QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

Publié le par culture

QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

Jusque là, dans les froufroutements agitant le Landerneau Vendéano-versaillais, le Souvenir Chouan de Bretagne n’était pas intervenu ; des débats curieux sur certains Blog, soutenus par des articles nombreux dans la presse (avec communiqués à la clef !) où des personnes auto-autorisées cherchaient à s’approprier ces ossements qui furent des personnes.

Nous n’étions pas loin de Milou et ses congénères devant la boucherie Sanzot !

Le premier vœu exprimé pour ces personnes était qu’elles restent au Mans où elles avaient souffert et étaient mortes. Puis les avis changèrent et ces personnes se virent médiatiquement tiraillées entre Les Lucs sur Boulogne, Saint Martin Lars en Vendée où une hypothétique association des descendants du génocide vendéen réclame l’inhumation, dans l’église du village, des 54 victimes (sic 100 auraient pris la poudre d’escampette) après recherche de leur ADN afin de retrouver leurs descendants ; il est en outre prévu la création d’un Fonds d’indemnisation !!  Rien que ça !

Cette recherche d’ADN est possible comme l’a scientifiquement réalisée l’Equipe de l’INRAP pour une enquête épidémiologique. Mais comment retrouver les descendants de ces morts (si descendants il y a eu dans le cas d’un génocide !) dont on ne sait pas exactement l’origine géographique, afin de pratiquer sur eux les prélèvements d’identification ? Cela relève de la vaste blague compte tenu de la population de combattants et non combattants concernés par la Bataille du Mans : habitants du Maine et Loire (les Mauges) Chouans de l’Armée de Bonchamps (Ancenis et grands alentours), Bretagne (Compagnies bretonnes de Bonchamps), les Mainiaux qui avaient intégré l’Armée Catholique et Royale, les victimes collatérales Mancelles. Sans compter les Bleus inhumés dans les mêmes fosses ! Tâche impossible ; pour ne pas dire du n’importe quoi.

Pourtant cette recherche d’ADN avait été souhaitée rapidement et stupidement par un responsable d’une Association de Vendée.

En dehors de Saint Martin Lars il y eut la chapelle du Mont des Alouettes avec des travaux pour 100 mille €, somme que l’on sait pouvoir trouver sous le sabot d’un Percheron ! Il y eut, par va et vient, l’abbatiale de Saint Florent le Vieil qui semble avoir la faveur actuelle, les Lucs sur Boulogne ; il y avait eu, en 2009 une demande qui m’avait été faite d’obtenir du responsable du site de fouilles des Jacobins « un os » pour mettre dans une chapelle privée. Je n’avais même pas transmis la demande. Il n’a jamais manqué que la demande d’un dépôt à Versailles.

Le 19 avril 2009, l’écrivain R. Sécher envoyait cette lettre à Hervé de Charette : Monsieur le Ministre, En tant que président de l’association Mémoire du futur, je vous sollicite afin d’être notre porte-parole auprès de monsieur le député maire du Mans, monsieur Boulard, suite à la découverte des charniers de Vendéens. L’idéal pour nous serait que les squelettes retrouvés et ceux qui seront découverts par la suite restent in situ, visibles, au sein d’un mémorial. A défaut, nous aimerions que soit érigé un mémorial au Mans, qui rappelle ce massacre et que les squelettes soient répartis de la façon suivante : trois-sixième à Saint Florent le Vieil, lieu de départ de la Virée de Galerne, les habitants des Mauges étant particulièrement concernés par cette virée. Un-sixième en Vendée départementale, le lieu de la sépulture étant choisi par Monsieur le président du Conseil Général de Vendée, monsieur Philippe de Villiers, l’idéal pour nous étant, pour des raisons historiques et symboliques, le mont des Alouettes, un-sixième dans les Deux-Sèvres, l’idéal pour nous étant Mauléon et un-sixième en Loire-Atlantique, à la Chapelle Basse Mer, lieu où est érigé le Mémorial de la Vendée militaire.

Plus récemment, lors du grand chambardement médiatique, une voix descendait de Versailles, pardon une main versaillaise écrivait que ces ossements devaient retourner en Vendée car certains avaient exprimé cette volonté dans leur testament ! Si ! Peut-être pas devant notaire.

Pour satisfaire tout le monde Alfred Jarry, lavallois de naissance (Ubu Roi), voire Alphonse Allais auraient proposé une solution originale et moderne de mettre ces reliques à la disposition de la vue et du recueillement général.

Alors transposons à notre époque : Il existe dans certains pays des autocars-hôtels. Il suffirait d’en aménager un ; en effet les passagers ne prendraient guère de place et il serait possible de les loger séparément, hommes d’un côté, femmes de l’autre, enfants (23) en un autre. Les superstructures du véhicule permettraient de disposer d’un chapiteau pour des conférences, un dispositif de boissons serait prévu pour un coût modique (aux alentours de 2€) l’entrée serait de 6€. Il serait possible d’imaginer la projection de films et du DVD "Virée de Galerne" (en vente à la boutique).

Ainsi serait mise à la disposition du plus grand nombre la découverte de cet épisode de la révolution que fut la Terreur, l’Hiroshima à la française. Le convoi pourrait circuler, dans un premier temps, de Cholet à Grandville en passant par Saint Florent le Vieil, Candé, Laval, Mayenne, Pontorson, Dol de Bretagne, Laval, station prolongée au Mans, puis Angers, Le Mans nouvelle station prolongée, Laval, Ancenis, Nort sur Erdre, Blain et Savenay, bien que ces personnes ne soient jamais arrivées dans ces cinq dernières villes concernées par la fin de la Virée d’Outre-Loire.

Il faudrait simplement prévoir un système de recharge du distributeur de boissons et de la bibliothèque (ventes de livres). Et puis ensuite pourquoi ne pas prévoir une tournée européenne, voire mondiale ? Pourquoi aussi ne pas prévoir, au Mans, de baptiser un boulevard comme en ont les parisiens : Boulevard Ossmans ?

QUEL DEVENIR POUR LES OSSEMENTS DES VICTIMES DU MANS ?

SERIEUSEMENT

Tout devrait être fait pour que ces reliques (de reliquiae, arum, restes en latin) demeurent au Mans. Un dépositoire  au cimetière serait le mieux : à proximité du lieu de mort de ces victimes, lieu de recueillement et site accessible à la recherche scientifique. C’était au départ le souhait des scientifiques de l’INRAP, bien mieux que tous ces marchandages grotesques.

Il faut se souvenir que des églises pourraient éventuellement servir de lieu de repos : l’église Notre Dame du Pré, l’église Notre Dame de La Couture ou, pourquoi pas, l’abbaye de l’Epau ? Ce n’est pas plus tarte que le Mont des Alouettes où il ne s’est rien passé.

Le maire ne veut pas ? Au nom de quoi ? Le maire n’est que le gérant passager d’une commune et non son propriétaire.

Et si un jour un maire antimilitariste, anti-guerre anti tout ce que l’on voudra, écologiste à tout crin était élu à Verdun et décidait de faire pousser des betteraves pour fabriquer de l’éthanol et pour cela chercherait à utiliser les hectares occupés par les tombes de soldats et les ferait supprimer ? Et puis là, pas besoin de recherche d’ADN la grande majorité des plaques porte le nom des soldats; ils pourraient retourner dans leurs villages.

Jusqu'à présent, seul le Président de la Chouannerie du Maine a clairement précisé qu'il était pour l'option mancelle. Nous sommes donc deux dans ce Landerneau ubuesquement froufroutant.