des émigrés rentrés.

Ils sont emmenés, à faible distance du lieu de leur jugement, pour être fusillés, sur la plage, au bout de l'anse du Port d'Orange.

Sortons leurs noms de l’oubli.

Il y a là (autant que j’ai pu déchiffrer, sans les écorcher, leurs noms sur le registre « Etat des noms des condamnés à mort par les Commissions militaires ») : 

Jouachim Barrussol, Nicolas Bocquet, Alexandre Bouhier, Jean Boulus, Jean Marguerite-Marie de Brie, Louis-François Christome, Joseph-Marie Guillaume Duaffon, Jean-Baptiste Michel Ducroel, Gabriel Duparrq, Jean-Baptiste Durocheo Duquinguo, Thomas Fruissac, Edme Geneau, Charles Genhault, Henry de Goulène, Casimir Julien Mathieu Harscouet, François de La Barre, Jean-Pierre Alexis (de) Chastegnier de Lagrange, Othon Benjamin de Lostende, Pierre-Hugues Burgaut de Montfort, François Raudi, François de La Roche Villeneuve, Jean-Louis Alexis de La Roche Villeneuv, Armand Rogon, Joseph (de) Savignac, Jean-Baptiste Tardivet, Jérôme-François Veaugeasse, Jean Antoine Cardon de Vidampierre, Toussaint Léonard de La Villéon, Pierre-Auguste Fournier.

Ils sont amenés au bout de la plage du Port d’Orange.

Récit de son épopée par Pierre-Auguste Fournier de Boisairault :

« Après nous avoir fait mettre en rond, on nous lut notre jugement et on nous fit prendre rang à quatre pas les uns des autres ; nous avions quatre soldats pour nous fusiller.

La suite dans La Revue du Souvenir Chouan de Bretagne en cours de publication.

Il meurt donc 41 ans après les faits qui se sont déroulés au Port d'Orange !